Trip Start Feb 03, 2012
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Trip End Aug 15, 2012


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Where I stayed

Flag of Turkey  , Antalya,
Sunday, July 1, 2012


Nous arrivons à Kas (prononcé Cash, comme le célèbre Johnny, ou le fameux groupe emblématique Nantais ! )


Première chose, je m'achète une carte de téléphone pour appeler une ancienne élève. Elle habite depuis 2 ans à Istanbul, et doit venir pour travailler à Kas. Elle doit prendre des photos pour un Hôtel qui doit ouvrir d'ici 10 jours et qui veut construire un site internet. Je suis resté en contact avec quelques anciens élèves,sans doute les plus mordus de musique...Bref, Daphné nous rejoint pour déjeuner. Nous sommes contents de nous revoir. Elle pense pouvoir nous aider pour l'hébergement, elle connaît quelqu'un qui travaille dans un centre de plongée ! Heureuse coïncidence, ma petite famille souhaitait m'offrir un baptême de plongée pour mon anniversaire (un peu en avance !). Le club s'appelle « Natura-blue ». C'est fou comme les choses deviennent simples quand on connaît quelqu'un. En une heure,tout en sirotant un thé, nous avions. Comme quoi nos amulettes nous protègent quand même !!! un peu. Nous nous installons à la pension. Le patron nous propose une excursion bateau pour aller découvrir l'île de Kékova. Banco ! On fera ça demain. Le soir, on rejoint Daphné et on se regarde la finale de l'euro en ville ! On passe un bon moment. Je ne suis pas un aficionado du football et surtout de l'univers du foot. Mais j'aime les grandes
compétitions, j'aime le beau jeu. Franchement les Espagnols en ce moment, c'est un peu le dream-team !




Excursion à Kekova
On s'attendait au même genre de sortie qu'à Dalyan. Nous avons été un peu déçu... Beaucoup plus de monde sur le bateau (une trentaine), des arrêts minutés (trop courts). Mais bon... Pleins de bons moments de baignades, visite de Simena sur Kalekoy : magnifique petit île au large de Kas. Elle abrite un château médiéval Ottoman construit sur les ruines d'une cité antique ( y en a partout ! ). Le plus impressionnant reste les vestiges engloutis de Kekova juste en face. Après un tremblement de terre, le niveau de la mer a subitement monté. Malheureusement, ici aussi nous aurions aimé pouvoir plonger, mais le bateau ne s'est pas arrêté. (après vérif, on ne peut de toute façon pas plonger)
 























Le soir nous dînerons avec Daphné dans un resto sympa avec un serveur très sympa. Nous discutons beaucoup du pays de ce qu'elle y a vécu depuis deux ans. Nous réalisons combien la Turquie est un pays complexe. Nous avions évoqué cette dichotomie : l'Ouest (occidentalisé, européen) et l'Est (plus conservateur traditionaliste). Mais il existe aussi un certains nombre de visages cachés, qu'on ne voit que si l'on y regarde de beaucoup plus près. La censure est particulièrement importante ici. « You tube », par exemple, n'a été ré-ouvert que récemment. Impossible d'accéder à de nombreux serveurs... Le moindre message ou vidéo critiquant le personnage de Mustapha Kemal Atatürk (littéralement « père du peuple Turc ») peut conduire à la fermeture du site. Pour l'histoire, Atatürk a fondé la première république de Turquie au sortir de la première guerre mondiale, repoussant les différents protagonistes : Arméniens, Français, Grecs et Anglais... Il est à l'origine de nombreuses réformes progressistes (vote des femmes, laïcité etc...). La Turquie lui voue un véritable culte, portrait dans tous les restaurants, bars, magasins, pensions, Statue parfois monumentale dans toutes les villes, villages... Ce genre de démonstration n'est pas sans rappeler d'autres exemples à travers le monde, et rarement celui d'une démocratie en devenir...La France n'a de leçon à donner à personne en matière de liberté d'expression. Il suffirait d'en parler à quelques journalistes du Monde mis sur écoute... Cela ne change rien à la générosité et la gentillesse du peuple Turc. Quelque soit le régime, l'organisation reste malheureusement pyramidale. L'auto-gestion n'est pas encore pour demain, ni même après-demain...
Extrem day !Quand faut y aller, faut y aller !
J'embarque vers 10 heures sur un bateau accompagné d'une dizaine de personnes. On part au large de Kas, on s'amarre sur un rocher... Un instructeur monte s'occuper d'un groupe de débutants et leur donne tout un tas de consignes, j'essaie de suivre (je suis le seul « étranger »), mais un cours théorique de plongée en Turc, c'est un peu comme la bande son d'un film Ouzbek, on ne sait pas trop ce qu'ils se disent : des mots doux ou des insultes...Un quart d'heure plus tard, un autre moniteur s'adresse à moi. Ouf ! J'aurai droit au cours en anglais ! Je m'habille, m'équipe... C'est très très lourd ! Vous connaissez ma musculature légendaire. Bê là j'en avais gros sur la patate ! J'avoue que j'appréhende un peu... Je me place sur la plate-forme à l'arrière du bateau, fais un pas vers l'avant et plouf ! Bienvenu dans le monde du silence... pas tant que ça en fait, le chant régulier des bulles s'échappant du détendeur envahit notre environnement. Nous plongeons jusqu'à 6 mètres, en régulant la pression. C'est génial. Rester 20 minutes sans aucun contact avec la surface. J'ai tout de suite ressenti le caractère exceptionnel du moment. Nous nageons parmi les poissons, anémones,étoiles de mer. Wonderful, Wunderbar, formidaire, extraordinable ! Mais je n'étais au bout de mes sensations...

Après n'être jamais descendu aussi profond (– 6m), je me retrouve dans une camionnette en compagnie de 9 autres personnes en route vers les cimes, pour un baptême de parapente !!! Je rencontre un américain très sympa. On discute, en attendant un signe de nos accompagnateurs...Mais le vent souffle fort, ils ont l'air perplexe... Il est d'origine Indienne, de Goa. Il est devenu Américain à 20 ans et s'est installé au Texas. Le vent ne faibli pas, la pression monte...Mon Texan possède sa propre voile et son brevet de pilote. Il pourrait d'ailleurs s'élancer, mais il préfère se fier aux professionnels locaux. Une heure et demi plus tard, tout le monde redescend ! Vol annulé. J'ai perdu du temps, mais j'ai gagné une rencontre ! Rendez-vous est pris pour demain matin. Plus tard en sortant de notre pension, quelqu'un m'appelle ! C'est lui ! Nous nous retrouvons avec sa fiancée (avec qui il vient juste de s'engager, il en parle de manière très solennelle, c'est amusant), on boit quelques bières avant de retrouver Daphné. C'estle même serveur qu'au resto de la veille ! Encore un multi-job ! (8h du mat jusqu'à 2h du mat tous les jours!!!)
Nous mangeons au club. L'ambiance y est vraiment sympa. Y a quelque chose de collectif, d'associatif. Ceux qui me connaissent savent combien j'adore ça ! Après dîner, je fais ma première partie d'échec avec Tino.
Le lendemain je retrouve avec plaisir mon nouveau pote. Pour l'anecdote, il m'explique qu'il était déjà venu hier matin, mais s'était rendu compte une fois en haut (bien sûr) qu'il avait oublier ses pompes ! C'est un bon ! Alors c'est reparti. Ce qui est amusant, c'est que l'appréhension est bien moins intense que la veille... Mon pilote s'appelle Ugur. Il me donne les consignes (toujours en anglais : of course). Mon pote me dit de crier quand on s'élancera à la manière du corbeau ! Je lui réponds « You'lle be the Crow, I'll be the Vultur ! ». On se marre. Je suis le dernier à partir, la pression monte. Notre tour arrive, la voile se redresse, tire sur nos épaules, nous forçons vers l'avant, engageons la course, jusqu'à ce que nos pieds finissent par mouliner dans le vide... nous volons. Le corbeau croasse, le vautour déploie ses ailes et cherche les courants d'air chaud. Légère tension à gauche, à droite, nous tournons... Nous sommes libérés de l'attraction, légers comme les plumes de nos ailes. Je n'ai rien pu dire les premières minutes tellement la sensation fût grande. Mais très rapidement s'est engagée la conversation avec mon pilote. La proximité, l'instant a fait que nous nous sommes très vite confiés l'un, l'autre sur nos vies et sur le sens de tout ça. C'était un moment fort. Était-ce l'idée de faire le point, moment de confession avant l'ultime chute...Bizarre. 25 minutes plus tard, après avoir survolé la mer, la baie de Kas,le vautour se pose sans heurt. Le corbeau profitera de son vol ô combien attendu, pour planer une bonne heure ! Génial.


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