Jour 39 : Marche et petit tour en bateau

Trip Start Sep 05, 2008
1
43
56
Trip End Oct 25, 2008


Loading Map
Map your own trip!
Map Options
Show trip route
Hide lines
shadow

Flag of Italy  , Italian Riviera,
Monday, October 13, 2008

Après les copieux déjeûners allemands, suisses et autrichiens, le réveil à Genova est brutal : un petit pain, un minuscule carré de beurre, un cup de confiture (que l'on ne peut pas choisir) et un petit verre de café. Ce repas spartiate fait en sorte non seulement de durcir mon caractère, mais aussi, lorsquer je vais prendre le bus no. 40 vers le centre-ville à 9 heures 20, de penser déjà à ce que je vais manger pour le dîner. Par hasard (ou par chance), je descends avec la jeune Marcella, la Mexicaine d'hier soir au soûper, vers la Piazza Corvetto où nous descendons tous les deux ; elle se rend chercher des archives pour sa thèse, et je descends vers le vieux Genova, via la Piazza Ferrari ; je me dis aussi bien découvrir la ville en commençant par son bord de mer, et ensuite par sa vieille ville en tant que tel, surtout avec l'importance de la Méditerrannée dans l'Histoire de Genova (ville d'origine de Christophe Colomb, elle a aussi l'aquarium le plus varié d'Europe, et est l'un des ports les plus importants du continent). Quelle brillante idée ; moi qui cherchqis une possibilité d'embarquer sur un bateau pour prendre des photos de la ville à partir du port, j'en trouve un qui appartient au système de transport de Genova, et qui relie la ville à la bourgade de Pegli, quelques kilomètres plus loin. Durée : 35 minutes l'aller, prix : 2€. J'ai peine à y croire, moi qui croyais devoir payer 10 ou 15€ pour ce genre de randonnée, alors j'embarque illico ; la vieille coque de noix quitte le quartier Porto Antico, et sans jamais vraiment sortir du port de Genova (qui est d'ailleurs terriblement vaste), nous arrivons à Pegli à 11 heures 10, après une escapade qui m'a enchanté. Nous revenons à Genova-centre juste avant l'heure du midi, et je me mets en quête de bouffe, ayant depuis longtemps digéré le petit pain du déjeûner.

Je me trouve un kebab spécial, fait avec une piadina (sorte de pain pita, ou plutôt une tortilla) au lieu d'un pain ordinaire ; c'est l'un des plus délicieux que j'aie goûté. Je reviens ensuite marcher dans le port, jongle avec l'idée d'aller à l'aquarium qui s'y trouve, mais le prix (16€) me décourage un peu, et puis je veux prendre le temps de voir la ville. Celle-ci est d'ailleurs, sans dire banale, plutôt disons sans artifices : propreté moyenne, rues parfois étroites à l'extrême et donc très sombres, architecture sans grande finesse, etc. Au moins Genova donne l'impression d'être très dynamique, les gens semblent partout très actifs, la ville bouge. Ca ne m'empêche pas de passer assez rapidement à travers la vieille ville ; vers 15 heures 30, je me cherche un arrêt de la 40.

Après m'être tapé un bout d'authentique pizza italienne un peu plus tôt, en arrivant à l'Auberge peu avant 16 heures, je pense déjà au soûper (est-ce ce minuscule pain au déjeûner qui a déphasé tous mes repas de la journée ?), et je me rends à peine quelques mètres plus haut sur la Via Constanzi, au petit supermarché qui s'y trouve, et qui vient juste d'ouvrir à cette heure tardive ; j'y prends des piadinas, du fromage, du thon en boîte, et quelques broues. Revenu à l'Auberge, les broues y passent tout de suite ; j'ai l'impression d'arriver après une dure journée de travail, avec le besoin de relaxer. Je me fais ensuite mes piadnias au thon... Je jure de ne plus préparer moi-même ma bouffe d'ici la fin du voyage : dégoûlinants d'huile d'olive, mes piadinas jutent de partout; et mon soûper se transforme en cauchemar graisseux. Peu après avoir nettoyé mon bordel dans la chambre, je rencontre un de mes voisins de lit pour ce soir, un Mexicain d'origine, mais installé à Montréal depuis quelques temps ; je réussis à avoir une conversation avec lui en français avant qu'il se couche, n'ayant pas dormi la nuit dernière. Je descends en bas prendre l'air sur la terrasse avec cette magnifique vue sur le port, me contentant de regarder l'océan et la ville pendant près d'une heure. Je remonte, me couche tôt aussi, me promettant de retourner un peu au port demain matin avant de me rendre à la gare. Mon train pour Menton n'est qu'à midi 55, je vais donc retourner un brin de temps sur les lieux que j'ai préféré de Genova.
Slideshow Report as Spam

Use this image in your site

Copy and paste this html: