Jour 41 : Entre mer et richesse

Trip Start Sep 05, 2008
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Trip End Oct 25, 2008


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Flag of Monaco  ,
Wednesday, October 15, 2008

Une des journées les plus intenses du voyage, aujourd'hui. Je me lève difficilement vers 8 heures 20 (il semble que j'aie plus de facilité à me réveiller quand il y a des gens avec moi dans la chambre, ce qui n'est pas le cas ce matin), et me tape des céréales au petit déjeûner parce qu'il ne reste rien d'autre. Je fais la connaissance de deux logeurs, un Suisse qui semble plutôt enthousiaste de la vie en général, et une Québécoise de Sorel, sympathique mais bizarrement elle me laisse une légère impression de snobisme, ce qui est rare en Auberge de Jeunesse. La suite du programme est simple pour ce matin : profiter de la température qui est au beau fixe depuis plusieurs jours, pour visiter le Vieux Menton (façon un peu comique de désigner la vieille ville, d'après moi) ; encore une fois, je délaisse mes longs pantalons au profit de mes seyantes culottes courtes. Je descends par une troisième option ce matin, l'Allée des Oliviers derrière le camping Saint-Micheln, et je suis en plein centre-ville en moins de dix minutes. Je découvre la ville sous un autre angle qu'hier en fin d'après-midi et en soirée, et j'en profite aussitôt pour regrimper dans les hauteurs de la ville, dont vers ce "cimetière du château" avec une vue merveilleuse sur le port de Menton, et jusqu'en Italie. Je suis déjà couvert de sueur et il nest même pas encore 10 heures ; je prends une petite pause, descends au niveau de la marina, longe la mer scintillante pendant quelques temps, et je rencontre des endroits que j'ai parcourus hier, des lieux que j'ai photographiés à la faveur de la nuit. Je recherche aussi, plus ou moins attentivement, un poste Internet pour me mettre à jour comme à tous les deux ou trois jours ; je reste à celui que je trouve pendant quelques dizaines de minutes, rageant contre les claviers Azerty qui me ralentissent considérablement ; il est presque 13 heures quand j'en sors, et mon clavardage clopin-clopant m'a coûté 7.50€ ; frustré d'avoir passé autant de temps à l'intérieur dans un café Internet poche et dispendieux, je m'adonne à un coup de tête et prends le prochain bus qui se rend en direction de Nice ; je m'arrêterai quand le coeur me le dira.

Finalement, après environ 30-35 minutes à longer la superbe côte de la Riviera, et avoir spotté où se trouvait Roquebrune - que je voulais voir de toute façon aujourd'hui à un moment ou à un autre - je débarque à un endroit totalement imprévu : la richissime principauté de Monaco. La ville-pays est assez imposante : grands buildings et gratte-ciels, architecture pompeuse, centres commerciaux tellement "snotty" qu'ils en deviennent inintéressants, belvédères et parcs publics à grande échelle qui donnent tous sur la mer et les luxueux paquebots de croisière qui naviguent non loin... La ville est curieusement intriguante, je ne peux pas dire que je n'y trouve pas un charme qui n'est pas tout à fait étiolé par toute cette richesse ; cependant, peu de temps après mon arrivée et ma visite des alentours du casino de Monte Carlo, je commence à subir les conséquences de mon coup de tête de tout à l'heure : il approche 14 heures 30, je n'ai pas dîné et ma vessie commence à faire des siennes. A l'horizon, des restaurants 5 étoiles, des hôtels avec autant d'étoiles que les restaurants, des bijouteries, des joailleries, des boutiques de Chanel et d'Yves Saint-Laurent. C'est pas ici que je vais trouver un kebab... Je remonte la rue par laquelle nous sommes arrivés avec la bus 100, finit par trouver un petit snack bar qui vend ses paninis vraiment trop chers pour ce qu'ils goûtent, et ô miracle, juste à côté, des toilettes publiques, gratuites et tout ce qu'il y a de plus normal (c'est même écrit "Je suce" sur le mur, c'est pareil comme chez nous). Une fois revenu dans un état normal, je parcours d'un pas plus léger les grandes rues de la ville, avant de me diriger vers Roquebrune et la frontière française. C'est la première fois que je sors d'un pays à pied pour ensuite ne plus y revenir ; sous le soleil, je suis la route vers le Cap Martin, revenant en marchant vers Menton. Evidemment, la distance est trop grande pour atteindre la ville même de Menton, peut-être 15 kilomètres en montant et en descendant, mais j'ai parcouru une bonne distance quand je reprends finalement le bus 100 vers Menton ; il est près de 16 heures, et j'ai toujours très chaud... mais j'ai une idée pour pallier à ça.

Rendu à Menton, je débarque à Place d'Armes, longe la plage... Je me suis décidé. Je me choisis un bon endroit, enlève mon gilet, mes clés sont placées dans mon sac avec mon argent... et je saute dans la mer. Etonnamment, nous sommes à la mi-octobre, et elle est très bonne ! Je sors quelques instants, décidé à marquer le moment en me faisant prendre en photo en nageant ; je m'avance pour demander à la grosse dame juste à côté si elle peut me rendre ce service. Oups ! La pauvre était en train de remettre son soutien-gorge en tentant maladroitement de cacher sa blanche et plantureuse poitrine, alors même que je lançais ma question, debout devant elle. Mal à l'aise, je tends mon appareil à la Britnnique ; je ne sais qui de nous deux cette paire de seins a le plus gêné, mais je suis content de lui tourner le dos quelques instants pour retourner me mettre en position dans la mer. Clic ! Je la quitte, elle et ses deux enfants qui semblent aussi avoir senti le malaise, en balbutiant un "thank you" peu convaincant. Néanmoins, au total, la petite saucette a été thérapeutique, ma fatigue est toute envolée. Je soupe au McDo tout près pour ne pas me casser la tête, pusi reviens encore une fois vers la mer. Il approche les 18 heures 20, la Méditerrannée commence à se confondre avec l'horizon, mais elle demeure d'une beauté hypnotisante. Je retourne trouver la petite route qui monte au camping, après encore quelques minutes dans la vieille ville, ce soir remplie de touristes. La montée, même avec encore un peu de lumière du jour, n'est pas vraiment plus sûre qu'hier après l'obscurité ; j'arrive à l'Auberge sans incidents, mais je ne crois pas reprendre ce chemin demain.

Mes voisins de chambre pour ce soir dans la chambre 5 sont trois Portugais, vraisemblablement en virée dans tout le sud de la France pour quelques jours seulement ; je me pars du lavage en milieu de soirée avec l'aide du moustachu Henri, un homme que j'apprécie cependant beaucoup pour son humour et sa serviabilité. Je me donne ensuite quelques minutes en toute fin de soirée pour admirer la vue à partir de la terrasse, encore une petite fois...
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Comments

ibrahem10 on

hiiiiiiiiiiiiiiiiiii

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