Jour 28 : Le petit "train-train" habituel

Trip Start Sep 05, 2008
1
31
56
Trip End Oct 25, 2008


Loading Map
Map your own trip!
Map Options
Show trip route
Hide lines
shadow

Flag of Austria  , Austrian Alps,
Thursday, October 2, 2008

Une journée en dents de scie aujourd'hui, côté péripéties : je me lève à 7 heures 40, j'essaie de ne pas réveiller l'Australien, l'Anglaise et les trois Français qui sont venus peupler ma chambre hier soir. Je termine rapidement mon sac, descends (rapidement aussi) déjeûner en bas, et de peine et de misère, je suis prêt à quitter à 8 heures 25. Mon train part dans 50 minutes, mais je ne me fais pas confiance dans cette gare de Prague plutôt mêlante ; je prends le métro à I.P. Pavlova (par où je suis arrivé voilà quatre jours et demi déjà) pour attraper ce train qui va me mener en Autriche. La plateforme d'embarquement n'est annoncée qu'avec moins de 30 minutes d'avance ; c'est la 3. Dans le train, ceux qui n'ont pas de sièges réservés (dont je fais partie) se battent presque pour avoir une place assise... Pas question pour moi de rester 5 heures et dix minutes debout ! Après arrangement avec des Tchèques déjà à moitié saoûls (mon train terminant son trajet à Munich, j'imagine que ces gens se rendent à l'Oktoberfest qui a lieu présentement), je me retrouve au banc 77, à côté d'une dame âgée, elle aussi d'Australie (décidément, ça fait beaucoup d'Aussies que je rencontre, dernièrement). J'essaie d'oublier qu'il y a environ 25 jeunes Allemandes bruyantes dans le wagon, et le trajet de Prague vers Landshut en Bavière se déroule sans histoires. On a atteint cette petite ville vers les 14 heures 30, en retard de plusieurs minutes (causé surtout par notre départ 12 minutes après l'heure prévue, à Prague), et je n'ai rien avalé depuis 8 heures ce matin ; en l'absence d'autres solutions plus gastronomiques, avant de prendre ma correspondance vers la gare de Salzbourg, je me prends vite des cochonneries dans une machine distributrice sur la plateforme de débarquement. Heureusement, j'ai aussi un siège dans le train suivant (qui n'a que deux wagons, le plus petit train que j'aie vu à date), et je me tape avec joie mes pretzels, barres Mars et autres dégueulasseries qui me servent (mais enfin, cependant) de diner.

Il se met lentement à pleuvoir sur le sud de l'Allemagne dans les dernières heures de l'après-midi ; quand nous arrivons à Salzbourg, en plein à l'heure cette fois (16 heures 50), la pluie est fine mais régulière. J'achète illico mon billet de train Feldkirch - Verona pendant que je suis là, pour toujours avoir deux billets de train d'avance, et après avoir retiré un peu d'argent (la première fois depuis le jour de mon arrivée à Dresden, et ce sont deux grands billets verts de 100€ que la machine me donne), je vais attendre la bus no. 5, direction la Jugendherberge de Salzbourg. Le chauffeur du bus est bien gentil, il me dit quand débarquer et quelle direction prendre ; je trouve l'Auberge en moins de deux. Après le check-in, je rencontre l'un de mes sept voisins de chambre (un autre Australien, pour faire changement), puis je descends au sous-sol faire un urgent lavage, car je l'avoue, les vêtements que je porte depuis ce matin ne sont pas de la première fraicheur, et ça se sent. J'ai le temps amplement de soûper à la cafétéria de l'Auberge pendant que le lavage se fait ; c'est mon premier repas "normal" depuis très longtemps, il me semble : spaghetti, petite salade, pêches au dessert. Mon linge finit par sécher - ça a été très long, je ne sais pas de quand date la sécheuse, mais sûrement du temps où les gens prenaient plus leur temps - mais il est passé les huit heures et quart, et tout ce que j'ai fait jusqu'à maintenant aujourd'hui c'est d'être assis dans un train, regarder par la fenêtre du dit train, manger des pretzels et laver du linge. De plus, la pluie incessante est un peu décourageante, mais qu'à cela ne tienne, il n'est pas question que je reste inactif plus longtemps. Je pogne le trépied et l'Olympus, et je vais prendre des photos de nuit de la vieille ville, située à peine à cinq minutes de marche ; dans le fond, je me retrouve à découvrir la ville de soir, le contraire de d'habitude. Cependant, lors de l'opération "Photographions Salzbourg de nuit et sous une pluie battante", mon appareil photo est sérieusement trempé (je tente de le couvrir un peu sous mon manteau, sans grand succès), mais je juge que le résultat valait la peine.

Il est environ 21 heures 45 quand je reviens à l'Auberge, plutôt humide de ma personne ; je ne prends même pas le temps d'aller ranger mon équipement dans le locker de ma chambre, je reste plutôt à la réception en bas, où je me prends une excellente lager autrichienne. Pendant ce temps, l'Olympus sèche, et je parcours rapidement les clichés que je viens de prendre. En revenant à ma chambre, j'écris un peu dans mon livre (j'en suis rendu à la page 131 déjà) avant de rencontrer deux autres de mes colocs temporaires, Andy et Joe, deux jeunes qui semblent avoir vus pas mal d'endroits dans le monde, ils reviennent justement de Russie. Et devinez quoi ? Ils sont Australiens. Est-ce que l'Australie au complet est en voyage ?
Slideshow Report as Spam

Comments

wizzoh
wizzoh on

Le voyage me manque déjà...
Ouais, je commence à avoir la nostalgie du voyage. Regarder des maps, choisir des endroits à découvrir, comme des mets sur un menu qui s'offre à nous. Partir, revenir, réajuster son tir au intersections. Boire une bière satisfaisante et surtout méritée par les efforts et la marche. Et surtout rigoler avec mon vieux pote et écouter de la musique en sifflant des airs et des broues.

potentille
potentille on

Allo Jonathan!
Salut Jonathan,

Oui ma boutique va bien ces temps-ci...je croise les doigts en espérant que ça continue.....!
On a eu de le neige cette semaine, jeudi le 2 plus précisement, ce que tu n'as sûrement pas vu dans tes pérégrinations mais bon tu sais comme est fait fort dans le nord! :-)
Bonne suite de voyage et continue de nous faire rêver avec tes descriptions et photos du vieux continent!

Johanne

travellingjon
travellingjon on

Re: Allo Jonathan!
Hey vous deux !

@ Johanne : Ouin ben de la neige, on en a eu ici aussi au Liechtenstein samedi dernier ! Mais bon, ça me manquait pas tant que ça finalement... Toujours content d'avoir de tes nouvelles !

@ Pierre-Luc : Salut douchebag ! Ouais ben c'est quand on se rend compte comment notre vie peut être plate quand la routine s'installe que la nostalgie apparait. Mais t'en fais pas, j'm'en viens bientôt pour qu'on déprime à deux !

Add Comment

Use this image in your site

Copy and paste this html: