20 mai 2006 : Une saveur d'Italie

Trip Start Apr 02, 2006
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Trip End May 23, 2006


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Sunday, May 21, 2006

On se lève à 7 heures 30 pour aller déjeûner dans une salle ma foi très jolie, et la bouffe est pas mal non plus. On se charge de nos sacs, dans l'intention de s'en débarrasser en consigne quelque part, chose faite au Best Western près de la place du marché, derrière l'Office du Tourisme, moyennant 5 Euros. Ensuite, à partir de 9 heures 30, on déambule librement dans la cité antique d'Arles, avec son théâtre antique (en restauration, comme le reste de la France), son arène et le bord du Rhône. Après avoir photographié quelques ruines, Sarah et moi, nous trouvons un petit cybercafé arabe où nous prenons quinze minutes sur un poste chacun. Sarah est la première a y aller ; le message que nous avons reçu des trois autres est plutôt frustrant : ils ne sont pas du tout à Marseille à nous attendre, comme on le croyait (car c'était leur plan de match), mais plutôt à Collioure, et ils déplacent donc la réunion à Marseille pour le lendemain midi, alors que Sarah et moi étions à deux heures du départ. On a scindé la gang en deux pourquoi, alors ? Sarah et moi, on est un peu hors de nous, on leur réplique un peu sec que c'est OK pour demain midi, et tant mieux s'ils ont du fun sans nous.

On se rend sur les bords du Rhône où, après avoir crinqué notre colère contre nos trois inconscients, on décide de continuer à marcher et penser à autre chose, avant de partir quand même comme prévu, et à l'heure décidée. On retourne au marché que nous avions précédemment visité (j'y ai acheté quatre saucissons très odorants), et après une petite visite de la place de la mairie, on décide qu'il est temps de quitter pour Marseille. Il est environ 13 heures 30 ; après quelques minutes de marche pour rejoindre la N113, notre départ d'Arles est rapide : un homme nous prend jusqu'au premier stop routier, et nous laisse malheureusement là. Il paraît que le spot est meilleur pour l'auto-stop ; c'est pas l'avis d'un couple qui s'arrête, après cinq minutes à ce poste de gasoil (NDA : l'aire des Cantarelles), et qui nous amène 4 ou 5 kilomètres plus loin. Si on s'est pas beaucoup rapprochés de Marseille, du moins le beat est bon : deux preneurs de stoppeurs en quelques minutes, ça devrait aller rondement. Pourtant...

Sarah et moi attendons 55 minutes avant d'être pris par une (jolie) jeune femme, vers 15 heures 45 ; pendant ces longues minutes, avec le soleil de Provence sur nos têtes, et quelques malheureux millilitres d'eau, on a un peu capoté (surtout moi, je l'avoue). Pris entre Arles et Marseille, au milieu de nulle part, c'est pas trop trop cool, disons. Mais bon, on finit à bon port, elle nous laisse au centre-ville, près de la gare, où il n'y a pratiquement pas d'hôtels. Tant pis, pas de niaisage, on réserve à l'Auberge de Jeunesse Bonneveine, à 19 Euros 20 centimes, mais tout près de la mer. On prend le métro, ligne 2, puis la bus 44 pour s'y rendre. Une jeune Allemande nous interpelle juste au moment où on allait manquer l'arrêt ; elle réside présentement à l'Auberge. Après de brèves présentations, elle nous laisse, et on intègre nos chambres, des dortoirs à 3 ou 4 lits. Je suis séparé de Sarah pour la première fois en quatre jours, c'est bizarre...

Douche, lavage, et hop il est 18 heures 40 ; Sarah a besoin d'argent, et on se met à la recherche d'un guichet. Cette recherche devient une marche d'une heure, jusqu'à la magnifique baie qui coince Marseille entre l'eau et les majestueux calanques. Quelle sublime vue ! On revient à l'Auberge, on soûpe là pour pas trop cher, et on continue à jaser. Sarah viendra même échanger quelques mots vers la fin de la soirée, mes "colocs" étant toujours absents. On se lit des bouts de nos journaux de voyage respectifs, et on y va de quelques confidences. Maintenant, je commence à comprendre ce que PL me disait en me racontant qu'il était proche de Mélo depuis qu'ils sont à Rennes ; je n'ai jamais été si proche de Sarah, et c'est aussi cool qu'imprévu. En fait, le problème relevait probablement du fait qu'on était trois.

En fin de soirée, en fait après que je me sois couché, il s'est déroulé un événement bizarre : les deux gars qui partagent ma chambre, des Mexicains, arrivent en faisant un bon boucan, mais il se couchent relativement vite. Aussitôt ou presque, l'un d'eux se met à ronfler comme un dix-huit roues ; au début je capote, me préparant à une nuit blanche, mais c'est son pote qui se lève et qui fout le camp ! Après une chicane entre eux, l'offensé a pris ses affaires et s'en est allé au dortoir communautaire d'en bas. Je reste donc seul avec le ronfleur, Manuel, avec qui je jase un peu dans le noir ; il réside à Toulouse, et est allé quatre mois au Québec en 2002. Et moi qui, en me couchant, croyais que la journée était bel et bien terminée...
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