Queen Charlotte Sound

Trip Start May 07, 2012
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Trip End May 01, 2013


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Where I stayed
Parklands Marina Holiday Park

Flag of New Zealand  , South Island,
Monday, December 17, 2012


La grande traversée


Le ferry entre Wellington et Picton, de l'île du Nord à l'île du Sud, est probablement un des plus spectaculaire qu'il nous ait été donné de voir. Le voyage dure 3 heures et commence par la sortie de la majestueuse baie de Wellington. Ensuite, il y a la traversée du détroit de Cook, en pleine mer. On a de la chance avec le temps, il fait grand soleil et la mer est paisible. Rapidement, le relief de l'île du Sud apparait. Plus grande, plus sauvage et paraît-il plus belle que sa voisine d'en haut. Les fjords du Malbourough Sound installent directement l'ambiance, plantent le décor: ici, il faudra sortir ses chaussures de marches et découvrir l'île sous la semelle. Dans le plus grand silence, notre immense ferry zigzague entre les îles et presqu'îles à la végétation luxuriante. Derrière chaque virage se cache une autre baie, puis encore une autre, pendant plus d'une heure! Le Grand Architecte était certainement fâché avec les lignes droites lorsqu'il a découpé ces côtes à la façon d'un tatouage maori, c'en est presque irréel.

Trekking dans l'île du Sud

Picton est l'endroit idéal pour méditer sur l'idée du grand large, symbole de liberté. C'est un port de mer, donc le large est là quelque part, à nous tendre les bras. Mais on ne le voit pas, caché par les baies et presqu'îles qui nous retiennent à la terre ferme, comme autant d'obstacles à l'absolue liberté. Ici les points de vue sont d'une beauté classique: montagnes vertes qui plongent vertigineusement dans l'eau turquoise. Sous certains aspects, cela pourrait ressembler à Tahiti, avec des forêts de fougères pour remplacer les palmiers, pas de lagon, 10° de moins mais encore plus de montagnes. Sur le Stout Sound ou le célèbre Queen Charlotte Track, on marche des heures en pleine nature, les sentiers faisant le grand écart entre montagne, mer et forêt. Un peu comme si on mettait la petite Suisse Luxembourgeoise, en plus grand et plus sauvage, au bord de mer. Les seuls bruits qu'on entend sont "Hello" ( d'autres touristes, y'a du monde sur les sentiers), "cui cui cui" ( quelques chants d'oiseaux, mais malheureusement toujours les mêmes) et "Hello Again" pour les touristes qu'on re-croise au retour, lorsqu'on rentre par le même chemin. Il faut être réaliste, il manque la faune, ici! Les 3 mêmes oiseaux tout le temps, pas de mammifères ni de reptiles, très peu d'insectes. Vivement l'Australie, qu'on ait quelques frissons avec les araignées, koalas et kangourous dans l'Outback!

Cap'tain Cook et les maoris

L'ombre du grand explorateur du Pacifique, qui serait le premier à faire le tour de la Nouvelle-Zélande en 1769, plane toujours sur la région. Le détroit entre les deux îles porte son nom, la baie où son célèbre "Endeavor" a posé l'ancre l'indique fièrement, et on y fait souvent référence. Un bateau similaire, le "Edwin Fox", 9ème plus ancien bateau au monde, de la même époque, est à quai dans le port de Picton et nous montre un peu les conditions de navigation d'alors. Mais à entendre les kiwis, ils en parlent comme si c'était hier, et il n'a pas apporté que des bonnes choses. C'est assez drôle de les entendre pester ("bloody Cap'tain Cook!") contre celui qui a découvert leur pays et qui est en quelque sorte leur ancêtre blanc. C'est lui, ou ses successeurs, qui ont apporté la vermine dans le pays: rats et autres rongeurs, végétaux européens qui étouffent les espèces locales d'un pays qui devait être encore plus beau avant. Et beaucoup de gens lui en veulent encore d'avoir négocié des traités avec les Maoris qui leur étaient trop favorables. Aujourd'hui encore, les Maoris vont régulièrement au tribunal pour défendre leurs droits. Impossible pour un blanc d'acheter un terrain en réserve Maori; ils réclament maintenant le droit à l'eau, disant que les sources leur appartiennent. Et plus drôle, ils réclament le droit à l'air, qui leur appartient: ils demandent donc des taxes pour les avions et pour les ondes radio, qui utilisent leur air! Comme si la radio faisait partie de la culture ancestrale de ceux qui n'avaient que des arcs et des flèches avant l'arrivée des Européens. Sous certains aspects, la relation avec les maoris est un frein au développement du pays. Ils étaient là avant et ont des droits qu'ils entendent bien faire respecter. Mais le pire c'est que les Maoris viennent des îles. Ils ne sont arrivés en Nouvelle-Zélande sur leur pirogues que vers 1200 après J.-C. Malgré cela, la cohabitation entre les Maoris et les "blancs" est bien meilleure qu'en Australie, ou on partait encore à la chasse à l'aborigène jusque dans les années 1960, et ces pauvres gens ont été asservis par l'alcool et la drogue pour tristement devenir de vrais rebuts de la société.

Chasse au sanglier

Notre principale rencontre cette fois était chez Pirjo et Marc, un couple estonio-kiwi de Blenheim. Chouettes discussions sur la culture kiwi, les maoris, la politique, mais un peu surréaliste, en train de cuisiner des frites (voir ci-dessous) avec un kiwi qui, l'alcool aidant, devient de plus en plus insistant pour m'emmener à la chasse au sanglier (ou une espèce de cochon sauvage du bush) pendant que la grand-mère essaie subtilement de changer de sujet. Ici la chasse se fait à l'arme blanche, façon traditionnelle. Le fusil, c'est pour les filles! Ils ont des chiens qui vont traquer l'animal, le mordre en attendant que le chasseur arrive avec son couteau. Rassurez-vous, nous avons réussi à décliner l'invitation.

Dernier conseil de routard: attention à la frite!

Lorsque vous voyagez à travers le monde, vous êtes souvent appelés à parler de votre pays et de ses spécialités. En cuisine, le réflexe naturel est de nous lancer dans une éloge de la frite belge, qui n'a rien à voir avec les "french fries", avec nos baraques à frites le long de la N4, la double cuisson 160° - 190° très particulière: les kiwis n'ont jamais entendu ça! Mais le problème, c'est s'ils vous mettent au défi, en fin de soirée, de leur en préparer. C'est là qu'il faut être très attentif. Même si la découpe est bonne, les température scrupuleusement respectées ... ils n'ont pas de "bintjes" comme chez nous! Et le résultat avec leurs jeunes patates nouvelle saison risque d'être décevant. La prochaine fois, on essaiera peut-être avec des kumaras, une espèce de patate douce typique de Nouvelle-Zélande. Pour les spécialités culinaires belges, préférez toujours le bon vieux Waterzooi en une simple soupe de poulet présentée avec de la béchamel, mais qui a un nom "bizarre" que les étrangers ne connaissent pas, donc ça excite leur curiosité sans mettre la barre trop haut en étant trop difficile à réaliser. De plus, un kiwi est rural, il n'a pas l'enthousiasme optimiste d'un américain ou la subtile diplomatie d'un anglais: le kiwi dit ce qu'il pense, sans prendre de gants, que ça plaise ou non! Et ici, les frites belges, c'était non.

Noël en t-shirt

Et ici aussi l'ambiance de Noël s'installe progressivement, mais de façon très bizarre. A la radio, les chants de Noël alternent avec les spots publicitaires de santé publique: la Nouvelle-Zélande est le pays avec la plus grande concentration de cancers de la peau, mettez toujours de la crème solaire, le soleil tape fort! Les gens ici font l'effort de décorer un sapin de noël, mais rien à voir avec le robuste ardennais: ils sont souvent moches, les branches qui pendouillent par le dessèchement. Pas facile de tenir un sapin vert en plein été.

On vous envoie plein de soleil pour les fêtes: n'oubliez pas votre crème solaire!

Voici les photos de Picton

A bientôt!
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Comments

JY et alice on

Faire des frites a un maori en fin de soiree....tick ! Decidement tu mets la barre tres haut ....;-). Quand meme decu que tu ais laisser passer l occasion de la chasse au sanglier au couteau.....bon on peut tjrs essayer a Villeroux qd tu reviens !
Next challenge (pour une portion de vraies frites belges) - jouer une mi-temps de rugby avec des neo-zelandais (et etre reserviste ne compte pas ! )...;-)

tibuandtintin
tibuandtintin on

Excellente idée, la chasse au sanglier au couteau a Villeroux! Ca peut etre marrant. Par contre, pour le rugby en NZ ca risque d'être chaud, on quitte déjà dans 2 jours. Mais je vais voir ce que je peux faire. Peut-etre chez les wallabies...

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