Jour 31 : 50 kilomètres en vélo

Trip Start Sep 05, 2008
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Trip End Oct 25, 2008


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Flag of Switzerland  , Aargau,
Sunday, October 5, 2008

Je suis définitivement réconcilié avec la température : ce matin, pas l'ombre d'un nuage ne vient altérer la vue absolument époustouflante des Alpes tout autour de la principauté du Liechtenstein ; décidant de profiter de ce répit météorologique, je loue un vélo ici même à l'Auberge de Jeunesse de Schaan-Vadùz (j'avais déjà l'intention de le faire si le temps le permettait pendant mon séjour ici), mais assez cher : 22 Francs suisses (environ 20 dollars canadiens. Que m'importe ! La Suisse m'attend sous un soleil radieux ce matin, je n'ai cure de faire quelques dépenses pour optimiser ma visite.

Je quitte sur deux roues vers 9 heures 20, après un déjeûner aussi bon et varié que l'ont été tous mes autres dans un pays où l'on parle Allemand : j'atteins le Rhin (que j'ai déjà amplement croisé déjà, à plusieurs centaines de kilomètres au nord d'ici, à Strasbourg), et je le traverse. Et voilà : je suis au pays du chocolat, du gruyère et des horloges. Je suis vraiment en forme ce matin, faut croire : après avoir filé droit à travers la petite ville frontalière de Buchs, je fonce vers Grabs que je traverse aussi allégrement que la précédente, puis j'atteins les faubourgs de Gams, petit village dont j'estime la population à moins de 2000 habitants. Aujourd'hui, je fais enfin ce que je voulais faire depuis longtemps : m'éloigner du carcan des grandes villes européennes. Et ça tombe bien, la campagne suisse est magnifique, du moins du point de vue que j'en ai. Je m'approche vite des Alpes, qui entourent toute cette région où se concentre non seulement cette région de la Suisse, mais aussi une partie de l'ouest de l'Autriche, et bien évidemment le Liechtenstein également. Bref, je suis à Gams en Suisse, à des dizaines de kilomètres de toute ville de la plus minime importance, et je ne pourrais en être plus heureux.

Il est maintenant près de 11 heures 15, je suis maintenant au pied des Alpes. Je n'ai pas pris autant de photos depuis Rome voilà deux semaines ; avec mon petit sac sur le dos et l'appareil photo Olympus qui me ballotte dans le coup, je file à toute vitesse sur les petites routes qui relient les petits villages qui bordent le Rhin ; je reviens par Haag, et de là complète ma boucle en revenant sur Buchs pour le diner. Il approche midi, et à cause de l'effort, mon déjeûner est maintenant sans l'ombre d'un doute chose du passé ; il est temps de remettre du carburant dans la machine. A ce moment de la journée, je crois avoir déjà parcouru près de vingt kilomètres, si je me fis à ma carte, à mes calculs et aux panneaux indicateurs.

Après diner, je constate avec joie que le soleil continue sa suprématie dans le ciel ; j'enfourche encore une fois ma fidèle monture à 18 vitesses, détectant pour la première fois une petite douleur logée dans mon arrière-train... ça fait bien longtemps que je n'ai pas pédalé, et ce n'est pas mes jambes qui me le soulignent en premier. Je longe cette fois-ci le Rhin, bouffant toujours du kilomètre à une cadence dont je ne me pensais pas capable (c'est vrai que, pour une région montagneuse, le terrain est plutôt étonnament plat) ; j'enchaine les petits villages, des noms que même la plupart des Suisses ne connaissent même pas : Wartau, Azooms, Sargans. Ce dernier est peut-être ce qui ressemble le plus à une ville, avec ses quelques milliers d'habitants, sa vieille ville (superbe, à flanc de montagne) et son downtown surprenamment bien doté. Mais je ne trouve pas de pont à Sargans pour traverser le Rhin et revenir au Liechtenstein vers la capitale, Vadùz. Je reviens donc sur mes pas, traverse pour aboutir à Balzers, une petite ville avec une charmante forteresse perchée sur une montagne. Je fais au Liechtenstein ce que j'ai fait en Suisse toute la journée : je passe en flèche à travers les villages et petites villes, pour finalement arrêter quelques minutes à Triesen pour prendre une pause : j'ai le cul littéralement en compote. Il approche 16 heures, j'ai bien dû faire 45 kilomètres jusqu'ici. Je reprends mon chemin peu après, une grimace de douleur sur mon visage, mais bien heureux que cette journée ait si bien tourné. C'est à peine si un petit film de nuages bloque une partie du soleil.

J'atteins Vadùz, l'une des plus petites capitales du monde. Ses bâtiments sont pour la plupart très résents, signe de la volonté d'apparaitre comme une capitale moderne j'imagine, et je visite rapidement, toujours avec le vélo ; c'est pas laid du tout, Vadùz. Seulement, une ville de 5500 habitants, on en fait vite le tour : je reviens donc vers Schaan, qui est littéralement collée sur Vadùz, quelques minutes plus tard, ne m'étant entretemps arrêté que pour soûper. La soirée, on le devine, est bien tranquille. Je suis quelqu'un qui est plus actif de jour, de toute façon, et la conclusion de cette journée est tout à fait indiquée pour faire de même encore une fois. Et puis, elle a été parfaite cette journée, je n'ai pas besoin d'en rajouter : j'ai vu la campagne suisse, pédalé toute une journée de temps, pris 88 photos, et je me prépare à dormir comme une bûche. Ne me restait, sans que je le sache, qu'à rencontrer mon seul et unique coloc de chambre pour ce soir, alors que je me glissais tranquillement dans mes couvertures vers 22 heures 30 ; un Slovaque tout à fait gentil, me semblant assez cultivé, et plutôt tranquille. Après les présentations d'usage, nous nous quittons pour un sommeil bien mérité. Demain, pour ma dernière journée dans la région, je vais visiter la ville autrichienne de Feldkirch, d'où je suis arrivé samedi après-midi.
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