Jour 46 : Une autre grande frousse...

Trip Start Sep 05, 2008
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Trip End Oct 25, 2008


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Flag of France  , Rhône-Alpes,
Monday, October 20, 2008

Encore une courte nuit, pour rajouter au manque de sommeil que j'ai déjà, mais Lyon ne peut pas attendre ce matin. Ce n'est pas que j'ai un si gros programme, mais plutôt que je veux profiter des quelques furtifs rayons de soleil qui font briller la ville ; pour la première fois depuis des jours et des jours, les nuages semblent lentement mais sûrement s'assurer de la maîtrise du ciel. Au menu pour commencer, les Théâtres gallo-romains, qui sont à peine à cinq minutes de marche de l'Auberge ; il est environ 9 heures 30 quand j'y arrive. Les monuments sur place sont assez impressionnants, vu leur âge : colonnes cassées mais encore parfaitement détaillées, gradins solides et encore presqu'au complet, scène en morceaux de marbre importés des quatre coins de l'Empire romain, le tout avec la ville de Lyon (à l'époque Lugdunum) en face, en contrebas. J'y reste bien une demie-heure, avant de décider d'aller prendre le funiculaire vers en bas, la vieille ville, pour reprendre l'autre funi, en direction de la basilique et de la tour métallique de Fourvière. Je me prends une généreuse lampée d'eau froide, redescends les gradins dans lesquels j'étais monté, et me dirige vers "l'arrêt" Les Minimes, pour y prendre le funiculaire. Pendant que je regarde dans ma petite pochette à argent pour réunir la somme nécessaire en monnaie pour payer mon passage, je remarque qu'il me manque quelque chose : j'ai mon Olympus, mon étui à lentilles, mon manteau, mes cartes mémoire... mais pas mon petit sac à dos !!

Un frisson d'horreur me traverse ; voilà au moins dix minites que j'ai eu conscience de l'avoir eu pour la dernière fois, quand j'ai bu de l'eau. Je ne peux pas me permettre de l'avoir perdu, ce sac contient entre autres mon iPod (avec toute ma musique, et un des deux dossiers d'archivage de mes photos), ainsi que mon livre de voyage, mon carnet de notes, mes billets de train pour aller jusqu'à Paris, et quelques trucs complémentaires qu'il faudrait que je rachète (déodorant, kit de brosse à dents, eau). Je tente d'abord de rester calme, de ne pas céder à la panique et au désespoir, mais vite je me retrouve à courir vers les Théâtres comme un fou, traversant même dangereusement quelques rues dans l'espoir de revenir sur les lieux plus vite. Arrivé au but, je refais tous les lieux que j'ai visités, demande à un petit groupe de touristes puis à une classe complète d'étudiantes anglophones s'ils ont vu mon sac ; réponse négative dans les deux cas. J'étudie rapidement mes maigres options en cas de perte définitive, et essaie aussi de fouiller les derniers recoins de ma mémoire pour voir si j'ai vraiment repassé partout. Mes chances s'amincissent encore, au fur et à mesure que le temps passe... jusqu'à ce que je rencontre un homme qui semble être employé de l'endroit, et qui me dit que oui, on a bien retrouvé un sac voilà quelques minutes; je ne sais pas cependant si c'est le vôtre.

Pendant qu'il parle à ses collègues sur sa radio pour s'informer, l'attente que je subis est dévorante... finalement, c'est bel et bien mon foutu petit sac bleu et noir qu'ils ont retrouvés, et rien n'y manque à l'intérieur ; en repartant des Théâtres, je le montre aux étudiantes anglophones, pour leur signifier que je l'ai retrouvé, elles applaudissent, le pouce en l'air, et un sourire fixé sur les lèvres, je quitte pour une seconde fois les lieux, maudissant cependant mon incorrigible tendance à la distraction ; je me dirige vers l'Auberge, pour avoir de la monnaie pour le métro, comme je devais le faire voilà 20 minutes.

Toute cette (més)aventure m'a tiré une énergie incroyable ; j'ai en main ma passe d'une journée pour le TCL (transport en commun lyonnais), et il n'est que 10 heures 45, mais je me sens déjà épuisé. Je vais quand même - évidemment - à la Basiliqueet à la tour, après un bref trajet en funiculaire. La Basilique Notre-Dame de Fourvière est intéressante, mais pas exceptionnelle ; pour un peu, elle est plus belle vue d'en bas. Mais au même endroit, le vrai truc intéressant, c'est le belvédère qui donne sur la ville, la vue ultime sur Lyon. Quant à la tour, elle est inaccessible au public (ou du moins j'ai cherché une entrée sans succès), et ressemble vraiment au dernier tiers le plus haut de la tour Eiffel ; je redescends, je me prends de quoi à dîner à la Place des Cordeliers, dans le quartier "shopping" (un sandwich garni de viande hachée, d'un oeuf au plat et de frites, tout cela dans le sandwich), et je vais encore un peu plus loin en métro, tout près de la gare Part-Dieu où je suis arrivé hier en fait, pour me rendre au centre commercial. Ouais, c'est que j'ai besoin de chaussettes depuis que les sécheuses européennes se sont mises à faire disparaître celles que j'avais avec moi. Bref, je magasine des bas (toujours très plaisant en voyage), et reviens prendre le métro pour retourner à l'Auberge. J'y arrive un peu avant 16 heures, me prend une petite bière au bar de l'Aubergek, et je vais me faire une petite sieste après soûper.

Le reste de la soirée,  de 19 à 23 heures,  je la passe dans le Vieux Lyon avec Amelia, cette Américaine que j'ai connu à moitié tout nu hier à la buanderie ; toute la soirèe, elle tient à parler seulement en français pour se pratiquer. Plusieurs conversations diverses en résultent, et je laisse ensuite la jeune femme de 19 ans aller faire ses devoirs...
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