19 mai 2006 : Magnifique Méditerrannée
Trip Start
Apr 02, 2006
1
49
54
Trip End
May 23, 2006
Oh que c'est dur de se lever ce matin ; on a connu une super belle journée hier, mais il reste que nous avons beaucoup marché et que la nuit a (encore) été courte. On part de l'hôtel vers 7 heures 30 pour faire du pouce vers Nîmes. La ville de Carcassonne est petite, la Nationale 113 en direction de Narbonne est très facile à trouver. Le pouce agit assez rapidement, et l'homme qui nous prend, Michel, est tout ce qu'il y a de plus charmant : il nous commente à mesure la route, qui longe d'abord d'abord la fin des Pyrénées, au loin, puis (invisiblement) la Méditerrannée. Il nous explique Coursan (NDA : je ne me rappelle absolument pas ce que Michel nous as dit à ce propos, à l'heure actuelle), s'arrête pour nous montrer les écluses de Béziers, nous laisse se baigner les pieds dans la mer, juste après Agde... Il prend bien son temps en conduisant également, donc nous arrivons à Palavas-les-Flots, où il habite, seulement à 11 heures 30. C'est une mignonne petite ville de bord de mer, avec ses vents, son sable fin, ses hôtels et ses filles en monokini. Nous dînons tout près de la plage, nous remémorant les moments tout récents avec notre preneur d'auto-stoppeur trop sympathique, avant d'aller se faire griller un peu. Pendant le repas, une décision a été prise : on laisse tomber Nîmes, on se dirigera plutôt de suite vers Arles, que nous voulions atteindre après, et qui devait constituer notre dernier arrêt avant l'arrivée à Marseille. On saute une étape.
Il est 15 heures 15 quand, un peu assommés par la longue détente au soleil, nous repartons avec tous nos satanés bagages vers la route pour Arles. C'est plus long pour le pouce : au bout de 25 minutes, un gentil "chilleux" s'arrête pourtant, et après avoir fait deux ou trois détours et arrêts, il nous laisse à la lisière d'un petit village nommé Saint-Gilles, à 18 kilomètres d'Arles (NDA : nommément, Saint-Gilles-du-Gard qui, pour un "petit village", a quand même 12 500 habitants. Quant au chilleux, à l'accent provençal fort prononcé, il s'est aussi tapé une bonne bière, ainsi qu'un joint de taille respectable, pendant qu'il nous montrait de son volant les taureaux de Camargue). C'est très passant, mais pour une raison X, ça ne marche pas trop fort (NDA : nous avons constaté que dans la moitié sud de la France, et davantage encore quand nous nous approchions de Marseille, que le pouce avait de moins en moins de succès ; nous en avions d'ailleurs été prévenus par quelques amis nantais) : vingt minutes au gros soleil. Un jeune cultivateur de cerises, très au goût de Sarah, nous prend enfin, mais nous laisse à la périphérie de la ville. On pouce encore un peu ! Le troisième est un homme qui a sa fille endormie à l'arrière, et qui nous fait parcourir les quelques mètres restants. Quelques mètres ! Sans le savoir (on ne connaît pas le coin, après tout), nous étions extrêmement près d'Arles, et ce que ce conducteur a pris pour de la paresse de notre part, n'était finalement qu'un malentendu. Si le premier conducteur, le rappeux sympathique, pouvait nous inquiéter avec sa canette de bière entre les jambes et son pétard entre les dents sur 45 kilomètres, le second, le jeûnot aux cerises, a été super gentil en nous laissant quelques délicieux produits de ses cerisiers, et le dernier, qui au début nous disait un peu abruptement qu'il n'appréciait pas nécessairement de jouer les taxis, a néanmoins finalement compris la situation particulière dans laquelle nous nous trouvions.
Arrivée à l'Auberge de Jeunesse dans les 18 heures et quelque chose. Fait chier, c'est plus cher qu'à l'hôtel (17 euros 45 centimes chacun, plus la foutue cotisation), et c'est des dortoirs à huit places par chambre. Bah... fatigués, on se prend tous les deux une longue douche, avant de se diriger vers le McDo (ben quoi, on a vraiment faim...). Le reste de la soirée est très relax, avec musique et écriture au menu. Demain, avant de rejoindre les autres (Pierre-Luc, Mélodie, Ariane), nous visiterons Arles. J'ai très hâte de voir quelques vestiges de l'époque romaine.
Il est 15 heures 15 quand, un peu assommés par la longue détente au soleil, nous repartons avec tous nos satanés bagages vers la route pour Arles. C'est plus long pour le pouce : au bout de 25 minutes, un gentil "chilleux" s'arrête pourtant, et après avoir fait deux ou trois détours et arrêts, il nous laisse à la lisière d'un petit village nommé Saint-Gilles, à 18 kilomètres d'Arles (NDA : nommément, Saint-Gilles-du-Gard qui, pour un "petit village", a quand même 12 500 habitants. Quant au chilleux, à l'accent provençal fort prononcé, il s'est aussi tapé une bonne bière, ainsi qu'un joint de taille respectable, pendant qu'il nous montrait de son volant les taureaux de Camargue). C'est très passant, mais pour une raison X, ça ne marche pas trop fort (NDA : nous avons constaté que dans la moitié sud de la France, et davantage encore quand nous nous approchions de Marseille, que le pouce avait de moins en moins de succès ; nous en avions d'ailleurs été prévenus par quelques amis nantais) : vingt minutes au gros soleil. Un jeune cultivateur de cerises, très au goût de Sarah, nous prend enfin, mais nous laisse à la périphérie de la ville. On pouce encore un peu ! Le troisième est un homme qui a sa fille endormie à l'arrière, et qui nous fait parcourir les quelques mètres restants. Quelques mètres ! Sans le savoir (on ne connaît pas le coin, après tout), nous étions extrêmement près d'Arles, et ce que ce conducteur a pris pour de la paresse de notre part, n'était finalement qu'un malentendu. Si le premier conducteur, le rappeux sympathique, pouvait nous inquiéter avec sa canette de bière entre les jambes et son pétard entre les dents sur 45 kilomètres, le second, le jeûnot aux cerises, a été super gentil en nous laissant quelques délicieux produits de ses cerisiers, et le dernier, qui au début nous disait un peu abruptement qu'il n'appréciait pas nécessairement de jouer les taxis, a néanmoins finalement compris la situation particulière dans laquelle nous nous trouvions.
Arrivée à l'Auberge de Jeunesse dans les 18 heures et quelque chose. Fait chier, c'est plus cher qu'à l'hôtel (17 euros 45 centimes chacun, plus la foutue cotisation), et c'est des dortoirs à huit places par chambre. Bah... fatigués, on se prend tous les deux une longue douche, avant de se diriger vers le McDo (ben quoi, on a vraiment faim...). Le reste de la soirée est très relax, avec musique et écriture au menu. Demain, avant de rejoindre les autres (Pierre-Luc, Mélodie, Ariane), nous visiterons Arles. J'ai très hâte de voir quelques vestiges de l'époque romaine.


