Kangaroo Island

Trip Start Aug 09, 2012
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Trip End Dec 23, 2012


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Flag of Australia  , South Australia,
Thursday, September 27, 2012

Inutile de vous expliquer pourquoi nous voulions absolument aller sur cette île. Située à environ 150km au sud d'Adelaide, Kangourou Island a été découverte par l'explorateur français Nicholas Baudin début 1800.

Nous prenons le ferry sans Brigitte qui a droit à deux jours de repos puisqu'un magnifique 4x4 blanc nous attend de l'autre côté (pour des raisons d'hypersensibilité de Brigitte, nous ne prendrons pas de photo). Une heure de bateau plus tard, nous partons explorer ce territoire connu pour être la maison de presque toutes les espèces endémiques australiennes. Il paraît même qu'il y aurait des ornithorynques... Le platypus, en anglais, est un des animaux les plus difficiles à voir en pleine nature car « platypus are really shy creatures « ; ils sont extrêmement
timides. Il s'agit en plus d'un animal plutôt nocturne passant en moyenne 12h dans l'eau à chasser. Nos espoirs sont donc minces mais nous tentons de garder espoir car voilà plus de 10 ans que Charlène nourrit un amour fou pour cet animal ; ce serait donc la cerise sur le gâteau.

La première étape est Seal Bay, que nous atteignons via des chemins non goudronnés (pour notre plus grand plaisir, nous pouvons rouler à 70km sur un chemin en dirt sans ressentir une seule secousse). Seal Bay est une immense plage où les lions de mer australs ont élu domicile. Le lion de mer austral est la race de phoques ayant la plus faible population mondiale (seulement 20 000). Ils habitent sur cette plage où l'on peut les voir se languir au soleil et jouer dans les vagues. Une fois au bord de la plage nous découvrons effectivement plus d'une centaine de phoques ! Ils ne sont pas très actif mais il faut dire qu'ils viennent se reposer sur cette plage après avoir passer 3 jours en mer à chasser pour la famille.

Nous avons également la chance (où le cauchemar pour Gaëtan) de croiser la route d'un Tiger Snake. Le serpent tigre est connu pour être peu agréable et venimeux, heureusement il ne peut pas nous atteindre. Nous croisons également de nombreux goannas, des lézards de grosse taille dont la langue peut faire pâlir.

Petite pause à Little Sahara, un mini désert de dunes où il est possible de faire du surf des sables ! Ce n'est pas le moment de se casser une jambe, nous avons une randonnée à la lampe frontale à faire pour voir des ornithorynques, nous ferons donc l'impasse sur le surf pour simplement faire des courses dans le sable et des roulés-boulés dans les descentes (nous ? Des adultes?) en oubliant que nous n'aurons pas de douche le soir...

Le paysage de l'île est assez spectaculaire, vallonné, verdoyant par endroits, désertique par d'autres. On y trouve aussi bien des dunes de sables que des vignes. Le tout sur un territoire qui fait 150km de long. Nous longeons la côte sud de l'île en s'arrêtant dans un koala sanctuary. Il s'agit d'une allée d'eucalyptus où se trouvent de nombreux koalas (sauvages, pour ceux qui en douteraient). Des petits filous se sont juste dit qu'ils allaient faire payer 5$ aux touristes pour choper un torticolis. Marie se découvre un don pour voir les koalas en haut des eucalyptus alors que Gaëtan réalise qu'il doit vraiment faire changer les verres de ses lunettes.

Nous atteignons en fin de journée le parc national de Flinders Chase (à ne pas confondre avec les Flinders Ranges que nous avons quitté il y a quelques jours). Nous partons donc à pied, lampe frontale en poche (mais toujours en tongs...) sur un petit chemin bordé de buissons d'épines et d'eucalyptus afin de voir des ornithorynques. Le chemin s'appelle Platypus Waterholes, il semble que nous soyons dans l'endroit idéal. Le sentier est bordé de petites mares. Tout à coup, voilà qu'un roo surgît d'un buisson juste devant Charlène qui ouvre la marche, lui arrachant un cri de surprise ! Gaëtan ne lâche pas pour autant le bâton qu'il tient à la main au cas où un serpent tigre déciderait de pointer le bout de sa langue bifide. Marie ferme toujours la marche pour s'assurer qu'aucun possum ne nous suit.

La nuit tombe et c'est lampes frontales allumées que nous scrutons les mares à la recherche de cet animal au corps de loutre, au bec de canard, à la queue de castor et au venin de serpent. C'est un festival de chant de grenouilles mais il ne semble pas y avoir l'ombre d'un platypus. Nous repartons broucouilles. L'ambiance est lourde, nous sommes déçus et un peu irritables. Il fait maintenant nuit noire et vos explorateurs préférés font nettement moins les fiers. Nous avançons à une allure beaucoup plus soutenue quand nous entendons un bruit dans les buissons sur notre gauche. On a l'impression qu'un ours va surgir de nulle part quand un autre bruit sur le coté droit se fait entendre. Gaëtan s'accroupit alors derrière les jambes de Marie, Charlène s'agrippe aux épaules de Marie qui hurle « mais vous allez me lâcher ! ». Le cri a dû effrayer ces montres et nous ne saurons jamais s'il s'agissait d'un grizzli où d'un rat.

Remis de nos émotions (enfin presque), nous partons pour le dernier kilomètre au moment où Charlène explose littéralement sa tong droite ce qui nous fera partir dans un fou rire d'au moins 10mn. Comment marcher pied nus, de nuit, entourés d'animaux au bruits féroces, sur un chemin épineux ? Claudicante, Charlène essaye tant bien que mal de finir la randonnée, Gaëtan prend pitié et lui prête son paréo afin de fabriquer une espèce de semelle sous le pied. C'est un échec total qui prolonge le fou rire. Nous arrivons finalement à la voiture alors qu'il se met à pleuvoir et nous partons trouver notre emplacement de camping à Snake Lagoon. Nous sommes seuls, il pleut, nous basculons les banquettes pour s'installer dans le coffre afin de déguster notre apéritif. Nous avons tout laisser dans Brigitte donc pas d'assiette, pas de couvert, pas de verre...

Nous nous levons aux aurores le lendemain matin pour terminer le tour de l'île et rendre la voiture de location à l'heure. L'extrême pointe de l'île nous permet de voir d'autres lions de mer et nous terminons par le site de Remarkable Rocks. Un bloc de granit surplombant la mer qui avec l'érosion forment des silhouettes étranges

Il est déjà l'heure de reprendre le ferry et nous repartons pour une dernière soirée avec Gaëtan à Adélaïde.


Fun Facts

Éphéméride : Giboulées de mars, magnifique le 1er jour, pluie et vent le 2e (c'est plus marrant pour le retour en ferry...).

Objet perdu (le retour!) : La tong droite de Charlène

Bourde : Crier dans un ferry plein d'anglophones « I'm not a f*** b*** ! »

Musique : Halo de Beyonce

Anthropologie: Le touriste japonais n'est pas très enclin à vous aider à jumpstarter

Bizarrerie : L'ornithorynque qui passe la majeure partie de son temps dans l'eau, devient sourd et aveugle dans cet élément. C'est quand même con, non ?
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Comments

Montres et Cie on

"Le cri a dû effrayer ces montres"??
Et vous espériez que l'heure tourne plus vite??

Autre:
Broucouille?
C'est le bouchonois de Saone et Loire pour dire Brocouille?

Flying collier on

Elles sont vraiment trop class tes lunettes Marie!!
Bises

Michel on

Superbes photos, On en veut encore ! ! !

Sophie on

Que de suspense dans ce récit... intenable!!!!

Loli on

Je me marre au pseudo de Flying collier!

Loli on

Plusieurs choses:
1. Si vous écoutiez de temps en temps cousin Rébé, vous sauriez qu'on ne part jamais en rando en tongs, non mais!! Et le vieux campeur il sert à quoi?!
3. J'ai vécu la scène de vous qui sautez sur Marie qui a son tour hurle de la lâcher! C'est pas de notre faute zinecou, t'as toujours été la plus courageuse face aux bestioles!
4. Est-ce que l’ornithorynque aime le ketchup?

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