Jour 49 : Un soleil jaune moutarde

Trip Start Sep 05, 2008
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Trip End Oct 25, 2008


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Flag of France  , Burgundy,
Thursday, October 23, 2008

Ravi de voir ce matin qu'il fait un soleil radieux sur la ville. Je vais prendre mon déjeûner, ici même à l'hôtel pour 7€, après avoir appelé à la Divia pour savoir si le comptoir des objets perdus ont reçu des lunettes dans la journée d'hier : négatif. Mes deux seuls minces espoirs maintenant sont d'aller voir à la gare SNCF, et sinon de rappeler une dernière fois à la Divis demain matin.

Je quitte donc vers 9 heures 25, pour aller prendre la bus Liane 4 vers le centre-ville ; j'y arrive juste avant 10 heures, et j'essuie un nouvel échec au comptoir des "objets trouvés" de la garde de Dijon Ville. Cette fois-ci, je sens qu'il y a 99.5% de chances que je quitte maintenant l'Europe sans mes lunettes, dans à peine 48 heures ; c'est cuit. Je me fais à l'idée, et je me change aussitôt les idées : pause Internet d'une heure trente, pour mes mises à jour de blogues et l'archivage de mes photos. Il est tout juste midi moins 5 quand je ressors, toujours sous le soleil, avec le mercure que je soupçonne toujours d'être sous les 7 ou 8 degrés. Je me dirige au Ekin Kebab , dont Stéphane me vantais les qualités, et effectivement, il est plutôt savoureux, un des très bons que j'ai mangés dans ce voyage. Ensuite, j'en déduis que Dijon a assez attendu ; visitons enfin cette jolie ville, bon sang, assez d'atermoiements et de diverses pertes de temps ! Je ne laisse pas non plus la déprime s'emparer de moi à propos de mes lunettes, et des difficultés financières et visuelles que la situation va m'occasionner dans les prochains jours.

Et je fais bien : je passe un très bel après-midi, le soleil brille de tous ses feux et ma longue promenade dans l'ancienne capitale des ducs de Bourgogne est tout à fait passionnante ; je suis,par moments seulement, le trajet touristique indiqué par de petites chouettes en métal dans les rues et sur les trottoirs, mais je m'assure de ne rien manquer, mon plan de la ville à la main. La ville a d'ailleurs des saveurs de Franche-Comté, d'Alsace, parfois même d'Île-de-France, et est, particulièrement dans ses rues les plus tranquilles, totalement séduisante. Je me promène comme ça pendant près de trois heures, parcourant les quatre coins du centre-ville, passant devant la cathédrale Saint-Jean, Notre-Dame de Dijon (avec sa chouette en pierre qui porte chance), les Halles, la Place de la République, le musée Rude, et bien d'autres. Une longue mais passionnante visite pendant laquelle mon Olympus clique à plusieurs dizaines de reprises, et qui s'interrompt aux Jardins de l'Arquebuse, pour une pause en nature ; après m'être reposé les pieds, je repars en commençant par le Planétarium. L'attraction elle-même n'est pas ouverte au public aujourd'hui, une classe d'écoliers ayant monopolisé la salle, mais je peux assouvir un peu de ma passion pour l'Espace sur la présentation muséale qui se trouve au premier étage.

À cet endroit comme à bien d'autres, je profite de l'excellente prédisposition de Dijon envers les touristes : en plus d'un circuit touristique clair et bien défini (parcours des chouettes, trois bureaux de tourisme faciles à situer, personnel compétent et sympathique) et de l'existence d'une navette gratuite de la Divia qui parcourt en rond la vieille ville et passe aux arrêts toutes les six minutes, les musées de Dijon sont gratuits, dont celui-ci, que je m'apprête à visiter. Excellente façon de faire ! Je profite d'une présentation intéressante et d'une très bonne qualité pendant les quarantes minutes suivantes.

Quand je sors, le ciel s'est étonnamment ennuagé, mais pas assez pour empêcher de grandes percées de soleil ; en revenant vers le centre-ville, à mesure que le temps passe (il est près de 15 heures 45), le soleil reprend du terrain, et je continue à prendre des photos alors que j'admire les toits de Dijon, dont certains sont d'une très belle couleur, comme une mosaïque noire, verte, rouge et dorée. Après encore quelques centaines de mètres, je décide qu'il est temps de couper court, de retourner à mes pénates et d'aller souper ; je prends le bus de 17 heures 28 vers Chenôve, alors que le ciel recommence finalement à se remplir de nuages. J'arrive à la chambre, dépose mes trucs et je vais au McDo tout près ; bon guess, je gagne une grande salade avec le concours qui se tient actuellement dans les McDos de France, mon dîner est déjà payé pour demain, bonne chose parce que les € commencent à se faire rare. Vers 18 heures 30, je passe au Leader Price (chaîne de supermarchés) pour me prendre quelques broues, ma dernière soirée tranquille avant Paris puis le grand retour au Québec. Revenu à la chambre, je tente de trouver à la télé une chaîne qui ne parle pas de cette déprimante crise boursière / financière qui mine le moral du monde entier on dirait. Je me sirote une broue en relaxant ; demain, je dois prendre un TGV vers Paris, j'arrive à la gare de Lyon en début d'après-midi. Ultime journée complète en Europe...
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