Le feu d'artifice sur Harbour Bridge

Trip Start May 07, 2012
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Trip End May 01, 2013


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Where I stayed
AirBnb chez Nelson, Paddington

Flag of Australia  , New South Wales,
Tuesday, January 1, 2013

Bonjour tout le monde

Le drapeau est presque le même que celui de Nouvelle-Zélande: l'Union Jack anglais dans le coin supérieur gauche, la constellation de la croix du Sud, représenté cette fois par 5 étoiles blanches au lieu de 4 rouges, et l'étoile du Commonwealth à 7 branches, en plus: bienvenue en Australie!

Pour la première et seule fois de notre voyage, nous voici en terrain connu. Depuis les 6 ans de notre première visite à Sydney, la ville est toujours aussi dynamique et décomplexée, à l'image de la jeunesse australienne dont la mode est si particulière. Chez les filles, la mini mini jupe est de rigueur, de plus en plus court au fur et à mesure que se rapprochent les sorties en soirées et le weekend. Que cela leur aille ou non, l'australienne n'a guère d'auto-critique, l'important est de suivre la mode. Et elle passe son temps a tirer dessus parce qu'il y a beaucoup de vent dans cette ville. Chez les garçons, l'australien typique a des bras gros comme mes cuisses, tatoués de préférence et s'il n'est pas torse nu en ville, il porte souvent un Marcel rose échancré jusqu'au nombril, dévoilant des pectoraux rasés et luisants.

Eesti Päeva

Depuis le début de notre aventure, nous avons déjà pu vérifier avec bonheur l'adage qui dit qu'il y a au moins un Estonien dans chaque port du monde. A Sydney, ce n'est pas un, mais 6000 Estoniens, dont les familles sont arrivées en plusieurs vagues de migrations successives. Et nous arrivons dans la ville en plein dans les "Eesti Päeva", un grand festival Estonien. Concerts, événements sportifs et culturels, il y en a pour tous les gouts pendant 4 jours. Certains événements se déroulent dans la maison de l'Estonie - rien a voir avec l'ambassade - un beau grand bâtiment avec salle de concert et restaurant, où on peut prendre des cours d'Estonien, boire de la bière Saku en mangeant des toasts au hareng ou des "pirukas".

Les concerts rappellent l'ambiance familiale des concerts Estoniens à Luxembourg, pour ceux qui connaissent. On rencontre souvent les mêmes personnes, on fait un peu mieux connaissance. Les artistes viennent au restaurant avec le public, on boit un verre tous ensemble. Mais les plus marrant sont les immigrés de deuxième génération, la soixantaine ou plus, nés en Australie. Ils parlent estonien comme une vache espagnole, mélangé à de l'anglais. Certains n'ont jamais mis les pieds en Estonie et ont encore peur d y aller, plus de 20 ans après la chute du communisme. Nos préférés: Aino la dame qui vend les tickets des activités du festival, et le vieux monsieur sportif de 82 ans qui a découvert l'Estonie il y a quelques années, qui y retourne maintenant tous les ans avec ses filles, et qui essaie toujours de combiner le voyage avec une course à pied quelque part en Europe. Prochain projet: il vient faire une course à Bruxelles en 2014, combiné avec fameux Laulupidu de Tallinn.


La croisière s'amuse


Nous n'avions pas prévu de venir à Sydney spécialement pour le festival, et encore moins de participer à autant de leurs activités, mais c'est venu naturellement. De un les activités sont très bien organisées, et de deux cela nous évite de réfléchir, pour une fois, à quoi faire pour découvrir la ville.

L'activité estonienne de l'après-midi était une croisière dans les baies de Sydney. L'occasion d'explorer les alentours de façon originale et en bonne compagnie, avec Kaire Vigats la chanteuse du premier concert, Jaakup Kreem, le terminaator du deuxième concert, les autres artistes invités du festival et tous ces retraités d'origine estonienne, toujours aussi comiques et enthousiastes pour raconter leur histoire.

Vue d'en haut, Sydney pourrait ressembler au Milford Sound ou au Queen Charlotte Sound de Picton à la différence que chaque morceau de cette côte si découpée est urbanisée, remplie de villas et buildings, là où tout était sauvage en Nouvelle-Zélande. Mais ce sont les mêmes pièces de puzzle compliqué, difficile à imaginer quand on vient d'un pays où, de La Panne à Knokke-le-Zoute, la côte belge est une ligne aussi droite qu'une frontière entre les provinces du centre de l'Australie. Ici notre bateau enchaîne les baies, les célèbres plages avec ou sans filet anti-requins. Manly a par exemple eu 3 alertes au requin sur les 4 premiers jours de l'année 2013. Plage fermée. Même avec un filet, on n'est pas trop à l'aise. Il y a aussi la baie des nudistes, la baie avec l'ancienne ambassade d'Estonie, la baie de quarantaine, où jadis passagers et cargo devaient rester quelque temps, ajoutant une attente supplémentaire à un éprouvant voyage en bateau d'Europe ou d'ailleurs. Difficile d'imaginer ce que devaient ressentir ces gens en quarantaine, mais c'était probablement le prix a payer pour éviter que vermines et maladies n'envahissent le pays. La croisière commence et se termine par l'incontournable opéra et le Sydney Harbour Bridge, le magnifique pont que tout le monde connaît.


Bonne année!


Nos compagnons de route pour cette première étape dans l'île-continent s’appellent Millerine et Wally, un couple Estonien-Aussie. Ils nous emmènent d'abord dans le Centennial Park, le plus grand parc de la ville, pour un picnic au milieu d'oiseaux beaucoup plus intéressants que ceux du pays précédent: les ibis, qui sont jolis mais peu appréciés en ville lorsqu'ils fouillent les poubelles, les pigeons à crête, les cacatoès, cygnes noirs, ...
Pour le réveillon, ils nous emmènent chez des amis pour un sympathique barbecue: Marina, Chris, Chris, et Mike . Ce sont des jeunes ingénieurs qui ont tous étudié ensemble. Donc l'ambiance, entre "private jokes" et nostalgie de leur bon vieux temps à l'université, rappelait certaines ambiances qu'on a bien connu en bord de Meuse. Le seul problème est que nous sommes un peu loin du port de Sydney et de son feu d'artifice qui est une tradition, une véritable institution à Sydney. Les gens viennent s'installer dès le matin, dans les parcs, pour se réserver la plus belle vue sur l'opéra et le pont. Ils amènent leur picnic et attendent. A 21h il y a déjà un super spectacle, semblable à celui de minuit, pour que les enfants puissent aller dormir plus tôt. Le monde s'agglutine au fur et à mesure que s'écoulent les dernières heures de l'année. Cette nuit-là, un million et demie de personnes seront autour du port pour admirer les plus beaux pétards du monde. Nous sommes à une dizaine de kilomètres du centre, mais du haut d'une colline, on peut voir une partie du spectacle, qui nous en met déjà plein les yeux. Celui qu'on voit à la télévision, entre le pont et l'opéra, est en fait parfaitement synchronisé en 4 endroits différents. En prenant un peu de distance, nous pouvons profiter des quatre d'un coup d’œil. Les australiens sont vraiment des champions pour faire parler la poudre. Pour finir la soirée, la bûche de nouvel an est ici remplacée par le gâteau national, le délicieux Pavlova fait maison par Marina.

Un détail nous a marqués lors de cette soirée. A minuit, ils n'ont pas les embrassades et les "bonne année!" traditionnels. Nous ne savons pas si c'est propre à ce groupe d'amis de Wally et Millerine, ou c'est général à Sydney ou à l'Australie, mais c'est seulement deux heures plus tard, quand on se quitte pour rentrer chez soi, qu'on se dit "bonne nuit, merci pour la soirée, et au fait, bonne année!". Bizarre.

Voici les photos de Sydney

A très bientôt, et au fait, bonne année!

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Comments

JY on

Et les photos de JP en marcel rose et de Sirli en mini jupe, elles sont ou ?

De toutes facons, c mieux melbourne que sydney ;-), tout le monde sait ca !

tibuandtintin
tibuandtintin on

J'avais vraiment pas envie de me raser le torse juste pour ressembler aux Australiens, désolé pour la photo!
Pour Melbourne Vs Sydney ... je sais pas ... faudrait y retourner encore une fois pour bien pouvoir comparer :)

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