Jour 42 : Escapade à Nice

Trip Start Sep 05, 2008
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Trip End Oct 25, 2008


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Flag of France  , Provence,
Thursday, October 16, 2008

Lever à huit heures 20 ce matin. Au déjeûner, surprise, il reste du pain et du beurre en plus des céréales, alors je me gâte. Je ne me complique pas la vie ce matin : je descends par le même endroit qu'hier (l'Allée des Oliviers), me fait arrêter tout comme hier par un gros berger allemand à l'air faussement patibulaire avant qu'il ne lâche quelques aboiements bien sentis et qu'il soit calmé par son maître qui le promène, et je vais directement à la gare routière, dépenser 1€ sur un trajet de bus, comme hier également. Sauf que ce matin, j'exploite à 100% la valeur de mon Euro : je m'en vais jusqu'au bout du trajet, à la gare routière de Nice. Je ne sais pas combien ça fait en kilomètres, mais le temps pour s'y rendre, en quittant Menton et en passant par Roquebrune - Cap Martin, Monaco, Beaulieu, Villefranche-sur-mer et autres petits paradis sur Terre, c'est environ 90 minutes. J'arrive juste avant 11 heures, paie 40 centimes pour pisser à la toilette de la gare (eh oui, il faut payer à peu près partout en Europe pour faire ses besoins), et je passe une bonne heure au cybercafé qui s'y trouve, question de faire de l'archivage de mes photos. Il est environ 13 heures 15 quand je commence réellement à visiter Nice ; mon but est de parcourir cette grande station balnéaire de près d'un million d'habitants sans carte de la ville. Etant déjà situé à "l'entrée" de la vieille partie de Nice, je savoure tout de suite le plat principal.

Cette partie est vraiment exquise : petits cafés, pubs et restaurants, vendeurs de glaces, poissonniers, boutiques de souvenirs, il y en a pour tous les goûts. Je remarque aussi que la ville est colorée ; des tons de rouge, de jaune et de crème sont dominants, mais aussi toutes les teintes pastel, le blanc et le sable. Mes déambulations, qui durent environ trois quarts d'heure, me mènent au bord de la mer sur le Quai des Etats-Unis, juste avant la Promenade des Anglais. Malgré que l'on soit à la mi-octobre, on pourrait facilement croire que c'est en plein l'été ici ; il fait 27 degrés (à ce que j'ai pu voir sur le panneau vert tape-à-l'oeil d'une pharmacie un peu plus tôt) et les plages sont à moitié pleines de gens, même chose pour les restaurants fancy juste à côté. Je dois bien me promener une heure le long de la mer, écoutant et regardant les vagues s'écraser sur les galets, avant de revenir vers la ville, compléter ma visite de façon plus approfondie. Je me prends aussi un cornet à deux boules, excessivement savoureux (chocolat orangette et fraises, avec de vraies fraises en plus), et j'arpente la rue parallèle à la Promenade des Anglais, en retournant vers la vieille ville. J'y croise une large place où passent des trams et furtivement, une fois de temps en temps, je revois cette mer Méditerrannée secouée par les forts vents d'aujourd'hui, entre deux rangées de bâtiments qui forment de petits segments de rue. Jusqu'à 16 heures 30, au moment où je reviens à la gare routière, je savoure les petites rues niçoises de la vieille ville, un restant de cornet dans la main gauche, et mon appareil Olympus dans la main droite ; une fort jolie ville, qui n'était pas prévue dans mon programme, mais que je suis bien content d'avoir rajouté à ma liste.

Le retour vers Menton avec le bus 100, c'est autre chose ; plein à craquer dès le départ de Nice, la densité au mètre carré dans le bus augmente encore dans les minutes suivantes. A Monaco c'est pire, à l'arrêt de Fontvieille, environ 20 personnes de plus s'ajoutent au total, et on doit être au moins 80 dans le car, au point où le chauffeur décide de ne plus prendre personne pour au moins les dix arrêts suivants. On arrive à Menton vers les 18 heures 10, et je vais à la petite épicerie tout près pour me prendre à soûper : je monte ensuite par où je suis arrivé avec mon attirail complet voilà deux jours : cette fois-ci, 15 kilos en moins et avec le soleil couchant, la montée est moins pénible mais je dois quand même effectuer quelques pauses pour reprendre mon souffle et m'éponger le front. J'arrive à l'Auberge vingt minutes avant 19 heures, me prend un journal et le lit en diagonale ; j'ai besoin de faire le plein d'actualités, même françaises et même si le quotidien en question date du 12. Inquiétant, cette crise boursière mondiale qui perdure...

Admirant le coucher de soleil au-dessus des montagnes qui, de leurs sommets entourent l'Auberge de Jeunesse, je prends un dernier grand bol d'air frais pour aujourd'hui, avant de réintégrer mes quartiers vers 19 heures 30 ; mes petits Portugais d'hier, qui seront là ce soir aussi, sont toujours absents pour le moment, sans doute à la recherche d'un pub. Demain, je me rends à Nîmes, célèbre pour ses ruines romaines et son arène...
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