Jour 43 : Back to the Provence

Trip Start Sep 05, 2008
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Trip End Oct 25, 2008


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Flag of France  , Languedoc-Roussillon,
Friday, October 17, 2008

Encore une longue journée dans les trains de la SNCF m'attend aujourd'hui. Je n'ai pas encore eu la chance de prendre le TGV dans ce voyage-ci, alors les grands trajets sont monnaie courante depuis le 6 septembre. Je prépare mon sac, encore plus rapidement que d'habitude (j'imagine que je commence à avoir l'habitude de le vider et le remplir à nouveau), et vers 9 heures 20, je suis fin prêt à descendre les infernales marches de l'Escalier des Orangers... sauf que le mec qui gère l'Auberge, et qui a été d'une serviabilité en béton depuis mon arrivée, continue dans la même voie : il m'offre de me laisser à la gare dans sa rutilante Citröen. Bah, pourquoi pas ? Cette arrivée en avance à la gare de Menton, et frais et dispos, me donne une idée. Etant à peine à cinq minutes de marche de la plage, je me dis que je peux aller dire au revoir à la mer avant de m'adonner aux joies du transport ferroviaire. Je passe donc quelques minutes à écouter les vagues, le soleil en pleine face, et je me permets même de l'enregistrer sur mon petit lecteur mp3. Ca va me faire un beau disque de relaxation en revenant.

Je suis dans le train pour son départ à 10 heures 31 ; la destination est Marseille, où j'ai ensuite une correspondance vers Nîmes, mais avec une heure 15 d'attente entre les deux. Ayant été à Marseille en mai 2006, je me dis qu'une autre petite marche vers la mer à cet endroit est de mise ; après un trajet sans histoires (quelqu'un est surpris ?), je quitte la jolie fille avec qui j'ai parlé à partir de Toulon, et je descends en accéléré les marches de la gare Saint-Charles. Il est 13 heures 45, j'ai jusqu'à 15 heures pour faire le plein de Marseille ; je repère la Canebière (non ce n'est pas une canette de breuvage au houblon, mais bien un grand boulevard marseillais qui mène droit au port), la descends, et me prends un bon panini croustillant juste avant d'arriver à la marina. Les souvenirs soudainement m'assaillent : le rond-point où nous avions soûpé lors de notre dernière soirée ensemble mes 4 comparses et moi, voilà déjà deux ans et demi ; le port avec sa flotte incroyable de yachts et de petits bateauw de plaisance ; la gigantesque boutique bleue et blanche de l'OM, l'Olympique de Marseille (équipe de foot), et plusieurs bâtiments et rues dont je n'avais plus que quelques photos de mauvaise qualité. Un petit moment émotif, quitte à paraître de nature sensible...

J'ai allongé dangeureusement ma visite, et j'arrive à peine quatre minutes avant le départ de mon train vers Nîmes ; en plus, mon wagon est presqu'au bout du long train à vingt-deux compartiments (pour une rare fois, j'ai une place assise assignée). Dans ma hâte, j'oublie de composter mon billet de train, ce qui est pourtant obligatoire avant d'embarquer... finalement, c'est sans conséquences, la costaude contrôleuse ne bronche pas. Après un autre trajet en train où il ne se passe rien, nous arrivons à Nîmes pile poil à l'heure, soit 16 heures 10 ; je me mets à la recherche du bus I (eh ouais, ici les bus sont identifiés avec des lettres plutôt que des chiffres), et je trouve, après avoir débattu avec moi-même de la possibilité de prendre le C, le J ou tiens, pourquoi pas le A. Le bus de 16 heures 27 me laisse finalement au plus près possible de l'Auberge, soit à cinq cents mètres... en bas d'une grande côte avec de belles courbes.

Etant devenu un habitué des montées en altitude ces derniers temps, je ne rechigne pas (sinon intérieurement) à la vue de cette nouvelle butte à monter avec les quelques dizaines de livres en plus sur le dos ; mais la température, semblable à celle des derniers jours, collante et suffocante, devient vite une ennemie, alors quand j'arrive à l'Auberge et qu'on m'offre ce grand verre d'eau glacée en attendant que les ordinateurs de la réception redémarrent, j'en ai presque les papilles qui jutent. Ce doit être la première fois que je bois de l'eau froide en deux semaines, en plus.

Je rencontre mon voisin de chambre, un Québécois de Saint-Nicolas qui est arrivé presqu'à la même date que Pierre-Luc et moi, et qui jusqu'à présent, a fait un parcours semblable (départ à Paris, passage en Belgique, en Allemagne, retour par le sud de la France...) ; je le laisse alors que le soleil s'apprête à descendre, et je vais en ville prendre des photos, notamment de l'Arène et de le Maison Carrée, seul temple romain encore conservé en entier dans le monde. Après une escapade de près de trois heures (à pied, le centre-ville est bien à 40 minutes de l'Auberge, alors ça rallonge le temps de visite), je reviens à ma chambre, tout là-haut, et je me prends une bière en jasant avec une Québécoise (qui zézaye affreusement), un Français et un Belge sur toutes sortes de sujets très intéressants. Un discussion sur les chocs culturels pour finir la journée...
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