Les Cyclades !

Trip Start Feb 03, 2012
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Trip End Aug 15, 2012


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Where I stayed
camping

Flag of Greece  , Cyclades,
Friday, June 1, 2012




Après une nuit pas terrible où j'ai eu l'impression de dormir vite et plein de fois, nous avons embarqué à 6h30. Nous avons, comme la veille attendu énormément dans une effervescence palpable. Au bout du compte nous embarquons dans les derniers, le personnel d'embarquement semble remonté comme des pendules ! Bilan faut que j'me dépêche et faut manœuvrer sec,
allez, yalla, go, go, go. Now get back ! yalla, yes, No, no noooooooooooooo. Un phare pété ! Bon c'est pas grave. Comme nous embarquons les derniers, nous n'avons plus de place assise évidemment, bon c'est pas la fin du monde. Le trajet dure tout de même près de 4 heures, quand nous entendons un message grec qui semble nous indiquer qu'on arrive. On se renseigne en anglais, et on comprend que oui, c'est là, et faut pas traîner ! Mais il est dans quel garage noter camion ??? Ascenseur, escaliers, on a tout essayé, mais pas moyen de retrouver le véhicule ! Un steward finit par nous guider. Je croise le regard de camionneurs tatoués et patients comme un enfant de 2 ans, qui sont garés derrière nous et qui par conséquent attendent qu'on sorte ! Ah je me souviendrai de ce trajet en ferry !

Quoi qu'il en soit, nus débarquons à Parikia sur Paros. On file s'installer dans un camping à 15 km près d'un autre village Naoussa. C'est fou l'effet que provoque instantanément une île. C'est tout de suite autre chose, nous nous sentons immédiatement loin du Péloponèse. C'est un petit pays. Les îles ont cette vertu de manière intrinsèque. Qu'elles soient "Belle", "d'Yeu" ou "Cyclades", elles sont uniques. De petits cailloux précieux...C'est la carte postale, les villages sont tout blancs détourés d'une pointe de bleu azur. Ici les pirates se réfugiaient et contrôlaient le trafic maritime.

























Le revers de la pièce c'est que la carte postale, le cliché attire le tourisme comme une abeille sur un pot de confiture... Nous sommes hors saison, donc il y a peu de monde, mais on imagine ces petits ports envahis de monde. Parikia ou Naoussa ont un petit côté Saint-tropez, avec son ski nautique, ses Yachts, ses boutiques de luxe dans lesquelles le pêcheur local, n'a jamais foutu un millimètre de ses bottes en caoutchouc ! Mais bon, ces considérations mises de côté c'est vraiment "à tomber" !



Entre dimanche et mercredi, nous avons sillonné l'île d'est en ouest, du nord au sud (là le camion ,c'est pratique !). Nous profitons des plages. La plongée avec masque et tuba est géniale, les enfants s'y sont mis. On voit beaucoup de choses, dorades, oursins, poissons de toute les couleurs...Je ne suis pas spécialiste.













Le camping où nous sommes est très chouette et le patron, particulièrement sympa. Près à rendre service, content de voir un peu de monde. Il m'explique que sa famille a toujours vécu sur Paros (environ 10 000 habitants), son père était charpentier. Aujourd'hui il partage sa vie entre
Thésalonique l'hiver, et Naoussa l'été. Mais pour la première fois, cette année, il envisage de travailler cet hiver. Il n'aura pas le choix. Il a un regard un peu différent sur cette fameuse crise... Il pense que les dirigeants européens ne veulent pas réellement aider la Grèce. Quand nos médias nous annonce un énième plan de sauvetage, cela nous est présenté comme faramineux, mais il me rappelle que la Grèce est un petit pays (10 millions d'habitants, l'équivalent de Paris !). Il ajoute, qu' il suffirait de pas grand chose... Pour lui, cela doit à coup sûr arranger certains puissants qui spéculent de plus en plus sur la faillite Grecque. Le nouveau business à la mode, me disait-il, c'est l'immobilier. Ici les gens retirent leur argent des banques auxquelles ils ne font plus confiance, et cherchent des placements sûrs. Ceci explique, en tout
cas leur défiance vis à vis de l'Europe.


Ici, sur les îles, les patrons de camping, d' hôtels, de chambres, se retrouvent à tous les débarquements. Ils viennent pêcher le touriste. Ainsi c'est un véritable filet maillé de pancartes qui encerclent et se referment tel un carrelet sur les petits éperlans tout frais mais souvent perdus, qui débarquent. Le manque de « poisson » les rend un peu plus agressif chaque jour. Ils appréhendent cet été. Chaque jour, matin et soir, nous voyons Urgos (le boss du camping) filer avec son minibus... et revenir souvent bredouille, mais il ne baisse pas les bras, reste souriant. Il me propose un coup de main pour trouver les communications de ferry entre Grèce et Turquie, et me dit que le camion restera là sans problème (et gratuitement !). Merci Urgos
Bonne adresse à faire circuler.
Autre petite remarque. Ici le tourisme est intercontinental. Dans le Péloponèse, nous croisions essentiellement des Européens. Le monde entier se retrouve sur les îles : Afrique du sud, Canada, Chine, Japon, Indonésie,Russie etc...




Nos journées se sont donc écoulées paisiblement entre plage, visites de villages...Mardi soir un vent chaud relativement fort s'est levé soudainement. Les paysages des îles gardent les traces de ces vents marins puissants. En tout cas ce qu'il y a de bien quand le vent souffle, c'est qu'il n'y a pas de moustique !

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