Safari du nouveau monde

Trip Start May 07, 2012
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Trip End May 01, 2013


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What I did
pantanal national park

Flag of Brazil  , State of Mato Grosso do Sul,
Tuesday, August 28, 2012

Bonjour tout le monde!

La suite de nos aventures nous amène à l'ouest du Brésil, dans l'état du Mato Grosso do Sul pour visiter le Pantanal. Nous commençons par la capitale, Campo Grande. C'est une immense ville qui fait un peu midwest américain.  Elle est étalée sur des kilomètres de grandes avenues, quelques gratte-ciel au centre, et rien d'intéressant à visiter. Et la campagne du Mato Grosso do Sul se résume à d'immenses propriétés agricoles de plusieurs milliers d'hectares. Il paraît que c'est la région d'origine de Michel Telo et son fameux "Ai Se Eu Te Pego". Pour les brésiliens des villes, il est un peu "paysan" et ses chansons n'ont rien d’exceptionnel si on comprend les paroles. Mais son style rythmé avec accordéon passe en boucle ici aussi sur les radios, et ils ont la même overdose que nous en Europe!

Nous rencontrons Barbara et Frederico deux couchsurfers extrêmement enthousiastes. Après avoir ensemble défini le meilleur package pour visiter le Pantanal, ils nous emmènent dans leur restaurant – cachaçaria favori, le Feira Central pour gouter une espèce de hachis parmentier avec de la viande de bœuf séchée au lieu du haché, et du manioc pillé pour remplacer la pomme de terre: délicieux!

Le Pantanal est le plus grand marécage du monde et les animaux y sont plus faciles à voir que dans l'épaisse forêt amazonienne, surtout maintenant en saison sèche, quand les points d'eau se font rares. C'est l'occasion de se remémorer les notions de botanique de notre enfance. L'Amérique du sud n'est pas l’Afrique, et la faune est complètement différente. Les tapirs, fourmiliers, armadillos et jaguars ont remplacé les éléphants, zèbres et lions de notre safari tanzanien. Malheureusement nous ne serons pas gâtés en mammifères, nous ne verrons pas grand chose à part quelques otaries d'eau douce, quelques singes, quelques cervidés et l'incontournable capibarra, le plus gros rongeur du monde, un des symbole de la région avec son museau si caractéristique. Coïncidence amusante, nous sommes toujours accompagnés d'un prêtre pour nos safaris. En Tanzanie, nous avions Marie, une suédoise qui était pasteur protestant, et ici nous avons dans notre groupe Pedro, un brésilien qui est prêtre catholique au Luxembourg! Pedro est un sacré bout-en-train très charismatique, n'hésitant pas se glisser discrètement derrière un touriste en train de photographier un étang rempli de caïmans, et à lui pincer le mollet en imitant le cri du reptile. Ou alors il utilise sa profession pour négocier, en tant que prêtre en vacances, une ration de cachaça supplémentaire gratuite, tout ça avec beaucoup d'humour.

Dans les rivières, il y a une grande concentration de caïmans (impressionnants mais inoffensifs) et des mythiques piranhas. D'après le guide, on peut nager sans problème dans la rivière. Les piranhas attaquent seulement si on ne bouge pas, ou qu'ils sentent le sang! Pour éviter la baignade, nous prendrons comme excuse que l'eau n'a pas l'air très propre. Si la pêche est un sport qui demande traditionnellement de la patience, celle aux piranhas est l'extrême inverse. Un petit morceau de viande rouge à l’hameçon, on lance sa ligne et on attend ... une seconde, voire une seconde et demi. Après, il faut enlever sa ligne, et c'est garanti que la viande n'y est plus. Si on a bien accroché son appât, il y a une chance d'avoir un carnassier au bout. Le guide nous le sert frit avec un peu de citron... pas terrible finalement, malgré tout ce qu'ils dévorent, ils n'ont que les écailles sur les arêtes.
Histoire de boucler la boucle alimentaire, nous offrons aux caïmans le surplus de notre pêche. De leur coté, les piranhas ne se gênent pas pour manger la queue du reptile, et nous aurons l'occasion de gouter dans un restaurant de la ville à côté le même caïman grillé, tout comme le capibarra au bacon d'ailleurs. Aucun des deux n'a de réel intérêt gastronomique.

Si nous étions impressionnés par la flore de la Costa Verde, ici la faune nous étonne. Surtout les oiseaux, multicolores, de toutes tailles et très nombreux. Les aras, perroquets et autres toucans nous accompagnent dans la pousada Santa Clara, la ferme-auberge qui organise le safari. Et les Jaiburu (une espèce de cigogne à tête noire et cou rouge, un autre symbole du Mato Grosso do Sul), faucon noir, ibis, iguanes ne sont pas en reste.

Dans le cadre du safari, nous avons parcouru la région de nuit, de jour, à pied, en bateau, en jeep, et même à cheval. Oh!, ce n'est pas que le canasson soit un pur-sang bien fougueux, mais notre voyage nous donne l'occasion d'essayer de nouvelles choses et de nouvelles sensations, par exemple en traversant la fameuse rivière remplie de piranhas sur notre monture. En safari de nuit, les yeux des caïmans se reflètent dans le spot lumineux de notre guide, et les petites lumières orange sont si nombreuses qu'on se croirait dans une ville ou au bord d'une autoroute.

Pour visiter le Pantanal, toutes les agences touristiques offrent des packages similaires tout inclus, avec toutes les activités en petit groupe. Nous formons une chouette équipe avec Daisuke le japonais, Joyce l'américaine, Daniel et Andreas les deux allemands, Padre Pedro et Sandro le guide. Après le Pantanal, nous nous retrouverons tous à Bonito la ville à coté (6 heures de bus quand même) et par hasard nous nous croiserons tous en rue pour prolonger l'ambiance dans les bars de la ville.

La plus grande communauté de Japonais en dehors du Japon se trouve au Brésil, à São Paulo. En visitant la grotte de l'eau bleue de Bonito avec Daisuke, qui lui est un vrai touriste japonais, nous rencontrons une famille d'immigrés en vacances depuis São Paulo. Ils ont gardé certaines habitudes de leur pays d'origine, comme la photographie, puisqu'ils ont insisté pour me prendre en photo avec eux, et je ne connais même pas leur nom! Et pour les brésiliens, les japonais sont la principale figure de l’Asie. Donc ils appellent tous les asiatiques "Japo!" ou "Japonais", même pour Joyce qui est américaine d'origine chinoise. En discutant avec Padre Pedro, qui connait pourtant le prénom de Daisuke mais continue à l'appeler "Jap", on comprend que ce n'est pas choquant pour eux, c'est juste une habitude culturelle.

Nous avons déjà dit que Campo Grande était très "campagnard", que dire alors de Bonito, petite ville très tranquille, à part sa caravane publicitaire pour les élections d'octobre. Le Mato Grosso do Sul est le pays des "gauchos", ces cow-boys sud-américains avec concours de lasso et chapeau de circonstance. Nous avons assisté à la demi finale du concours, c'est assez impressionnant: une vache dans l’arène, à pleine vitesse, et le gaucho à cheval doit la rattraper avec son lasso. Ça ne prend que quelques secondes, et ils manquent rarement leur cible. Mais avec un commentateur au micro digne des plus belles heures du Maracana, à faire pâlir Roger Laboureur, des musiques de Cowboys pour faire danser les dames, des vendeurs de selles, chapeaux et autres accessoires, on s'y croirait vraiment.

Outre les téléphones animaliers, la ville et les alentours sont réputés pour la pureté de leurs eaux. Le fond des grottes est d'un bleu magnifique, et on voit sans problème les plusieurs mètres de fond des rivières en nageant au milieu des poissons.Malgré la vague de froid, on se sent bien à Bonito, en sécurité, et c'est l'idéal pour terminer notre chapitre brésilien.

Voici les photos du Pantanal et de Bonito.

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Comments

James on

Fishing for Piranha! Knocks my fishing stories sideways :-)

JY on

Ok, pictures are proofs u were not lying...piranha fishing - ticked !

I still wonder why they don t eat the horse when it cross the river....maybe they don t like the taste ?

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