Jour 35 : Soleil couchant sur la Toscane

Trip Start Sep 05, 2008
1
38
56
Trip End Oct 25, 2008


Loading Map
Map your own trip!
Map Options
Show trip route
Hide lines
shadow

Flag of Italy  , Tuscany,
Thursday, October 9, 2008

Eh que j'ai mal dormi... j'avoue que j'étais un peu affecté par cette présence féminine dans la chambre, ce qui a eu pour effet de me causer un sommeil assez léger ; toujours est-il que j'estime que j'ai dormi tout au plus deux heures et 15 minutes, pour d'autres raisons également (cet espresso à dix-huit heures hier soir y est peut-être pour quelque chose). Je quitte Olga vers dix heures ; j'ai décidé de me rendre à pied à la gare, et vu que mon train vers Firenze (Florence) ne part qu'à 11 heures 44, j'ai amplement le temps. Sauf que je prends un peu trop mon temps, et que sur le plan de la ville je me trompe entre ce qui n'est qu'un banal terminal de bus de la ville, et le réel emplcement de la gare Porta Nuova, qui se trouve plus au sud-ouest. Woops. J'arrive quand même largement en avance (20 minutes), mais je n'ai pas vu ce que je me gardais pour ce matin, la tombe de Juliette près de la Via Shakespeare, bien que je sois passé tout près voilà quelques minutes. Je vais à la plateforme 10, embarque dans un train pour Bologna où je vais prendre ma correspondance vers Firenze à 13 heures 40 ; le train part bien sûr en retard, je ne sais pas pourquoi mais je m'y attendais ; nous quittons Verona à 11 heures 51, sept minutes après l'heure prévue. Espérons que je ne rate pas mon transfert.

Finalement, toujours après un voyage sans histoires (il fait beau dehors mais on dirait que, comme à Verona, un smog étouffant règne sur l'Italie du nord ; ce smog semble commencer à se dissiper à Bologna), le train arrive à peu près à temps (13h37) pour ma correspondance. Le problème : le train pour Firenze dans trois minutes apparait sur les écrans de la gare, mais pas le numéro de la plateforme d'embarquement. J'attends, les bras croisés devant l'employé antipathique de la TrenItalia qui se tient amorphe à son bureau devant moi dans la salle d'attente, que le foutu chiffre magique apparaisse. Nous sommes maintenant plusieurs minutes après 13 heures 40, et toujours rien. Pas que je sois si pressé d'arriver à Firenze ; pas de transferts de train ni de couvre-feu à cet endroit. C'est juste que, malgré le trajet total assez court (2 heures 48) à comparer à d'autres que j'ai pu faire depuis le début du voyage, je n'ai pas vraiment le goût d'être dans un train aujourd'hui ; je suis fatigué, un peu boubou et je veux profiter du beau temps. Finalement, vers 13 heures 50, je suis dans le train de la compagnie Cisalpin : plus confortable, mais aussi bien plus rapide que le précédent, qui a fait je ne sais combien d'arrêts. Pour deux distances que je considère très comparables, le premier a mis près de 2 heures entre Verona et Bologna ; le second atteint la plus grande ville de Toscane en à peine 52 minutes.

Nous arrivons donc à Firenze à 14 heures 41, avec neuf minutes de retard ; j'achète illico mon billet de train pour Menton (France) à partir de Genova le mardi 14 octobre, et aussi un aller-retour Firenze à Siena, une ville de Toscane de 54 000 habitants que l'on dit très jolie et qui, située à 68 kilomètres de Firenze seulement, est atteignable et faisable en une seule journée, voire moins. Je dispose d'un billet ouvert, je crois y aller samedi le 11, et me donner le temps de bien découvrir la fameuse Firenze demain. D'ailleurs cette ville, je la découvre assez vite aujourd'hui aussi ; ça ne me prend pas 5 minutes après mon arrivée pour me perdre une première fois en sortant de la gare Santa Maria Novella, malgré des instructions très simples pour se rendre à l'Auberge Esmerald Fields. J'arrive finalement sur la Via Agnolo Poliziano, monte à l'Auberge... où l'on m'apprend qu'ils ont aussi des bureaux au numéro 8 de la même rue et que ma chambre s'y trouve. Je m'y rends, une espèce de vieux truc qui sert d'ascenseur monte et descend au milieu de l'immeuble de quatre étages ; je préfère les marches, même avec mon gros sac de 60 litres sur le dos. On me montre un lit dans la chambre numéro 5, et je quitte illico pour aller visiter un peu la ville ; il approche déjà les 16 heures. Je redescends vers l'Arno, la rivière qui traverse la ville, et plus je vais vers le sud, plus Firenze, qui m'avait semblé manquer un peu de personnalité au départ, devient belle, puis superbe, et finalement magnifique. Les piazzi se succèdent, chacune plu belle et extravagante que la précédente ; je passe à travers la Piazza San Marco, puis la San Giovanni avec la célèbre cathédrale Santa Maria del Fiore. Après le souper, mes pas me mènent à la Piazza della Signoria, définitivement de toute beauté ; ce serait encore mieux si la copie de la statue du David de Michel-Ange n'était pas en restauration. De là, j'atteins en un rien de temps l'Arno ; avec le soleil qui se couche, la vision est tout à fait impressionnante, le Ponte Vecchio est là, dans toute sa splendeur, et bien sûr je prends un tas de photos. Après être allé jusqu'au Ponte Santa Trinita, je reviens par les plus petites rues vers le supermarché que la sympathique (et assez jolie) employée italienne de l'Auberge m'a marqué sur ma carte de la ville. J'y prends quelques broues, et aussi un snack pour plus tard ce soir ; j'arrive à l'Auberge et il est presque 19 heures. Ma fatigue non seulement causée par la marche (qui aurait pu durer encore, mais je m'en garde pour demain) mais aussi la nuit en morceaux de la veille m'incite à prendre ça cool ce soir ; je relaxe et écris dans mon livre, prépare ma journée avec ma carte pour demain, et rencontre mes voisins de chambre : Max, un Chinois très gentil et deux Bostonnaises assez cool aussi, les deux premiers ressortissants américains que je croise de tout le voyage. Et je trippe : je suis enfin à Florence en Italie ! Et ce bon vieux Max qui me dit qu'il est supposé faire encore beau demain... c'est bizarre Max pour un Chinois, non ?
Slideshow Report as Spam

Use this image in your site

Copy and paste this html: