Jour 45 : Lyon à grande vitesse

Trip Start Sep 05, 2008
1
49
56
Trip End Oct 25, 2008


Loading Map
Map your own trip!
Map Options
Show trip route
Hide lines
shadow

Flag of France  , Rhône-Alpes,
Sunday, October 19, 2008

Après une nuit difficile où j'ai à peine dormi 5 heures, entre autres parce que mes voisins sont entrés et sortis de la chambre toute la nuit jusqu'à six heures, je me lève avant que mon coco-réveil ne me le demande, soir sept heures 40 ; malgré leur attitude dérangeante, je tente de ne pas réveiller autant que possible les deux mecs, maintenant que c'est à moi de faire du bruit en faisant mon sac. Je quitte après mon déjeûner assorti d'un autre succulent oeuf au plat ; j'ai ensuite 55 minutes pour aller prendre mon TGV de 10 heures 29 vers Lyon, et j'estime qu'à pied, la distance se couvre en 40 à 45 minutes. Je la franchis en seulement trente-sept, tout fier, mais c'est quand même content que je m'enlève enfin le sac de sur le dos dans le train. Après un trajet court (une heure 25) mais ennuyant (le TGV c'est pas si impressionnant), on arrive à la gare Part-Dieu, la principale de Lyon. Suivant mes propres indications à partir d'un Google Map consulté hier, je tourne à gauche en sortant, ne remarque aucune bouche de métro là où il devrait pourtant y en avoir une, reviens sur mes pas, rentre à nouveau dans la gare en suivant les flèches, me perd, et ressort enfin : l'entrée de la station est juste devant la porte de sortie. Grrr ! Vingt minutes de perdues.

Il faisait un temps densément couvert ce matin à Nîmes, et à ma grande surprise il fait un temps superbe ici à Lyon, quoiqu'un peu plus frais. J'ai même dû remettre mon manteau en parcourant la ville dans les premières minutes ; excepté pour quelques instants hier, c'est la première fois depuis Verona que je porte un survêtement. J'ai donc pris le métro lyonnais à Part-Dieu, pris une correspondance vers la ligne D à Saxe-Gambetta, puis arrivé à la station Vieux Lyon / Cathédrale Saint-Jean, j'ai pris un funiculaire qui monte en deux directions vers la haute ville ; l'une se rend vers la tour Fourvière, tour de télé communications en métal qui ressemble au haut de la tour Eiffel, l'autre vers des ruines gallo-romaines, les Minimes. J'ai pris la seconde direction, redescendu quelques mètres sur la Montée du Chemin Neuf, et je suis arrivé à l'Auberge de Jeunesse du Vieux Lyon à midi 45. Après les énoncés d'usage sur les règlements de séjour et blablabla, je fous mon gros sac dans la bagagerie (apparemment c'est un vrai mot), et je descends vers la ville tout de suite après. Tout l'après-midi, j'arpente les rues de la ville, la partie de la presqu'île, puis longe à tour de rôle le Rhône et la Saône, les deux rivières qui traversent Lyon de nord en sud, et qui se rejoignent en une seule au sud de la ville. D'abord peu impressionné, je découvre de jolis endroits, des avantages certains à cette ville qui n'est pas facile du premier abord : il y a beaucoup de grands espaces, la ville est aérée, il y a plusieurs ponts et passerelles, de larges boulevards et de grandes places. Quant à l'architecture, elle semble mélanger le meilleur du Sud et du Nord : on sent l'influence parisienne, il y a même une petite saveur normande par endroits, mais les toits en tuile rouge et ocre sont encore dominants ; je finis ma course vers 17 heures 45 après une visite de de la cathédrale Saint-Jean, me gardant un exament approfondi de la vieille ville pour plus tard, et un passage à la tour Fourvière et à la Basilique Notre-Dame de Fourvière pour demain.

De toute façon, j'ai du lavage à faire ce soir, étant déjà au bout de mes ressources vestimentaires ; chargé de mon sac en plastique plein de linge, mais aussi de mon Olympus et de son trépied, je redescends sur la rue Tramassac vers la mini-buanderie que j'ai repérée un peu plus tôt ; je ne savais juste pas que la moitié des machines à laver et les sécheuses étaient en panne. Je suis chanceux pour la première, il y a une machine qui se libère tout juste comme j'arrive, et je fous même les bas, le manteau et les pantalons que je portais à ce moment. Pour le séchage, fait chier, c'est l'attente en boxers, nu pieds et en T-Shirt dans la buanderie, en attendant que les autres usagers trouvent que leurs vêtements sont secs à leur goût ; au moins, pendant ce temps je jase avec une jeune Américaine francophile de Chicago au études à Lyon, qui se prénomme Amelia et qui, je dois l'avouer, semble franchement ravie de faire ma connaissance. En partant, elle me donne son adresse courriel ; elle est plutôt jolie, je vais peut-être reprendre contact demain. Je suis tout de même vraiment surpris d'avoir pu séduire quelqu'un dans ma tenue plus que minimale.

Bref, après avoir enfin pu sécher mes trucs (pour cela il a aussi fallu que j'emprunte 50 centimes à un gentil jeune couple ; ça demeure le pire lavage que j'aie eu à faire dans ce voyage, ce qui en dit long), je sors soûper, puis prendre des photos de Lyon la nuit, dont la très belle cathédrale Saint-Jean, sur la place du même nom. En revenant, je fais connaissance avec mes co-chambreurs, deux Français (un Parisien et un Lillois) et un Québécois de Trois-Rivières ; décidément je rencontre beaucoup de compatriotes ces derniers jours. 
Slideshow Report as Spam

Use this image in your site

Copy and paste this html: