Cuisine brésilienne

Trip Start May 07, 2012
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Trip End May 01, 2013

Flag of Brazil  , State of Rio de Janeiro,
Tuesday, July 31, 2012


Enfin le grand tour a commencé! Et il commence en force avec la mégalopole carioca de 8 millions d'habitants dont les quartiers font rêver a la simple lecture: Copacabana, Ipanema, Botafogo, Maracana, entourés de favelas, et jalonnés de montagnes dont les plus célèbres sont certainement le Corcovado (le christ rédempteur) et le pain de sucre.

Nous séjournons au sommet de la colline de Santa Teresa. Bonne pioche parce qu'il nous permet d'avoir une vue d'ensemble sur Rio de Janeiro tout en restant un quartier très calme, presque francophone et plutôt sûr. La ressemblance avec le Montmartre parisien est frappante. Rues pavées, ateliers d'artistes, et sérénité dans les rues du sommet. Après le symbolisme, cubisme et autres surréalisme, nous avons découvert une nouvelle forme d'art qui pourrait s'appeler le "recyclisme", tellement c'est à la mode ici. Lola et son atelier-café, Getulio Da Mata et son studio sous un arbre, et même le célèbre Escadaria Selaron, l'escalier aux contre-marches multicolores, est décoré avec des morceaux de carrelage que l'artiste a récupérés ça et là ou que des touristes lui ont envoyés par la poste.

Les favelas font partie intégrante de Rio de Janeiro. Ce qui frappe dans cette ville, c'est la proximité entre les quartiers. D'une rue à l'autre, on quitte un endroit touristique pour rentrer dans une favela sans s'en rendre compte. Depuis quelques mois, le gouvernement a entrepris un grand processus de pacification de ces quartiers, avec police, unités médicales mobiles, écoles. Malgré les évidentes bonnes intentions de ce projet, les brésiliens sont très critiques. D'une part, parce qu'il a fallu attendre que Rio décroche l'organisation des jeux olympiques et de la coupe du monde de football pour qu'on s'attaque au problème, et d'autre part parce que les gangs de drogue et de violence vont simplement se déplacer, et pour aller où? La nuit à Rio, on entend parfois des coups de feu qui résonnent dans les collines. Impossible de dire si ils tirent à balles réelles ou veulent simplement avertir les "collègues" d'une patrouille de police.

Dans notre tradition de rencontres insolites, nous avons bu un café chez Emilio Rodriguez dans sa Casa Do Barista. On pensait entrer dans un café-atelier d'art comme chez Lola ou d'autres dans Santa Teresa. On entre et on demande si c'est ouvert, des gens nous accueillent gentillement et il y a une espèce de bar dans la pièce principale, jusque là ça a l'air bon. Il n'y a pas de "menu" à proprement parler, le serveur nous propose un expresso ou un cappuccino, rien d'autre. Cela nous convient donc on commande. On nous sert sur la chouette petite terrasse typique d'artiste, avec une vue magnifique sur Botafogo, le pain de sucre et les favelas aux alentours. Sur la balustrade, Emilio tente d'attirer un toucan avec papaye et banane. On demande l'addition: c'est gratuit! On nous a simplement indiqué une tirelire pour donner ce qu'on veut. Au final, il semble que ce soit une école de cappuccino, où les gens viennent apprendre à dessiner des fleurs en versant le lait dans le café (voir photos)! Un moment complètement surréaliste. Finalement, à bien y réfléchir et à repasser dans la rue encore une fois le lendemain, la galerie d'art était plutôt la porte d'à coté...

Les brésiliens sont plutôt coquets. C'est amusant de voir les serveurs de restaurant se recoiffer systématiquement lorsqu'ils passent devant un miroir, ou de lire les couchsurfers imposer à leurs invités, via leur profil sur internet, que chacun prenne "au minimum une douche par jour". Bien sûr cela se traduit aussi sur les plages d'Ipanema ou Copacabana, ou les maillots de bain minuscules mettent en valeur des corps en pleine(s) forme(s). On y exhibe fièrement ses muscles et les derniers résultats de sa chirurgie esthétique.

Nos rencontres couchsurfing à Rio sont très culinaires. Avec Alex le couchsurfeur, nous dégustons des baccalhau, boulettes de poisson comme au Portugal, et le succulent bœuf brésilien, n'en déplaise aux amateurs de blanc-bleu-belge. Il nous emmène dans le restaurant "Garota de Ipanema" (la fille de Ipanema), c'est ici qu'a été composée la célèbre chanson si représentative de la Bossa Nova brésilienne. Sur la plage en face, nous pouvons apprécier l'efficacité des sauveteurs en mer. Pas de Pamela Anderson, même si beaucoup pourraient facilement soutenir le casting, mais plutôt un hélicoptère et un grand filet de pêche. En volant bas, l'hélicoptère va littéralement à la pêche aux surfeurs, revient vider son filet sur la plage pour repartir, sans atterrir!

Après Alex sur Ipanema, nous rencontrons Filipe sur Copacabana. Il a réussi à nous dénicher des vélos pour profiter de la grande avenue qui longe les plages, traditionnellement fermée aux voitures le dimanche. Entre "marche de danseurs de tango", statues de sable et coucher de soleil sur la plage, chaque paillote possède au moins un écran pour montrer le sacro-saint championnat de foot, prononcez "foutchebol". En soirée, Filipe nous fait découvrir les jus de fruits locaux. Quel bonheur de vivre dans un pays tropical, pour pouvoir proposer des dizaines de jus avec des fruits aux noms aussi rêveurs que Acerola, Graviola, Pomme de Cajou... et tous les autres que nous n'avons pas (encore) compris! Notre objectif pour ces quatres semaines au Brésil sera de goûter tous les fruits. Déjà fait: Acai, très à la mode ici, Graviola, Cupuaçu, et un cocktail tonique Acai-Bettrave-Guarana.
Pour terminer ce long chapitre culinaire, la tradition du samedi midi est le feijoada: oreilles, queues et bas-morceaux de porc lentement mijotés dans une sauce aux haricots noirs, servi avec du riz, des épinards, de la poudre de manioc, le tout sensé représenter les couleurs du drapeau brésilien. Voilà, on l'a fait une fois, mais on n'en reprendra peut-être pas samedi prochain...

Prochaine étape, les chercheurs d'or de Ouro Preto, mais nous repasserons à Rio après, parce qu'on n'a pas encore tout vu ici!

Voici les premières photos de Rio.
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Comments

Kristina on

Aah, looks so nice and colourful:)!
Loved the chocholate spoon :) and all the juices with its fancy names.. Ironman juice sounds pretty dangerous :D :D :D (from one of the pictures with juice menu)..

Triinu Heinonen on

NIce!

tibuandtintin
tibuandtintin on

we picked our hostel randomly from Internet, but it happened to be in the best neighbourhood of Rio. Santa Teresa is like Montmartre in Paris - interesting artists, houses and great views over Rio. Juices are just wonderful! You should have seen us in a fruit shop, we were like little children in a toy shop. There are so many interesting fruits that we have never seen.

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