Jour 40 : Retour en France par "la" Côte

Trip Start Sep 05, 2008
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Trip End Oct 25, 2008


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Flag of France  , Provence,
Tuesday, October 14, 2008

Une excellente journée aujourd'hui, qui commence avec cette charmante Mexicaine qui fait une recherche sur l'immigration italienne au Mexique au 19ème siècle (gageons qu'il n'y a pas des tonnes de documents là-dessus) ; une belle jasette autour d'un mini-pain et d'un café d'environ 40 millilitres. Je prépare ensuite, lentement, mon sac dans la chambre, après une douche, parce que j'ai amplement de temps devant moi ; je dis au revoir à Santiago ( le "Mexicain montréalais") et après une rapide razzia Internet pour prendre rapidement des notes sur comment me rendre à l'Auberge de Jeunesse de Menton, je fais le check-out et je vais attendre la 40, qui est méga pleine à craquer ; je suis pogné dans la porte arrière avec mon gros pack sac, coincé entre une mémé compatissante et un jeune rebelle à la coupe de cheveux dont la laideur n'a d'égale que celle de sa moustache. Bref, j'atteins la gare de Piazza Principe, bizarrement située sur la Piazza Acquaverde, après que le bus ait terminé ses longs zigs zags vers la basse-ville ; jusqu'à l'heure du midi, je me promène avec tout mon kit sur les bords du port, me faisant périodiquement harceler par des vendeurs de bibelots divers.

Retour ensuite à la gare vers midi 15, j'attends mon train qui part une quarantaine de minutes plus tard. Le voyage est, sans surprise, totalement sans histoires, sinon que de jolis villages italiens donnant sur la mer défilent par la fenêtre alors que le train longe la côte ; en approchant de Menton et de la frontière française, les montagnes, derniers remparts des Alpes, commencent à apparaître. Arrivé à Ventimiglia, ville-frontière; il ne reste plus qu'une étroite bande de terre entre la mer et les premiers monts. Nous arrivons à Menton avec quelques minutes de retard, vers 15 heures 45 ; pendant le trajet, j'ai décidé du trajet pour les derniers jours de mon voyage, et pendant que je suis à la gare de la SNCF, j'achtète mes quatre prochains (et derniers) billets de train : de Menton à Nîmes, de Nîmes à Lyon, de Lyon à Dijon, et finalement de Dijon à Paris. En attendant d'utiliser tous ces billets, Menton semble magnifique sous ce soleil qui se couche tranquillement ; signe que le citron est, très sérieusement, un élément important de la petite ville méditerrannéenne, plusieurs bâtiments, plusieurs éléments architecturaux sont jaunes, ou ont des teintes ensoleillées, c'est tout à fait charmant. Vers 16 heures 15, le truc des billets de train est réglé, ne reste plus qu'à trouver l'Auberge Saint-Michel. En suivant les indications que j'ai notées, je me retrouve très bien, et j'aboutis facilement à l'Escalier des Orangers, après les Allées de Namur ; je m'attendais à june montée difficile de ces escaliers, mais jamais à ce point. La sueur me pisse de partout, je fais plusieurs petites pauses pour récupérer, et j'arrive enfin au camping St-Michel ; l'Auberge est tout en haut de ce terrain en pente. Complètement détrempé (il faut dire qu'il fait aussi assez chaud, environ 25 degrés), je me butte à une grille fermée à clé ; l'Auberge n'ouvre qu'à 17 heures, dans vingt minutes. J'ai le temps de sécher, de mettre aussi de l'ordre dans mes préparatifs du dernier droit de mon voyage. Vers 17 heures 5, un homme à l'exubérante moustache vient ouvrir la grille ; il s'appelle Henri, semble très sympathique, et me donne les clés de ma chambre subito presto, que je puisse y déposer mes trucs et repartir visiter pendant qu'il reste un brin de soleil.

Je redescends dans les nombreuses marches de l'Escalier des Orangers quatre à quatre (c'est même forçant de les descendre, tellement la monté est à pic), et arrive presque à mon point de départ ; je me dirige d'abord vers la gare routière, ou je me repère pour sans doute prendre le bus vers Roquebrune-Cap St-Martin pendant mon séjour ici (le petit village est à peine à 8-10 minutes de bus de Menton, et semble être superbe). Je reviens ensuite directement vers la mer ; la promenade en face de celle-ci est vraiment belle, beaucoup plus calme j'imagine que celle de Nice ; je me trouve un beau point pour perdre mon regard dans la mer, et j'attends l'obscurité pour voir apparaître les lumières des petits villages de la côte. Vers 19 heures 30, armé de mon Olympus mais aussi de son fidèle trépied, je parcours une partie du vieux quartier de Menton pour y prendre quelques mignons clichés, mas je reviens assez tôt vers l'Auberge... Sauf que cette fois-ci, je passe par la route au lieu des escaliers ; cette option est dite plus facile et plus près du vieux centre-ville, mais aussi plus longue et plus éloignée de la gare, ce qui explique que je ne l'aie pas empruntée en venant. Je monte, et dans l'obscurité complète et avec les automobilistes qui croisent parfois de près ma route, je me rends compte - trop tard cependant - que cette option est légèrement plus dangereuse que les escaliers. Néanmoins, j'arrive sain et sauf à l'Auberge, où je retrouve le poilu Henri, ainsi que toute une partie du staff, dont celui qui semble le gérant de l'endroit, et qui m'aide à réserver mes prochaines nuits dans les Auberges de Jeunesse du réseau HI, au lieu que je le fasse moi-même avec le poste Internet à 5€ de l'heure devant la réception. Je prends un dernier cliché de la ville en contrebas à partir de la terrasse de l'Auberge (superbe vue), et je conclus ma soirée vers 22 heures dans la chambre, à écrire dans mon livre. Et il semble que je serai seul dans cette pièce à huit lits, ce soir... 
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