La civilisation Cham

Trip Start May 07, 2012
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Trip End May 01, 2013


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Where I stayed

Flag of Vietnam  ,
Saturday, February 2, 2013


Sin Chao!!


Dans ce pays qui, selon la poésie asiatique, a une forme de dragon, nous nous trouvons maintenant en plein milieu, à mi-chemin entre Hanoï au Nord et Saïgon au Sud.



Danang


Danang, 3 ème ville du pays, a beaucoup souffert pendant la guerre, comme toute cette région, située juste sous le fameux 17ème parallèle qui sépara un temps le Vietnam Nord  (les viet minhs) du Vietnam Sud (les viet congs). Mais aujourd'hui Danang est une ville nouvelle et prospère, et cela saute aux yeux. De grandes avenues (il y a même de la place pour les piétons sur les trottoirs!), de nombreux ponts, stades et autres ouvrages de génie civil, récents ou en construction, marquent clairement le développement de la ville, autour de son "Danang Software Park". En effet la dernière mode des grosses multinationales est de délocaliser ici au Vietnam, le nouvel eldorado des bas salaires. Plus au nord nous avions déjà vu un immense centre Oracle, et d'autres usines.

A Danang, la belle promenade le long de la rivière Han préfigure déjà ce qui sera le thème de notre prochaine ville: le nouvel an lunaire, Têt en Vietnamien. Deux semaines avant la date, la promenade se remplit de statues et autres décorations temporaires, représentant toutes sortes de choses, dont évidemment le Serpent de la nouvelle année, et de murs en bacs à fleurs, qui se rempliront de couleurs à la dernière minute.



La culture Cham


La civilisation Cham a connu son apogée entre le 4ème et le 15ème siècle, principalement au centre du Vietnam. Ils ont même, à un moment, dominé les Khmers de l’impressionnant Angkor Wat au Cambodge. Les guerres successives n'ont pas épargné grand chose des Chams jusqu'à aujourd'hui, mais nous avons eu l'occasion de visiter deux des principaux sites Chams: le site de Mỹ Sơn et le musée d'art Cham de Danang. D'abord le musée, où sont rassemblées la plupart des sculptures de cette civilisation. C'est assez intéressant de voir le niveau de développement de ce peuple au moment de notre moyen-âge européen. Une des particularités des Chams est qu'ils étaient indous, alors que la plupart des vietnamiens sont plutôt bouddhistes. Les statues et décorations représentent donc Vishnou, Brahma, Shiva ou Ganesh, et c'est un des rares endroits au Vietnam ou nous les avons vus.


Le site archéologique de Mỹ Sơn est également impressionnant. Pour arriver au "pays saint" comme ils l'appelent, on  traverse d'abord de magnifiques rizières, de la couleur vert tendre des jeunes pousses repiquées à la main par des chapeaux coniques, un sacré boulot! Puis au fur et à mesure que la destination approche, les rizières font place à une foret tropicale luxuriante jusqu’à l'arrivée. Le site n'est pas très grand, mais a défaut de pouvoir aller à Angkor Wat cette année, nous aurons au moins vu quelque chose du même style. Seuls quelques temples et tours ont résisté aux aléas de l'histoire, que l'on visite entre les cratères d'obus lâchés par les B52 américains pendant la guerre. Certains sont vraiment tombés à quelques mètres de joyaux du patrimoine mondial.



Vie quotidienne


Malgré tout, impossible d'oublier que nous sommes dans un pays en voie de développement. Tous ces petits indices qui nous font de la peine, ou nous effraient parfois. Nous avons déjà beaucoup parlé des mobylettes, sur lesquelles on peut tout transporter, une famille de 4 personnes facilement (le plus grand enfant debout devant, le père au guidon, le bébé dans les bras de la maman qui est derrière), ou des objets les plus volumineux. Dans les rues touristiques on voit beaucoup d'handicapés de guerre qui mendient ou vendent des babioles. Les rues sales ne nous effraient plus, entre fourmis, cafards et détritus, même si voir un gros rat à moins de deux mètres de notre table au restaurant à gâché un peu l'ambiance du repas ce soir-là. Remarquez, c’était dans un restaurant australien plutôt chic par rapport à la moyenne, mais les tables romantiques au bord de l'eau ont parfois des inconvénients.

Nous avons noté la position de confort des vietnamiens, qui existe aussi dans d'autres pays pauvres. Nous l'avons baptisée « la position de la grenouille ». Les pieds et talons au sol, mais assis sur les talons, à 5 cm du sol. La vie se passe plus près du sol, au Vietnam. Cette position est utilisée par la femme qui coupe ses légumes, le taximan qui attend ses clients, … Plus hygiénique que de s'assoir sur le sol sale. Pourtant cette position est intenable pour un européen trop habitué à se vautrer dans de confortables fauteuils. Ici, ils ont aussi des petites chaises ou des tabourets, mais ce n'est guère mieux pour nos grandes tailles puisque le mobilier local conviendrait beaucoup mieux à nos nièces de 4 et 6 ans qu'a des adultes (petit coucou au passage!).



La montagne de marbre


Pour arriver à notre étape suivante, Hoi An, à 30 km de Danang, nous nous sommes arrêtés en chemin pour visiter la montagne de marbre. En fait, c'est un ensemble de collines à la fois lieu de culte, carrière et incontournable arrêt pour les touristes. Quelques temples sympa, des immenses grottes souterraines que les vietnamiens avaient aménagés en hôpital pendant la guerre, et plein de statues en marbre de plusieurs mètres de haut. On a hésité à en acheter une et se la faire livrer en Belgique, un beau bouddha géant par exemple. Un volontaire pour la réceptionner au port d'Anvers et la garder dans son salon en attendant qu'on rentre?



Hoi An


Hoi An est la plus belle ville du Vietnam, et nous pouvons le confirmer. Maisons basses, façades en dégradé d'ocres et de jaunes, décorations aux couleurs vives relevées par du bois tropical aux balcons, sublimes toits en tuiles, et architecture asiatique mêlée de coloniale. Hoi An a connu des influences de partout, même du Japon que l'on retrouve dans certains style de maison  ou dans certains plats traditionnels. Nous séjournons dans la rue Phan Boi Chau, au coeur de l'ancien quartier colonial français, à deux pas du marché.

On visite le vieux pont Japonais, les vieilles maisons de marchands de l'époque où la ville était un grand port sur la mer de chine. Certaines idéogrammes chinois nacrés en forme d'oiseau sont magnifiques. Comme si chaque coup de pinceau était un oiseau. Malheureusement les marchands d'époque ont laissé place au commerce moderne, où les rares souvenirs en artisanat, vaisselle laquée, baguettes, kimonos, chemins de tables brodés et objets en bambous côtoient les sacs à dos en faux North Face, les t-shirts "Good Morning Vietnam", ou "Gangnam Style", les casquettes style armée Vietcong avec la belle étoile du drapeau vietnamien ou toutes sortes de fausses marques internationales de faibles copies.

La ville prend encore plus de charme à la nuit tombée, les façades ocres éclairées par les lanternes multicolores, lorsque les vendeuses de souvenirs et autres babioles sont fatiguées d'avoir harassé les touristes toute la journée et nous laissent enfin tranquilles.



Circulation routière


Dans notre chapitre circulation routière, nous pouvons établir un classement très simple: le bus est plus fort que la mobylette, qui est plus forte que le vélo, lui même plus fort que le piéton. Ce classement correspond en général à la priorité dans un carrefour: le plus fort passe d'abord. S'il y a un contrôle technique des véhicules au Vietnam, la chose la plus importante a vérifier est certainement le klaxon. A fond à l'entrée d'un village ou d'un virage, pensez à klaxonner plutôt que de ralentir! Les plus énervants sont les klaxons intempestifs, quand il n'y a personne devant. Mais avec ce système, il n'y a que rarement des embouteillages. Celui qui boucherait le passage se ferait tellement klaxonner qu'il dégagerait sans tarder.

Malheureuse conséquence de cette circulation démente, nous avons vus 2 accidents assez sérieux et un enterrement, une dame d'une trentaine d'année, en mobylette contre un bus décédée la veille de notre arrivée. Ce fut l'occasion bien malgré nous de voir comment les vietnamiens faisaient leur deuil, puisqu'ils étaient voisins de notre hôtel et tout se passe dans la rue, dans ce pays. Ils sont habillés en blanc de la tête aux pieds, montent une tente sur le trottoir comme dans les mariages, et restent la pendant quelques jours, à prier. Il y a un nombre précis de jours pour faire son deuil: 1, 3, 7, 21, 49, 100 jours, puis un an et 3 ans, ou ils vont se recueillir.



Viet... miam, encore


Chapitre gastronomie, on continue de se régaler. Et les spécialités de Hoi An sont parmi les plus fines de tout le Vietnam. Les deux principales sont probablement le Cau Lai et la rose blanche. Le premier illustre à merveille l'histoire de la région, qui à sa grande époque était un incontournable carrefour maritime pour toute l’Asie. En effet ce sont des nouilles avec tranches de viande de porc et crudités (salade, menthe vietnamienne, coriandre, les habituels!), à part que cette fois les nouilles sont clairement japonaises, plus grosses et carrées que les nouilles chinoises ou vietnamiennes. La rose blanche est le nom poétique du ravioli à la pâte de riz, un peu comme les Dim Sum chinois. Mais la recette est secrète et il n'y a qu'une famille en ville qui la connaît, sacré monopole! Aucun cours de cuisine en ville ne pourra le proposer à ses étudiants.

Certains plats ne sont pas très compliqués: un wok avec des oignons verts, de fines tranches de bœuf, des morceaux d'oignons, de la coriandre, des pousses de soja, des champignons asiatiques noirs et de petits champignons de paris blancs, de la sauce soja et voila un magnifique bœuf sauté aux champignons, prêt en quelques minutes.
Avec Nga la couchsurfeuse, nous avons également l'occasion de gouter aux restaurants locaux et familiaux, à menu unique. Par exemple le Bale Well: à peine assis, on nous sert des espèces de brochettes de viande façon satay indonésien, un grand plat de verdure, des condiments et des feuilles de riz. A chacun de se rouler sa feuille de riz avec ce qu'il veut à l'intérieur. En extra, on peut également avoir une crêpe vietnamienne, à base de farine de riz, pousses de soja et de curcuma, qui se roule dans une feuille de riz comme le reste.


Voici les photos de Danang et les premières photos de Hoi An.

A très bientôt pour la fête du Têt

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Comments

JY on

Ne compte pas sur moi pour monter le boudha ds les escaliers...j ai deja donne avec l armoire indonesienne du voyage de noces ;-).

tibuandtintin
tibuandtintin on

Et moi qui pensait que tu avais adoré te muscler dans notre cage d'escaliers ....

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