Entre Europe et Asie

Trip Start May 07, 2012
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Trip End May 01, 2013


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Where I stayed

Flag of Turkey  ,
Friday, May 11, 2012

Et voilà, le grand voyage a enfin commencé.

Le premier jour fût consacré aux moyens de transports. Pour arriver chez notre hôte à Istanbul, nous avons pris dans l'ordre: la voiture, le train, l'avion (en Belgique), le métro, le tramway, et le ferry (en Turquie) pour traverser le Bosphore et nous retrouver du coté asiatique de la ville! Mention spéciale pour les transports en commun stambouliotes, neufs, propres, simples et efficaces. C'était aussi l'occasion de faire une première visite de Istanbul-by-night, cette mégalopole de 15 millions d'habitants est impressionnante et il nous tarde de la découvrir en détails.

Côté logement, notre première rencontre a mis la barre très haut: Ghazwan, syrien arrivé a Istanbul l'année dernière, est aux petits soins avec ses couchsurfers. Il en a hébergé 5 en même temps, un russe, un allemand, un anglais et nous. Son record est 9, la semaine dernière! Son appartement n'est pas très grand mais on s'en sort très bien. Il est le premier à dormir sur le sol si tous les lits sont occupés. Nous n'étions plus habitués à tant de gentillesse et de générosité, totalement désintéressée, de la part de quelqu'un que nous n'avions jamais vu avant. Ça fait chaud au cœur. Il paraît que l'hospitalité syrienne est reconnue. Mais on sent quand même la tristesse lorsqu'il parle de son pays natal: espérons que la guerre là-bas trouve une issue rapide!

Les quartiers de la ville défilent sous nos yeux: La partie asiatique est plus résidentielle et plus populaire, mais aussi beaucoup plus conservateur: impossible de trouver une bière ou une mini jupe à Üsküdar! Sur la côte européenne, nous enchaînons mosquées, bazar aux épices, places, tours et passages très "parisiens". La mosquée de Soliman le magnifique, récemment rénovée, est particulièrement impressionnante. Le dôme, supporté par seulement quatre piliers, culmine à plus de 45 mètres.
La mosquée bleue n'est pas en reste. Encore plus grande, elle fût construite par le Sultan Ahmed en face de Sainte-Sophie, et paraît-il juste quelques centimètres de plus que cette dernière, pour être symboliquement un peu plus grande. Les deux architectures se répondent avec évidence. Et les petites mosquées locales ont aussi leur charme et leur "spiritualité". C'est étonnant de voir que chaque turc que nous rencontrons tient à nous montrer sa mosquée!

Istanbul, dont le symbole est la tulipe, donne une impression d'espace assez agréable. Les places et avenues sont assez larges, et la ville s'étale sur les rives du Bosphore et de la corne d'abondance, ce qui fait que beaucoup de quartiers ont leur rivage sur l'un ou l'autre. Nous prenons le thé sur la promenade le long du Bosphore, goûtant les premiers rayons de soleil de l'année tout en regardant le va-et-viens des gros cargos russes qui transportent le pétrole de la mer noire vers la mer de Marmara, pour ensuite accéder à la Méditerranée. Ou un autre thé au sommet de la colline Pierre Loti, un écrivain français émigré ici. Pierre n'est plus des nôtres, mais la vue de la-haut, est magnifique. Au pied de la colline, la mosquée, encore une, d'Eyüp Sultan, avec la tombe de ce disciple du Prophète, qui a essayé de prendre la ville vers les années 700. Le seul bémol est le manque de parcs: le seul endroit vert de la ville est autour de Topkapi.

Et les journées sont rythmées par les cinq prières journalières parfaitement synchronisée entre chaque mosquée. Et elles sont nombreuses. Les muezzins doivent avoir un réseau bien organisé pour être aussi précis!

Le soir, nous nous initions au backgammon, le passe-temps national. Dans les restaurants moins touristiques, il n'est pas rare de voir une pile de 10 à 15 boîtes de jeu, et lorsque les gens ont terminé leur repas, chaque table se met a jouer. Pour sortir, c'est à Taksim qu'il faut aller. C'est là que turcs et touristes font la fête toute la nuit dans une atmosphère très "barcelonaise". Nous déambulons jusqu'au pont Galata dans des rues noires de monde, où se côtoient mosquées, églises et Starbucks coffees (le temple des américains, chacun sa religion!). Et nous ne sommes qu'un mercredi de début mai, imaginez un weekend en été!

Coté gastronomique, les turcs cachent bien leur jeu! Ils exportent leurs pitas et dürüm partout dans le monde, qui sont les plats simples et "fast food", mais gardent le meilleur pour eux! Poissons grillés frais du jour, sandwiches de poisson (les fameux balikli ekmek), et les moules farcies avec du riz parfumé à la cannelle. Vendues à même la rue, avec un peu de citron, c'est un vrai délice. Et la limite de calories est atteinte avec les célèbres Baklava, espèce de loukoum au miel. Nos hôtes d'un soir, Nathalie et Ahmet, ont le bon goût de choisir pour nous le meilleur magasin de baklava de la ville. En boissons, nous avons pu apprécier le café turc, cet expresso non filtré, dont on laisse le marc au fond de la tasse. Il sert par après, pour prédire l'avenir. Ou la variante syrienne, parfumée à la cardamone. Ils ont aussi une espèce de lait-yaourt un peu sûr, mais délicieux.

Nos différentes rencontres nous ont permis de bien nous imprégner de la vie locale. Les gens ici sont vraiment gentils, généreux, et aiment parler de leur pays et de leur ville. En rue, dès que nous avons l'air de chercher notre chemin, les gens nous abordent pour proposer leur aide. Notre stupide réflexe de méfiance et de paranoïa occidentale nous rend même parfois mal à l'aise: ils veulent juste nous aider. Nous avons appris par exemple que beaucoup de textes étaient encore écrits en ancien ottoman, avec alphabet arabe. En particulier dans les mosquées. Les sourates du coran étant, elles, écrites en arabe. C'est Atatürk, le père de la nation, qui a imposé l'alphabet latin au début du siècle dernier. Et certains sages d'ici disent que c'est la pire chose qu'un chef peut faire a son peuple, puisqu'il le coupe de son histoire. Nos livres d'histoire le décrivent comme l'homme qui a créé la Turquie moderne. La réalité n'est peut-être pas aussi évidente pour tout le monde.

Depuis le début 2000, ils ont quelques projets d'envergure comme un immense canal pour dévier les gros cargos hors du Bosphore, ou un tunnel sous ce dernier, pour relier l'Europe à l'Asie, en construction par les Japonais. Et enfin, attention, après Kiss Kiss, il paraît que Tarkan nous prépare un nouvel album!

Nos amitiés à Ghazwan, Faruk, Orhan, Nathalie et Ahmet, nos merveilleux guides dans la ville aux 7 collines.

Nous étions loin de nous douter d'un tel bijou à seulement 3 heures d'avion de Bruxelles.
Allez-y! Nous-même y retournerons certainement, il y a encore tellement de choses à y faire, et nous n'avions que quatre jours.

A nous l'Afrique, maintenant!

Les photos d'Istanbul sont disponibles sur ce lien.

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Comments

JY on

Non seulement, on a de vos nouvelles mais en plus on apprend pleins de choses interessantes (vivement le nouveau tube de Tarkan !). Keep posting !

Antho on

Super résumé !
Fais pas cette tete JP... c'est des moules ;-)

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