Jardinage et travail des vignes

Trip Start May 07, 2012
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Trip End May 01, 2013


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Flag of New Zealand  , North Island,
Monday, December 10, 2012

Taumata­whakatangihanga­koauau­o­tamatea­turi­pukaka­piki­maungah­oronuku­pokai­whenuaki­tanatahu

Au cours de notre voyage, nous devons souvent faire des choix. Chaque région que nous visitons  apporte son lot de frustration par les choses que nous n'avons pas le temps de faire. Mais ça fait partie de l'aventure. Sur la route de Taupo vers Martinborough, côté Est, nous devons citer le mont Taumata­whakatangihanga­koauau­o­tamatea­turi­pukaka­piki­maungah­oronuku­pokai­whenuaki­tanatahu, le plus long du monde. Verifiez si vous voulez, ce n'est pas une blague. A prononcer d'une seule traite, les Maori le font même avec une patate chaude dans la bouche. Ce mont Taumata­whakatangihanga­koauau­o­tamatea­turi­pukaka­piki­maungah­oronuku­pokai­whenuaki­tanatahu n'était pas nécessairement prévu dans notre programme, mais avec un nom pareil, Taumata­whakatangihanga­koauau­o­tamatea­turi­pukaka­piki­maungah­oronuku­pokai­whenuaki­tanatahu, c'était très tentant! Tintin aurait pu facilement refiler ce nom au capitaine Haddock pour ses célèbres insultes. Nous sommes passés à une cinquantaine de kilomètres seulement de Taumata­whakatangihanga­koauau­o­tamatea­turi­pukaka­piki­maungah­oronuku­pokai­whenuaki­tanatahu. On sera peut-être obligés de faire un deuxième tour du monde avec tous ces endroits manqués, comme Taumata­whakatangihanga­koauau­o­tamatea­turi­pukaka­piki­maungah­oronuku­pokai­whenuaki­tanatahu. On entend déjà les commentaires qui disent que nos textes sont trop longs. Ici, c'est pleinement justifié, surtout pour parler d'un endroit où nous ne sommes pas allés. Par contre, la scenic road de Peep-O-Day avec ses paysages et ses troupeaux de moutons au milieu de la route, valaient le détour.


Michel et Odile


Cap vers le sud donc, plus précisément Martinborough, petite ville ultra chic entourée de vignobles et d'oliviers, avec les rues en forme d'union jack, le drapeau anglais, à une heure de route de Wellington, pour y retrouver Michel et Odile, des amis belges. Ils sont kiwis pour un an et nous initient au Wwoofing (World Wide Opportunities on Organic Farms). Le concept est sympa: des voyageurs, souvent des jeunes, vont dans des fermes ou chez des gens bio, et sont logés et nourris en échange d'une demi journée de travail par jour. C'est très développé en Nouvelle-Zélande. Nous avons pu y participer pendant quatre jours, les propriétaires étant chaque fois flexibles pour deux personnes supplémentaires. Cela commence chez Ann et James, dans les vignes dont il fallait redresser les branches et enlever les bourgeons et petites branches des pieds. Chouette expérience pour ceux qui aiment en déguster le nectar.


Baptiste


L'après-midi, nos amis avaient prévu de nous emmener faire le tour des vignobles pour des dégustations. L'avantage de ce petit village est que les propriétés sont petites et le tour peut facilement se faire à pied. Et la surprise supplémentaire est que nous devons fêter la naissance de Baptiste, futur centre avant ardennais des Diables Rouges, dont nous sommes très fiers. Le pinot noir et le Cab'Sav' (cabernet sauvignon), en bonne compagnie, conviennent parfaitement pour ce genre de célébration. Espérons que les factures de téléphone Nouvelle-Zélande – Belgique ne soient pas trop exagérées lors de cette soirée tellement exceptionnelle que seule Tibu ressentira le petit tremblement de terre de 7h du matin, les autres dormaient trop profondément.


Des jardiniers de compète !


Notre seconde expérience Wwoofing est plus cool, chez Ineke et David, une famille aisée qui a un jardin trop grand pour eux. La aussi, le côté écolo-bourgeois ressort : des noix à la place de la poudre à lessiver (et nous portons les mêmes vêtements depuis 6 mois, c'est pas encore cette fois-ci qu'on les aura bien propres!), du ketchup fait maison (on a la recette, pour les barbecues européens de l'année prochaine), des œufs frais du poulailler au fond du jardin et tous les légumes poussent dans de belles petites jardinières surélevées pour ne pas se faire mal au dos, et équipée d'arroseurs automatiques. Et nous devenons une vraie équipe de jardiniers professionnels: brosser la mousse sur les briques, étendre des écorces dans les parterres, retourner le compost pour l'aérer. Nous sommes probablement trop rapides, et Ineke a décidé de nous « prêter » à sa copine Anna, au bout de la rue, pour nettoyer ses parterres. Anna a un jardin immense autour de son château, et c'est là que va se dérouler le mariage du fils de Ineke dans quelques mois, donc le prêt n'est pas complètement désintéressé. Le château a jadis appartenu à monsieur Martin, fondateur de la ville de Martinborough. Et nous n'y perdons pas au change puisqu'il y a un jacuzzi, idéal pour décontracter nos muscles après quelques heures de désherbage. Ce désherbage de l'autre côté de la planète nous apporte aussi un problème inattendu: comment reconnaître une mauvaise herbe d'une bonne, si toutes les plantes sont différentes de ce qu'on connaît en Europe?


Les otaries du Cap Pallister


Un autre avantage du Wwoofing est qu'il laisse les après-midi libres pour le tourisme, avec le picnic fourni par nos employeurs. Nous voilà donc en route pour le Cap Pallister. Comme d'habitude, des magnifiques chemins de randonnées du DOC en parfait état ( DOC= Département of Conservation, le ministère du tourisme, qui entretient tous les chemins de trek et les campings). L'occasion d'apprendre l'histoire de la fameuse « silver fern », la fougère d'argent symbole de la Nouvelle-Zélande. Il y a beaucoup de grandes fougères dans le pays, comme celles d'Europe, mais en plus grand. Et au dos, certaines feuilles sont très claires avec des reflets argentés. Les Maoris les déposaient sur le chemin, comme le petit poucet, pour s'orienter avec le reflet de la lune dans les feuilles. Pour se rafraichir de notre randonnée, nous passons le long de la côte admirer les otaries qui sont vraiment au bord de la route. Ici pas besoin de payer un tour comme a Puerto Madryn en Argentine  et on peut s'en approcher comme on veut. Par contre, détail qui n'apparaît pas sur les photos, les otaries ne sentent pas très bon. Bizarre pour des animaux qui passent leur temps dans l'eau. Un peu plus loin, la pointe sud de l'île du Nord est symbolisée par le phare surnommé par Michel « phare du Standard ». On se demande bien pourquoi.

Voici les photos de Martinborough

A bientôt

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