Angora Pension !

Trip Start Feb 03, 2012
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77
102
Trip End Aug 15, 2012


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Where I stayed
Camping-pension

Flag of Turkey  , Turkish Aegean Coast,
Wednesday, June 20, 2012















En route vers la péninsule de Bozborum
Sur la route, nous nous arrêtons dans un garage Renault. La clim ne fonctionne plus depuis un moment, et il fait particulièrement chaud ici. (J'ai remarqué aussi que l'air est beaucoup plus humide que sur les Cyclades). On se souviendra de cet arrêt garage. On est resté deux, trois heures, et on est reparti avec notre véhicule sans que rien n'ait été fait dessus ! Mais on a passé un délicieux moment ! Cela rejoint ce que j'écrivais sur l'accueil Turc. Nous avons bu du thé tout l'après-midi, les mécanos étaient morts de rire et impressionné par le bricolage du camion ! Les hôtesses nous prenaient pour des fous en pensant à notre voyage ! C'était chouette. Ils nous ont dit au final qu'ils ne pouvaient pas réparé la panne simplement, il fallait pousser beaucoup plus loin les investigations... Ils m'ont rassuré en disant que je pouvais rouler. On est reparti ! Nous nous sommes arrêtés dans une petite baie près d'Hisaronu. Une pension qui fait aussi camping. Les patrons sont adorables, ils ont deux filles de l'âge des garçons. Ils n'ont pas mis longtemps à faire connaissance... Ils ne voudront plus partir ! La plage est magnifique, les collines cernant la baie sont boisées, couvertes de pins. Nous sommes loin de l'effervescence de Gumbet, loin des bars branchés où la musique techno couvre le bruit des mots, de la nature elle-même... Ici nous entendons le roulis des vagues, le chant des grillons, le bruissement du vent, et les cris des enfants.Je préfère cette musique certes moins dansante, mais plus apaisante ! C'est un vrai discours de vieux ça et j'assume !



Deuxième jour, peinards à la plage. Dans l'après-midi nous proposons aux filles de venir avec nous visiter Bozborum. C'est un joli petit port, avec son chantier naval. D'Hizaronu jusqu'ici nous découvrons une côte découpée aux ciseaux. On dirait de la dentelle, on ne sait plus où se trouve la mer, la grande. C'est une succession de criques, de baies quasi fermées. La mer devient un lac, l'eau se réchauffe, les algues se développent. L’écosystème devient unique. La nature a cela de magique. On se baignent, on saute d'un ponton. Pas la peine de prendre le temps de vérifier la température de l'eau. Les enfants s'amusent comme des petits fous, enchaînant les sauts, les plongeons. Ils communiquent énormément avec leurs copines, rigolent et pourtant ne comprennent réciproquement rien à la langue de l'autre. C'est fascinant. Le principe est simple. Je fais quelque chose, t'essaies de le faire, puis c'est à toi, et j'essaie de faire comme toi ! On se demande à quoi sert de grandir si c'est pour perdre toute spontanéité, toute simplicité dans nos rapports aux autres ! Il faudrait cultiver la part d'enfance, ne pas l'éteindre, ne pas l'étouffer...
Le soir nous dînons à la Pension : Köfte, sauce Yogurt,caviar d'aubergines,frites...

Aujourd'hui nous restons tranquilles. Les enfants sont partis jouer avec Pinac et Pelin. Comme hier, la mer était d'huile ce matin. Puis, et cela semble quotidien, le vent sort de son sommeil et se réveille petit à petit, pour devenir assez fort en journée. Salvateur, il balaye la chaleur étouffante (jusqu'à 44°) et rafraîchit son monde. Au moment même où j'écris, il guide jusqu'à moi le son léger d'un saz. Je vous laisse, je remonte la piste...Un prof de saz !!! Je l'ai écouté, mais n'ai pas osé lui dire que je tâtais moi-aussi, de la corde. Un bon moment.

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