Trip Start Jul 16, 2012
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Trip End Dec 21, 2012


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Flag of Serbia  ,
Saturday, September 15, 2012

Pour remonter en Serbie nous évitons la frontière du Kosovo, Skopje étant déjà à peine à cinquante kilomètres de la frontière. On fait donc une boucle vers l'Est avant de reprendre le Nord direction Nis, la ville la plus importante de Serbie après Belgrade.

Nous craignons l’amende car nous sommes trois dans un van de deux places. Finalement, on passe sans problème ! A peine le temps de se réjouir d’être passés si vite que nous nous faisons arrêtés 100 mètres plus loin… Nous pensions arriver à Nis le soir même, mais la douane en a décidé autrement ! Plus d’une heure et demie d’attente pour finalement se faire renifler le camion par un chien français que les douaniers sont allés chercher à la Rochelle ! (pas le jour même bien sûr, quoique ça expliquerait l’attente !)

Nis, grande ville, grandes artères, peu d’indications pour trouver la forteresse, et nous voilà garés en plein milieu d’une brocante à l’extérieur des remparts. Sur le chemin de la forteresse, Malo négocie une hachette « made in russia » pour trois euros ! C’est du solide !

Nis était un point stratégique sous l’empire romain et a vu naitre trois empereurs dont « Constantine the great », le plus renommé. La ville a connu plusieurs périodes d’occupation, romaine, byzantine, turque. Les vestiges à l’intérieur de la forteresse en témoignent comme un hammam, une mosquée, un ancien théâtre, un lapidarium.

Autre fait et monument unique en son genre, la « skull tower » ou « tour des crânes ». Petite histoire : les pays des Balkans étaient sous dominations Turcs du milieu 14ème à la fin du 19ème. Nis l’a été de 1386 à 1878. En 400 ans de dominations et de rebellions serbes, il en suivit une bataille qui restera dans l’histoire de la ville en 1809. Les soldats serbes, sachant qu’ils n’auraient pas de renforts à temps et pour ne pas se faire prisonniers des turques, se sont fait « explosés » eux-mêmes ainsi que tous les combattants turques sur le champ de bataille de Cegar près de Nis. Après ce massacre, l’empereur turque ordonna de faire décapiter tous les soldats serbes et d’ériger une tour, leurs crânes servant de « décorations », afin d’intimider la population. Au total 952 crânes forment la tour. Aujourd’hui, il n’en reste plus que 58. A savoir que cette tour se trouve désormais à l’intérieur d’une petite « église-musée » comme un mémorial. A méditer…

Nous enchainons les visites réjouissantes ce jour là avec celle d’un ancien camp de concentration allemand encore préservé, qui servait de lieu de transit avant que les serbes, roumains et juifs et tziganes ne repartent vers l’Allemagne ou la Pologne, dans des camps de concentrations plus importants où se trouvaient des chambres à gaz. Ici, pas de chambre à gaz mais on peut voir des salles de torture et autres témoignages de la barbarie nazie.

Après cette étape, il est temps pour nous d’aller découvrir les joies de la ferme qui se situe à Jalovik, près de Belgrade.
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