17 mai 2006 : L'Enfer sur Terre

Trip Start Apr 02, 2006
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Trip End May 23, 2006


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Thursday, May 18, 2006

La pire journée du voyage, sans contredit ! On se lève, à peu près frais et dispos, vers 7 heures 30. On va attendre le métro tout près (NDA : erreur ici. Il s'agit bien sûr du tramway), puis on se fait laisser près du stade de foot. On descend Gallieni pour aller rejoindre l'autoroute 63 vers Biarritz. On se fait dire par une charmante vieille dame qu'on est encore vraiment trop loin à ce point ; on a presque oublié que l'agglomération de Bordeaux fait près d'un million d'habitants. On prend la bus 45 vers la A-63, et on arrête presque à la bretelle de l'autoroute ; Sarah fait le décompte, on esssaie pendant 55 minutes pour Biarritz, sans le moindre succès. Déçus, on abandonne à contre-coeur la solution du sud-ouest, on refait la pancarte en écrivant "Toulouse" (destination totalement imprévue), et on recommence, un peu à bout. On n'a pourtant rien vu encore...

Pourtant, la chance semble être maintenant de notre côté, et elle le sera pour les trois prochaines heures. Après une dizaine de minutes de pouce avec notre pancarte modifiée, un homme s'arrête. Je m'asseois en avant, et je lui fais la conversation, au demeurant passionnante, pendant les quelque deux heures de route. L'homme, qui s'appelle Patrick, est très intéressant, il a beaucoup voyagé dont au Québec, et après quelques minutes, il nous invite à dîner chez lui avec sa femme et sa fille à Blagnac (banlieue toulousaine), Sarah et moi. Trop sympathique ! On arrive à Blagnac, banlieue de Toulouse, vers 13 heures 15 et le dîner, presque improvisé, est délicieux. Agnès, la femme de Patrick, et sa jolie fillette Laetitia, nous accueillent comme de la famille (NDA : si jamais l'une de ces trois personnes lisait un jour ces lignes, je les remercie du fond du coeur pour cet accueil fabuleux, et Sarah aussi j'en suis sûr. Vous avez été notre seule grande lumière dans une journée qui se révéla difficile). Tous nous laissent à l'arrêt de bus 70 vers le centre-ville, pour chercher un petit hôtel pour la nuit. C'est là que le fun commence.

De façon régulière, la température a monté depuis le matin. Quand nous prenons le bus, il doit bien faire 35 degrés sur cette partie du sud de la France. Le trajet est très long (je rappelle au lecteur qu'on a toujours nos dizaines de kilos de bagages sur le dos), et arrivés au terminus, on demande des indications à trois personnes super gentilles au bureau du Tisséo (compagnie de transport en commun de Toulouse). Nos recherches ne donnant rien, en bas de 52 Euros du moins, nous prenons le métro vers un hôtel Ibis Formule 1 (NDA : sorte de chaîne d'hôtels internationale, bas de gamme mais bien fourni), situé en banlieue. Complet ! Tout comme d'ailleurs l'Auberge de Jeunesse de 120 places que j'ai déjà contacté de chez Patrick. Qu'est-ce qui se passe, pour que tous les hôtels, tous les B&B, toutes les Auberges soient pleines à capacité tout d'un coup ? On nous dit que c'est la période des examens pour les étudiants (??). Peu importe, on capote. Il fait hyper chaud, et en prime, mon sac déchire à la gauche, à partir de la couture de la bretelle (NDA : ça m'apprendra à voyager avec des sacs à 30 dollars). Dans deux ou trois jours, voire quelques heures, mes choses vont commencer à foutre le camp par le trou. Youhou ! Yeah !

On reprend le métro en sens inverse, vers notre point de départ. Il approche 16 heures, et nous n'avons strictement rien vu de la ville, sinon ses stations de métro bondées, ses rues encore plus bondées, et ses hôtels sacrément plus bondés encore. On est au bout de la corde (mais on n'a pas encore atteint le fond). À la sortie du métro, je surveille les bagages pendant que Sarah recherche le coin en profondeur, fait un ultime blitz d'hôtels (même ceux à 50 et quelques Euros sont devenus pleins, entretemps). Rien, tout est complet !! Elle est partie pendant une heure, un gros 60 minutes pendant lequel je m'imagine plein de scénarios macabres (NDA : il faut dire que j'étais vraiment épuisé, et qu'il y avait toutes sortes de bruits d'ambulance et de police dans les rues avoisinantes, et ayant l'imagination fertile, je voyais ma pauvre Sarah attaquée dans cette ville qui semblait ne pas vouloir de nous, et moi pris avec un amoncellement de bagages que n'importe qui dans la foule aurait pu voler d'une minute à l'autre sans que j'aie pu y faire quoi que ce soit). Quand elle revient finalement, aussi vidée que moi, je lui partage un plan B auquel j'ai pensé : on fout le camp, on retraite illico vers Carcassonne. Fuyons cette ville où la malchance nous poursuit ! Elle accepte : reprise immédiate du métro, direction la gare. Celle-ci est pleine (!!!), longue attente à la vente de billets, on apprend vite que cette file interminable est causée par des défaillances électroniques à l'émission des billets, et que de toute façon, la SNCF ferme dans quelques minutes, et nos espoirs de "fuite" vers le Languedoc-Rousillon le soir même semble d'autant plus compromis. Décidément... Une dernière mauvaise nouvelle finit par éteindre nos espoirs de rejoindre Carcassonne "safe and sound" : après avoir appelé, j'apprends un peu plus tard que l'Auberge de la Jeunesse de Carcassonne est... pleine ! RHAAAAA !!

Sans trop savoir pourquoi, par dépit peut-être, nous continuons à faire la file, alors que l'heure de fermeture de la gare approche beaucoup trop vite. Nous tentons une dernière fois notre chance avec les nombreux hôtels qui bordent la gare, avant d'aller se trouver un parc pour dormir. Je passe en rafale les bâtiments qui longent ce petit canal a écluses qui me sépare désormais de Sarah, restée à la gare avec les bagages : complet, complet, beaucoup trop cher, complet... aaaah ? Hôtel La Chartreuse, une étoile, 33 Euros la nuit pour deux. Et il reste... une chambre de libre. Une seule. Alleluia. N'ayant pas d'argent sur moi, je demande à la brave dame de me réserver cete chambre, moyennant mon portefeuille en garantie, le temps que je vole jusqu'à Sarah et sa carte de crédit, à cinq petites minutes de marche (ça m'en a pris deux en courant). Tchik keu tchik, c'est fait, on a un endroit où passer la nuit.

On débarque dans la chambre, mais on est encore juste des zombies qui ne mesurent pas encore pleinement que leur calvaire est terminé. On se lave, on va acheter du fil et des aiguilles pour réparer mon sac, d'ailleurs merci Sarita, ma couturière préférée (NDA : les coutures tiennent toujours à l'heure actuelle, quoique mon sac n'a jamais vu pareil chargement depuis). On va soûper aux pâtes vers 20 heures 30, à un restaurant qui s'appelait "L'Américain". Retour ensuite à la chambre, notre petit paradis sur Terre ; on discute un peu et on se couche. On a des moments à oublier, aujourd'hui, mais disons que ça promet davantage pour demain. Nous avons décidé d'opter pour la tranquillité du train...
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