Irreductibles Gallois en Patagonie

Trip Start May 07, 2012
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Trip End May 01, 2013


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Flag of Argentina  , Patagonia,
Monday, October 22, 2012

Holà! Que tal? Todo bien? (Bonjour, comment ça va? Tout va bien?)

Voila comment on se salue en Argentine. C'est un peu comme en Europe "Salut, ça va?" qui en fait n'est pas vraiment une question puisqu'on répond toujours la même chose. Essayez donc de répondre "Et bien en fait, je suis content que tu me le demandes, parce que aujourd'hui ça ne va pas très fort. J'ai des problèmes avec ceci et cela...". Les américains sont les champions pour ça ("Hi, How 're you doin?"). L’Argentine ne se débrouille pas mal non plus. Ils posent la question par gentillesse évidement, ou un peu par réflexe, insistent pour être sûr que tout va bien, mais soit n'écoutent pas la réponse, soit l'autre personne n'ose pas répondre honnêtement comment il va. Même certaines caissières du supermarché nous demandent parfois "Comment ça va? Tout va bien?". Un détail qui nous a marqués en Argentine.

Mate


Nous avons déjà un peu parlé du mate à Iguaçu et de son impact social, mais en passant plus de temps en Argentine, on découvre de plus en plus de détails sur cette véritable culture. D'abord la technique: verser généreusement de l'herbe à mate dans la calebasse (qui sert de tasse). Ensuite couvrir la calebasse avec la paume de la main et la retourner en secouant, de façon à ce que les petites poussières viennent se mettre au dessus. Ensuite caler la bombilla ( prononcer bombicha), cette espère de paille métallique, dans le fond de la calebasse, et verser de l'eau chaude. Il y a toujours une partie d'herbe sèche qui flotte sur le dessus. On ne touche la bombilla qu'avec la bouche, elle doit rester dans le fond. On reverse de l'eau sur la même herbe plusieurs fois. Quand on est entre amis, on fait tourner la calebasse, mais on la rempli chaque fois. Si quelqu'un n'a pas tout bu et le passe à son voisin pour terminer, on dit que ce dernier lui volera sa chance en même temps. Pour passer la calebasse à quelqu'un, il faut toujours lui présenter la bombilla devant. C'est la coutume de partager le mate en buvant à la même bombilla. Avec leur sac à mate, leur thermos et leur sachet d'herbe, on a l'impression que leur but est de boire le mate dans les endroits les plus insolites possibles: dans un parc, dans le train, sur le trottoir, même si ce n'est pas si facile à transporter et à préparer. Petite variante, le terere: on remplace l'eau chaude par du jus de fruit local, c'est à dire de l'eau et de la poudre ou une espèce de limonade, ils ne sont pas très "jus de fruit frais" ici.


Les animaux de la péninsule Valdez


Nous sommes donc descendu en Patagonie, à Puerto Madryn, pour voir les baleines. Mais nous avons vu beaucoup plus que ça. Sans que ce soit prévu, nous avons fait un véritable safari patagonien. La péninsule est un endroit protégé de quelques centaines de kilomètres. A peine arrivés, voici un petit tatou qui traverse la route devant nous alors que nous avons passé 3 jours dans le Pantanal au Brésil à le chercher en vain! Pour continuer, voici le mara, ou lièvre de Patagonie, qui ne porte pas très bien son nom puisqu'il existe également en dehors de la Patagonie, et surtout il ne fait pas partie de la famille du lièvre, mais plutôt du capibarra, qu'on avait vu au Pantanal. Pour continuer, nous avons maintenant vu les 4 fils de la famille lama: après le lama, l'alpaca et le vicuña en Bolivie, voici le guanaco. Ils se ressemblent tous un peu, mais seuls les deux premiers sont domestiqués. Enfin, on doit citer également les nandous de Darwin, cousins de l'autruche qui paissent tranquillement avec les moutons merinos.


Et en mer...


Et côté marin, c'est évidemment la baleine franche australe qui attire tous les touristes. Entre 30 et 50 tonnes, cette belle bête est impressionnante, et tout le monde retient son souffle quand elle sort la tête pour expirer le sien, ou qu'elle se met a sauter, toute guillerette, autour du bateau. Mais c'est quand elle passe juste sous le bateau que le moment est le plus émouvant. Les bébés ont quelques semaines maintenant, et restent avec leur mère pour téter les 125 litres de lait maternel par jour. Les baleines ont le museau rempli de crustacés parasites, qui font le bonheur des goélands. Les oiseaux sont d'ailleurs le plus gros problème des cétacés puisqu'ils leur piquent la peau et laissent parfois de dangereuses cicatrices.


Entre terre et mer


En regardant bien à la surface de l'eau, on aperçoit souvent des lions de mer, qui ne sont pas des phoques mais plutôt des otaries. Les éléphants de mer, eux, sont les plus gros représentants de la famille des phoques, ils pèsent plusieurs tonnes. Les pauvres doivent onduler péniblement pour avancer, ça ne doit pas être facile. Enfin, les colonies de pingouins de Magellan font toujours sourire, avec leur démarche si particulière. Ils sont des millions à venir se reproduire dans la région.


Irréductibles Gallois


Un peu à l'intérieur des terres, un petit village peuplé d'irréductibles résiste toujours à l'envahisseur. En fait, historiquement c'est plutôt le contraire qui s'est passé: en 1865, quelques navires d'immigrants du pays de Galles ont débarqué. Ils cherchaient à fuir la Grande Bretagne où leur religion et leur langue étaient interdits. Ils ont fondé Puerto Madryn et les autres villes aux alentours, mais aujourd'hui on les retrouve principalement dans le village Gaïman. Cela donne un endroit insolite au milieu de la Patagonie, où les panneaux sont écrits en espagnol et en gaélique, l'architecture est différente, et rempli de salons de thé très british. Le thé se boit selon la tradition, avec une montagne de scones et autres pâtisseries typiquement galloises. Avec le doggy bag, notre petit déjeuner du lendemain était tout trouvé! Autre petite attraction de la ville, un ancien tunnel de chemin de fer, devenu piétonnier. Il fait un virage souterrain, et n'est pas éclairé, donc pendant une dizaine de mètres on se retrouve complètement dans le noir. On perd la lumière de l'entrée, et on ne voit pas encore de lumière de la sortie. L'étudiant de l'office du tourisme nous avait prévenu « continuez à avancer dans le noir, après 10 mètres vous verrez la lumière de la sortie ». Et puis, soudain, le bout du tunnel. Expérience intéressante.

Voici les photos de Puerto Madryn.

Bises à tous ceux qui nous suivent dans nos aventures

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Comments

Séba on

Magnifique...
Mais quels paysages ...

Jeanine on

Magnifique, et intéressant, comme d'habitude.

Tellement mignons, les pingoins ,

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