22 mai 2006 : Enfin réunis

Trip Start Apr 02, 2006
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Trip End May 23, 2006


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Tuesday, May 23, 2006

Réveil avec manque évident de sommeil. Le plan de la journée, c'est de faire nos dernières commissions avant de partir, pour Sarah de trouver un tatoueur ouvert (NDA : nous sommes un lundi, presque tout est fermé), et de retrouver enfin les trois autres. On quitte l'Auberge un peu passé 9 heures vers le quartier Noailles, au centre-ville, tout près du vieux port. Tous les tatoueurs semblent effectivement fermés ce lundi, alors Sarah, qui y tient beaucoup à ce souvenir indélébile, se décourage ; après avoir enfin envoyé un ultime mail aux autres, leur intimant d'être à la bouche de métro à 13 heures comme prévu, on se sépare Sarah et moi sur un petit froid, le premier vrai depuis Bordeaux (NDA : la raison devait être plutôt infime, je n'en ai aucun souvenir). Je me dirige donc résolument vers le Vieux-Port, que je veux voir depuis un bout de temps ; sur le chemin, je passe par une rue parsemée de prostituées qui me font les yeux doux en se léchant les lèvres... Bouah, pas cool ! En descendant cette rue plutôt à pic, je regarde droit devant moi, marchant d'un pas décidé. En arrivant à l'immense marina, vers 11 heures 30, je croise la bouche de métro, futur point de rendez-vous. Bon ! Il est repéré, une bonne chose de faite. Je continue plus loin, je marche sur la rue qui contourne le côté est du port ; il y a des marchands de poisson et quelques marins affairés, tous avec un fort accent marseillais. Je prends une série de clichés jusqu'à être arrivé au bout, où je rebrousse lentement chemin vers le métro où les autres seront, 13 heures approchant.

J'arrive à la sortie de la station prévue à midi 50 ; évidemment, personne n'est là. Je reste là quarante minutes, personne ne se présente, pas même Sarah, et je rage. Je me déplace de nouveau vers l'eau, dans l'idée de faire un tour de l'endroit, avant de quitter fin seul pour faire autre chose que perdre mon temps. Qui est-ce que je vois en train de discuter tranquillement à côté de l'eau, les quatre autres qui jasent comme si de rien n'était ! Je n'avais pas remarqué la bouche de métro de l'autre côté de la rue pour la même station mais dans l'autre direction, et c'est ce qu'ils ont tous pris, sauf moi, comme le point de rencontre. Ce qui ne m'empêche pas d'arriver un peu fâché, au point de refuser la colle que Mélodie se préparait à me faire (NDA : à y repenser, je me sens mal à l'aise de ma conduite). Il faut dire que depuis quelques jours, on se demande vraiment ce qui se passe avec eux, et peut-être qu'entretemps Sarah a eu des explications, mais pas moi. On repart après que j'aie obtenu quelques réponses fragmentaires mais satisfaisantes (après tout, on s'est inquiétés, et puis le feeling que la gang s'est séparée pour rien, alors que tout le temps des stages nous étions déjà séparés, est frustrant). Aussitôt, Sarah, qui a finalement trouvé un tatoueur ouvert en fin de compte, et pris rendez-vous pour 14 heures 30, doit aller se "faire charcuter", selon sa propre expression. Les filles l'assistent, alors PL et moi allons à la FNAC. On ne fait que se jaser sans rien regarder, alors après cinq minutes, on dit fuck la FNAC, on va prendre une petite bière (NDA : réaction typiquement masculine, me direz-vous). On se trouve un petit café sympa, où je commence à faire notre récit à Sarah et moi, puis Pierre-Luc me fait le leur. On jase tellement qu'on arrive en retard pour rejoindre les filles. Sarah, fraîchement charcutée, et moi-même sommes affamés ; on dîne au McDo Canebière (c'est le nom du boulevard du centre-ville sur lequel il est situé). Pas mal, cette exclusivité française qu'est le Big Tasty... évidemment, faut aimer.

On se resépare une fois de plus ; Ariane et Sarah vont à une boutique de linge où les vendeuses sont hyper bêtes, Pierre-Luc, Mélo et moi allons à une boutique officielle de l'Olympique de Marseille (allez l'OM !) (NDA : pour les non-initiés, la légendaire équipe de foot de la ville), mais je me rappelle que je dois donner les dernières instructions à mon père pour venir me chercher demain à Québec. Je cours pour trouver un téléphone, que je repère enfin, tout près d'une sorte d'Arc de Triomphe, en plus petit. Ce sera mon dernier appel vers le Québec avant de partir. Je reviens ensuite rejoindre les autres, on va à la Cure Gourmande, sorte de bonbonnerie hyper class (Sarah et moi étions allés à leur succursale de Carcassonne, dans la cité, voir 18 mai) où Ariane et PL succombent à la tentation. On se dirige lentement vers le Nicolas (NDA : comme déjà mentionné, sorte de SAQ privée française), où Sarah, Ariane et Pierre-Luc vont s'acheter des bouteilles : pastis, vins, cidres. Je ne peux faire la même chose, il ne me reste que juste assez pour payer le métro et la navette vers l'aéroport demain. Ensuite, et ça fait plus ou moins mon affaire au début, on soûpe sur l'espèce de rond-point tout près du port. On discute, il fait beau et on rit, mais ça sent la fin ; on se passe une bouteille de cidre, le geste lent, la mort dans l'âme, se remémorant quelques "greatest hits" du voyage.

Un grand gaillard qui travaille à Radio Star, dont les studios sont juste en face de nous, arrive vers nous ; il nous demande si l'une des filles peut se faire passer sur les ondes pour Halle Berry en direct de Cannes ; complètement incrédules, nous regardons Mélodie prendre le rôle de la star américaine pour les quelques minutes que dure la fausse entrevue. Cet événement casse le beat un peu triste qui commençait alors lentement à s'installer. Vers 21 heures 15, on se sépare une autre fois : Sarah et moi on doit retourner à l'Auberge, alors que les autres vont directement à l'aéroport avec la dernière navette qu'ils iront prendre à la gare. Ils arrivent tout juste pour prendre le dernier métro, et Sarah et moi devont prendre l'une des dernières autobus de nuit, bien qu'il ne soit pas encore 22 heures (NDA : voilà probablement une preuve de la forte criminalité à Marseille, car la ville est pourtant plus grande que d'autres villes visitées, comme Rennes et Nantes, qui avaient un réseau de transport en fonction bien plus tard).

Revenus à l'Auberge vers 22 heures 40 (Sarah est allée se chercher du sable sur la plage, souvenir tangible), nous remanions une dernière fois nos sacs, pour être prêts pour demain. Dans la chambre où je suis placé (NDA : pour les trois nuits où j'ai couché à Bonneveine, l'Auberge de Jeunesse, j'ai dormi dans trois chambres différentes), les cinq gars dorment déjà. Pour ma dernière nuit en France, la cinquante-et-unième, je suis sur le lit du haut (lit superposé), qui craque et fait un bruit fou au moindre de mes mouvements. Bien entendu, je réveille tout le monde. Tant pis, j'ai autre chose à penser...
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