Jour 22 : Ich bin ein Dresdner !

Trip Start Sep 05, 2008
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Trip End Oct 25, 2008


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Flag of Germany  , Saxony,
Friday, September 26, 2008

J'ai toute une journée devant moi : aujourd'hui, lever à 6 heures 30 pour aller prendre le train vers la ville de Dresden, en Saxe, ancienne Allemagne de l'Est. Près de six heures de train prévu, avec deux correspondances à Mannheim et à Frankfurt-am-Main. Je sais que j'en ai déjà mêlé quelques-uns parmi vous ; même avec ma feuille de la Deutsche Bahn, compagnie de train allemande, j'ai peine à m'y retrouver. Procédons par étapes...

Je quitte Heidelberg à huit heures 10 ; le train est un peu en retard, et n'ayant que sept minutes de jeu pour prendre ma correspondance à Mannheim, je stresse un p'tit brin. Finalement tout est OK, excepté que dans ce train, ainsi que le suivant vers la métropole financière de l'Allemagne de l'ouest, Frankfurt, je suis debout avec mon lourd sac à mes pieds. Grrr... j'ai payé 96€ pour ce billet de train, et je suis même pas foutu de pouvoir m'asseoir. Tant pis, ca me fera de belles jambes musclées.

Je vois finalement les gratte-ciels de celle que l'on surnomme "Manhattan-am-Main", et je "switch" vers le prochain train qui doit me mener à Dresden dans les prochaines quatre heures et quarante minutes. Dans celui-ci, j'ai finalement un banc à moi, mais pas dans le meilleur endroit imaginable : c'est un petit strapontin, juste devant l'étagère à bagages, dans le couloir et à moins d'un mètre des toilettes. Le long trajet commence ; jamais mon iPod n'aura servi autant.

J'arrive enfin à Dresden vers 14 heures et quart. A la sortie de la gare, pas de plan de la ville, pas de bureau touristique. J'ai bien quelques indications pour trouver l'Auberge de Jeunesse, mais je ne trouve pas les rues qui devraient me diriger vers elle. Finalement, je finis par comprendre, avec l'aide d'un employé de la Deutsche Bahn unilingue allemand que je dois prendre le tram 11, direction l'Elbe, trois arrêts plus loin. Eh ben voilà.

Je débarque, mais encore là zéro repère. Je demande donc, en désespoir de cause, à deux passants de bien vouloir me donner un coup de main. Quelle chance ! Ils ont sur eux une carte de la ville de Dresden ; quel dommage qu'ils m'envoient dans le mauvais sens, je retourne finalement sur mes pas. Je finis enfin par trouver un plan de la ville sur une rue qui ne me dit rien du tout. Je semble être à une quinzaine de minutes de l'Auberge, je retiens les noms de rue et les directions que je dois emprunter pour l'atteindre, et je prends aussi une photo du plan, au cas où je me perdrais encore une petite fois.

Il fait beau aujourd'hui, mais une chance qu'il ne fait pas trop chaud : malgré les 15 degrés à peine, j'arrive en sueur à l'Auberge. La chambre est très bien, et je constate que nous ne sommes que deux... Tant mieux, elle n'a pas coûté plus chère que celle d'Heidelberg, où nous étions quatre. Et hop ! Le soleil brille, c'est bien assez pour me remettre d'attaque et aller découvrir la ville, surtout que je ne suis qu'à dix minutes du centre historique. Malgré tout, je ne sais pas trop à quoi m'attendre : après tout, la ville a été rasée par un violent bombardement allié en février 1945, et je me demande ce qui reste de ce "centre historique"... Mais mes attentes sont surpassées : quelle superbe ville ! Les monuments historiques sont certes un peu noircis par la pollution, mais l'architecture est vraiment superbe, et le tout a été agencé pour ne pas tout regrouper selon un quadrillé parfois ennuyeux ; autrement dit, dans toutes les directions, il y a de quoi à voir et à découvrir. J'atteins bientôt l'Elbe, célèbre fleuve de l'Europe centrale, et je reviens dans la vieille ville sans le traverser. J'arrive à la Frauenkirche, église superbement restaurée, à l'entrée d'une place à l'architecture moderne, mais vraiment magnifique (et moi qui croyait que ces deux qualificatifs ne pouvaient se trouver dans la même phrase...). La température est vraiment cool alors je prends mon temps... Je descends ensuite la Pragerstraße vers la Wienerplatz, où se trouve la gare de laquelle je pars dimanche matin pour Prague, puis remonte à l'Auberge pour le souper... je me garde un peu de Dresden pour demain, quand même. En espérant qu'il fasse aussi beau !

Je monte à ma chambre, et mon voisin de lit est l'Allemand typiquement aryen : grand, blond, sportif, yeux bleus. Il est parti une bonne partie de la soirée, ce qui me laisse le temps de me mettre à jour dans mon livre. Et j'écris le tout en me sortant une Schwarzbier allemande.
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