La Paz éternelle / La Paz forever

Trip Start May 18, 2010
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30
Trip End Aug 17, 2010


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Monday, August 9, 2010


La Paz éternelle
La Paz forever

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Avant même de commencer ce grand voyage en Amérique du Sud, La Paz était une de ces villes qui avait déjà pour moi une aura particulière, comme un symbole majeur dans un continent qui n'en manque pas. Et c'est drôle, autant je n'ai aimé aucune des grandes villes que j'ai visitées (Montevideo est une petite ville!), autant je me suis senti bien dans le chaos de La Paz, il y avait comme une certaine harmonie. Alors c'était sûr que j'allais y retourner, et y passer un peu plus de temps.

Et comme si elle souhaitait m'impressionner dès les premiers instants, La Paz m'a très bien accueilli: l'arrivée en avion, sur une mer de nuages transpercée par les pics des Andes, des vagues de brumes grimpant sur leurs flancs, fut simplement éblouissante. J'aurais donné beaucoup pour être aux premières loges dans le poste de pilotage! Une fois au sol j'ai retrouvé tout de suite mes repères, je me souvenais de quel transport en commun prendre, où aller, les noms des rues et monuments, c'est comme si je n'en n'étais jamais parti...

Bien sûr il y a eu des mauvaises surprises et des points négatifs, comme mon estomac me faisant des misères pendant 3 jours (mais aucun problème avec l'altitude), les prix ayant massivement augmenté en 18 mois, et l'auberge dans un état assez lamentable. Mais en fin de compte tout ça n'était pas très important par rapport à d'autres: il y avait plein de manifestations du côté de Potosi dans le sud de la Bolivie, impossible de visiter Potosi ou Uyuni, frontières bloquées avec l'Argentine et le Chili, une vraie galère. Les touristes qui ne s'étaient pas faits prendre au piège rebroussaient chemin vers le Pérou, plans annulés et ratant le magnifique Salar...

Quand à moi, j'ai rencontré le second matin Vicky, une anglaise fraichement débarquée, sans ses bagages (oubliés à Miami par la compagnie), ne parlant pas espagnol et joyeusement perdue. Moi, tout content d'être à nouveau ici, je lui ai servi de guide et nous avons marché dans tous les coins de la ville pendant deux jours. En particulier nous avons fait le musée des instruments de musique de la Calle Jaén, une superbe collection, et nous avons passé plein de temps dans les marchés, parce qu'elle avait besoin de pas mal de choses! Elle a récupéré ses bagages à la dernière minute, mais malheureusement son tour organisé a dû être massivement écourté à cause des manifestations, c'est vraiment triste.

J'ai aussi été visiter Tiwanaku (écriture bolivienne, du côté péruvien ils écriraient plutôt Tihuanaco), un site Inca entre La Paz et le lac Titicaca. Je l'avais raté la première fois, et j'en avais beaucoup entendu parler en bien, alors il était sur ma liste pour cette fois-ci. Peut-être ai-je vu trop de ruines impressionnantes; celui-là m'a déçu. C'est chaotique, mal présenté, cher, je n'y ai rien appris, et la statue la plus impressionnante est dans un musée sans avoir le droit de prendre de photo et un garde super aggressif nous saute dessus dès qu'on pose la main sur l'appareil...

La plus grande surprise est vraiment à quel point La Paz a changé en si peu de temps. Je mentionnais la hausse des prix, en moyenne tout est 50% plus cher. La ville a aussi changé visuellement, avec de nouveaux bâtiments et de subtiles différences un peu partout. Et le tourisme a complètement explosé! L'an dernier, nous avions dû organiser pas mal de choses nous-mêmes pour descendre à Rurre en bateau sur le Beni, l'option "aventure" pour y aller. Aujourd'hui toutes les agences le mettent en avant, et ça semble être la manière normale de le faire. Et il m'avait été impossible de trouver un pantalon de marche à ma taille, alors qu'il y a maintenant tellement de boutiques de matériel d'aventure qu'une rue est surnommée "North Face alley"! (En réalité ça devrait être "Doite alley", parce que s'ils mettent North Face et autres marques US en avant, ils vendent surtout du Doite, marque chilienne de bonne qualité et moins chère.)

Et puis La Paz est l'endroit où j'ai acheté mon billet de retour. Il fallait bien que ce voyage s'arrête un jour, pour beaucoup de raisons dont laisser la place à d'autres destinations! Quelque part c'est symbolique que je l'aie fait ici, dans cette ville si particulière. Bien sûr ça a été dur et j'ai eu un moment vraiment triste, mais puis-je réellement me plaindre?

Cette semaine passée à La Paz aura été vraiment chouette, et je n'ai qu'un seul regret. J'avais envie de m'acheter un charango, ces petits intruments à cordes typiquement Sud-Américains. Mais avec l'augmentation de prix (+100% pour les instruments), un charango coûte aujourd'hui aussi cher que ma guitare il y a un an et demi! Je voulais aussi rencontrer le fabriquant de ma guitare, ma fidèle compagne de voyage qui a fait le tour du monde, et en profiter pour lui demander de choisir un charango de bonne qualité pour moi. À la dernière minute ça n'a pas fonctionné et je suis reparti sans charango. Et je m'en mords les doigts.

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Even before starting that great South America trip, La Paz was for me one of those cities with a peculiar aura, like a major symbol in a continent with so many of them. And it's funny, as much as I didn't like any big city that I visited (Montevideo's a small city!), as much as I felt right in the chaos of La Paz, as if there was some sort of harmony. So it was clear that I was going to go back there and spend a bit more time.

And as if she was trying to impress me straight from the beginning, La Paz welcomed me warmly: arriving there by plane, over a sea of clouds pierced by the summits of the Andes, waves of mist climbing on their slopes, was simply stunning. I would have given a lot to be in the first row then, in the pilot's cabin! Once on the ground I immediately found my marks again, I remembered which bus to take, the names of the streets and monuments, as if I had never left...

Of course there were nasty surprises and negative points, like my stomach being messed up for 3 full days (but no problem with the altitude), a massive price hike over the last 18 months, and the hostel in an awful state. But all in all it wasn't much compared to others: there was a massive strike in Potosi, in the south of Bolivia, impossible to visit either Potosi or Uyuni, borders closed with Argentina and Chile, a real pain. The tourist that hadn't gotten stuck down there were backtracking towards Peru, plans cancelled and missing the superb Salar...

Well on my side I met on the second morning Vicky, a British girl who had just arrived, without her luggage (forgotten in Miami by the airline), speaking no Spanish and blissfully lost. Very happy to just be there, I guided her into the city and we walked around most of its interesting areas for two days. In particular we went to the musical instrument museum in the Calle Jaén, a magnificent collection, and we spent quite a lot of time in the markets as she needed many things! She got her luggage back at the last minute, but sadly the program of her tour had to be massively shortened because of the strike, it's really sad...

I also went to visit Tiwanaku (that's the Bolivian spelling, in Peru they would write Tihuanaco), an Inca site between La Paz and the lake Titicaca. I had missed it the first time around, but I had heard quite a few good things about it, so it was on my list this time around. Maybe I've seen too many great ruins, but I was disappointed by those ones. It chaotic, poorly presented, expensive, I didn't learn anything, and the most interesting statue is inside a museum wher you can't take pictures, and a very aggressive guard barks as soon as we put a finger on our cameras...

The biggest surprise was really how much La Paz has changed in so little time. I was talking about the price hike, in average everything increased by 50%. The city changed visually too, with new buildings and subtle differences everywhere. And tourist went over the top! Last year we had had to set up quite a few things ourselves to go down to Rurre by boat on the Beni river, the "adventure" option at that time. Now every single tour agency advertises it, and seems to be the normal way of doing it. And I hadn't been able to find a pair of trekking trousers at my size, while now there are so many stores of backpacking gear that one street is even nicknames "North Face alley"! (Actually it should be "Doite alley", because if they put forward North Face and other US brands, they mostly sell Doite, good quality and cheaper Chilean brand.)

And then La Paz is the place where I bought my return ticket. This trip had to be over at some point, for many reasons including making room for new destinations! In a way having done it here is quite symbolic, in this oh so peculiar town. Of course it's been hard and I've had a very sad moment, but can I really complain?

This week spent in La Paz was really great, and I have only one regret. I wanted to buy myself a charango, one of those typical small South American stringed instruments. But with the price hike (+100% for musical instruments), a charango today costs more than my guitar a year ago! I also wanted to meet the luthier who made my guitar, my trusty travel companion that went around the world, and then to ask him to pick up a good charango for me. At the last minute it couldn't be done, and I left without a charango. And I kick myself for that.
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