16 mai 2006 : Girls and Boys

Trip Start Apr 02, 2006
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Trip End May 23, 2006


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Wednesday, May 17, 2006

Lever tôt pour les filles (et donc pour moi aussi), après que Mélo et PL soient arrivés du parc où ils ont dormi. Les filles partent donc toutes les trois pour Arcachon, alors que notre journée de gars commence avec un lent départ. On quitte la chambre un peu avant neuf heures, en laissant nos sacs en consigne à la réception. Déjeûner dégueulasse au McDo, puis on va à la FNAC rue Ste-Catherine (rue piétonnière). Je cogne salement des clous, je me demande comment je vais passer la journée. PL va s'acheyter un sleeping bag pour la route avec Mélo et Ariane, et ensuite on déambule tranquillement dans les quartiers bordelais, s'arrêtant au passage à un irish pub où on se sirote une Newcastle pression. Il est midi.

On est tous les deux poqués par une mauvaise nuit, alors on ressent quelque peu les effets de l'alcool ; cependant, et presque malgré nous, nos consommations ne seront pas terminées. Après un kebab (ben oui, un autre), on se rend à une boutique dont la spécialité est la bière et les chocolats belges. Quand on arrive, le gars qui tient la place est en train de se faire donner un ticket parce que son auto est mal stationnée, juste en avant de sa boutique. Il nous demande de surveiller la boutique pendant qu'il va parlementer avec le policier et déplacer son véhicule, et nous débouche deux bières fortes (9 et 13%) pour nous dédommager de l'attente ! Trop comique. Ensuite, après le retour de notre ami (qui insiste bizarrement pour que j'aille m'acheter un CD vierge, question qu'il me grave une compilation vite fait de punk français agressif au possible, que j'avais eu le malheur de cautionner un peu distraitement en entrant), PL va s'acheter un canif suisse un peu plus loin (NDA : comme je l'avais fait moi-même à la mi-avril à Nantes. Lui ayant vanté les mérites de cette lame bionique, peut-être a-t-il alors ressenti l'envie d'avoir le sien) ; réchauffé légèrement par l'alcool qui décidément coule à flots depuis midi, je demande au vieux vendeur s'il peut m'échanger le mien contre un modèle avec ciseaux, et bleu transparent, moyennant la différence au prix de neuf, de 7 Euros. Il accepte ! Tout le long, en revenant vers le centre-ville, on blague sur cette histoire (NDA : le vieil homme, touchant, pliant sous mon insistance, avait accepté l'échange, désavantageux pour lui, sous prétexte que "c'était parce que j'étais Québécois". Un sentiment de culpabilité, en réalité, a un peu assombri ma "réussite" et mon après-midi) et celle d'avant (NDA : celle à la boutique de bières belges, bien sûr), en se dirigeant vers le clocher de la cathédrale Saint-André, juste derrière la mairie (NDA : du "bon" côté, voir 14 mai), et tout près de l'hôtel où nous avons couché les deux nuits précédentes.

Nous montons dedans, 229 marches en colimaçon (il s'agit de la Tour du Pey-Berland, adjacent à la fameuse cathédrale, et datant des années 1300), et au bout, je prends plusieurs clichés d'une vue imprenable de la cité bordelaise. Descente rapide, on va alors à la cathédrale proprement dite, (celle-ci et le clocher sont physiquement séparées). Elle est très vieille - les premières constructions remontent à plus de mille ans - et pas encore nettoyée (NDA : ou restaurée, comme tant de choses que nous avons vues en France), ce qui lui donne un air authentiquement austère et vénérable. Il est près de quatre heures de l'après-midi, et après un dernier regard au gigantesque orgue qui surplombe la nef de Saint-André, nous allons à un magasin de musique (NDA : ce magasin, tout près de la cathédrale, était notre but premier de la journée. Pierre-Luc et moi sommes musiciens à nos heures, et PL pensait, avec raison, qu'une petite visite à un établissement musical français constituerait une activité du plus haut intérêt en cette journée teintée de testostérone. Malheureusement, le tout était assez décevant). C'est poche, alors on va rejoindre les filles en avance à l'hôtel Le Québec (qui n'a de québécois que le nom, d'ailleurs), tout près de la gare Saint-Jean, où elles doivent revenir incessamment d'Arcachon. Une longue attente commence : les girls n'arriveront qu'à 18 heures 20, après des retards "involontaires". On soûpe au restaurant d'à côté, où je me tape une lourde et grasse pizza au chorizo, ce saucisson espagnol hyper dur à digérer (NDA : j'avais déjà fait du chorizo mon soûper, à Paris. Voir le 4 avril).

On retarde ensuite le moment de la séparation. Ariane suivra finalement le duo Barr / Rousseau, alors ils vont rejoindre l'autoroute 62 vers Toulouse. Sarah et moi décidons de nous chercher un petit hôtel miteux à 21 heures 15 environ. On essaie de se trouver quelque chose sur le chemin pour quitter la ville demain, mais soit pour une question de prix, soit par l'absence d'hôtels tout court, on ne trouve rien. On marche super longtemps avec tout notre stock sur le dos (NDA : l'analyse avant embarquement à l'aéroport donnera cette estimation, pour ma part : 39 kilos, soit environ 90 livres, plus le sac que Sarah ne peut porter, 7-8 livres de plus). À 22 heures 40, fuck off, on retourne à l'hôtel Boulan, où on ne voulait justement pas retourner (trop loin de notre tremplin de départ, trop inconfortable), pour une troisième nuit d'affilée. La douche que nous y prenons (séparément, notez bien) est un véritable délice. Wow, quel confort finalement ! On était vraiment à bout. Et c'est décidé, demain nous allons à Biarritz, dans le pays basque, tout près de la frontière espagnole. Bon départ avec Sarah, malgré la longue marche.
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