Mini-salar y empanadas

Trip Start Nov 13, 2008
1
62
65
Trip End Jul 26, 2009


Loading Map
Map your own trip!
Map Options
Show trip route
Hide lines
shadow

Flag of Argentina  ,
Wednesday, May 13, 2009


Mini-salar y empanadas

----------

Le départ d'Asunción a été une dernière aventure Paraguayenne. Le guide de voyage indiquait que pour se rendre à Salta en Argentine, il n'y a pas de ligne de bus directe alors la seule option est de prendre un bus a 6h du matin qui nous dépose quelques heures plus tard à Resistencia, de perdre la journée là-bas puis prendre le prochain bus de nuit pour Salta. Le coup de 6h du matin ne me plaisait vraiment pas et puis tout ce programme me paraissait bizarre, alors je ne me suis pointé au terminal de bus d'Asunción que vers 9h30 du matin. Là je me suis rendu compte qu'aucune compagnie ne partait pour Resistencia avant l'après-midi! Je me renseigne partout, et j'obtiens la garantie-juré-pas-de-problème-on-le-fait-tout-le-temps que les bus arrivent à Resistencia avant le départ du bus de nuit pour Salta, donc tout content j'achète mon billet, je laisse mes sacs à la consigne et je vais me promener et manger.

Un peu plus tard en attendant à l'extérieur du terminal, j'ai fait connaissance avec un groupe de mennonites allemands venant probablement d'une colonie perdue au fin-fond du Gran Chaco. Enfin faire connaissance c'est beaucoup dire, je suis allé poser quelques questions et me suis fait recevoir de manière glaciale: seul le patriarche parlait (un espagnol très mauvais, bien pire que le mien!), les autres hommes me regardaient désagréablement, et les femmes gardaient le regard vissé au sol. Mêmes vêtements selon le sexe, dans leur petite bulle, impossible d'établir le contact. En fin de compte c'est un chauffeur de taxi sympa qui m'a expliqué tout ça...

Pour se rendre en Argentine il faut s'éloigner d'Asunción, le fleuve-frontière y étant trop large et non ponté. Après 20 minutes de bus hors de la ville nous arrivons à notre frontière: c'est un ruisseau minuscule qu'on peut presque enjamber, et des deux côtés des oisifs y pêchent en discutant. :) Autant la frontière était symbolique, autant les formalités de douane en Argentine non: tous les sacs sortis, fouillés, les passeports emportés pendant 20 minutes avec interdiction de sortir du bus, pire que le passage de frontière Bolivie / Chili. Je fais à cette occasion connaissance de Reto et de sa soeur, deux suisses que j'avais aperçus la vieille dans le marché d'Asuncíon, et qui sont dans le même bus.

Deux minutes après avoir passé la frontière le bus s'arrête dans une station essence, et j'en profite pour m'acheter mes premiers alfajores depuis des semaines! J'étais en manque, c'est tellement bon, je me suis empiffré pour rattrapper le temps perdu... :D

Après ça le reste du trajet en bus est devenu digne des Monty Pythons. Le chauffeur s'arrêtait partout sans raison apparente, s'est perdu au moins une fois de manière majeure, faisait des détours bizarres, et en fin de compte nous sommes arrivés à presque minuit au terminal de Resistencia! Tout y était fermé sauf le bureau de notre compagnie de bus, la soeur de Reto fonce et s'achète un billet pour continuer dans le même bus jusqu'à Córdoba, mais bien sûr pour Reto et moi Salta c'est raté... Petit tour en taxi et nous voilà à chercher une auberge (pas nombreuses et étonnamment chères pour un trou paumé comme ça), avant d'en trouver une correcte, mais complètement vide et à moitié en travaux. Nous nous sommes retrouvés dans une chambre miniature, tellement que nous avons dû garder certaines de nos affaires sur nos lits pendant la nuit, alors que la salle de bains était immense et vide, avec juste une baignoire dans un coin et un lavabo dans l'autre! :)

Après avoir perdu la journée suivante dans cette ville poussiéreuse à prendre des cafés en terrasse et à répondre à nos emails, nous avons finalement pris le bus de nuit pour Salta. Reto avait une provision d'excellentes empanadas achetés au terminal (20!), moi j'avais une provision d'alfajores, et nous avons fait du troc en cours de route. :)

Comme c'est déjà la saison touristique la vieille ville de Salta est un peu chaotique, mais cela n'enlève rien à la beauté de la ville, qui est très jolie, avec une très belle Plaza de Armas, et de super bonnes empanadas de tous les côtés. Reto rejoignait des copains dans une auberge, moi j'ai préféré m'éloigner et m'installer un peu en dehors du quartier touristique: un peu plus de marche pour tout faire, mais plus calme, moins cher, avec une piscine et des asados le soir! :)

Le truc que je voulais faire à tout prix à Salta, c'est le Tren a las Nubes, le train des nuages. Reto et moi nous sommes même arrêtés au bureau de la compagnie avant de déposer nos sacs! Et là, mauvaise nouvelle: beaucoup plu les deux mois précédents, ligne endommagée, remise en service prévue au plus tôt dans deux semaines, réalistiquement dans un mois. Quelle déception... :(

Alors en fin de compte je me suis détendu, et j'ai fait une grande virée dans les montagnes et l'altiplano à côté de Salta. La salina n'était pas impressionnante après le Salar de Uyuni, mais lors de cette journée j'ai eu un coup de coeur immense pour l'altiplano, ses llamas et ses petits villages perdus. J'en garderai probablement quelques unes des images les plus symboliques de mon voyage! :)

Salta a aussi pour moi une saveur particulière, puisque c'est la dernière étape majeure de mon voyage. Demain je repars en direction de Santiago au Chili, avec juste un arrêt d'une nuit à Mendoza, et puis tout sera terminé. C'était donc ma dernière "nouvelle ville", ma dernière découverte. Même si je suis très fatigué de toute cette aventure extraordinaire, juste là j'ai un petit quelque chose de coincé en travers de la gorge...

----------

Leaving Asunción ended up being one last Paraguayan adventure. The travel guide mentions that to go to Salta in Argentina, there's no direct bus line so the only option is to leave on a 6 AM bus, get off in Resistencia by midday, then waste the afternoon and wait till the evening to take the night bus to Salta. The whole 6 AM idea didn't really agree with me and that whole plan seemed strange, so I only showed up at the bus terminal around 9:30 AM. Then and there I realized that no bus would be leaving for Resistencia until the early afternoon! I got information from everyone, and I'm told cross-my-heart-we're-doing-it-all-the-time that those buses would reach Resistencia in time for the night bus to Salta. So I happily bought my ticket, dropped my luggage at the deposit, and got out to have a walk around and eat.

A little bit later, as I was waiting outside the terminal, I came to meet a group of German mennonites coming probably from a remote colony lost deep within the Gran Chaco. Well I say meet, but that's a bit of a misstatement: I went to ask a few questions and got welcomed icily; only the patriarch would talk (in a badly broken Spanish, much worse than mine!), the other men would watch me unpleasantly and the women kept their eyes down and bolted to the ground. Each sex wearing the same clothes, in their little world, impossible to establish a contact. In the end it's a friendly taxi driver who explained me all of that...

To cross over to Argentina we had to drive away from Asunción, as the river there is too wide and not bridged. After 20 minutes out of the city we reached the border: it's a tiny river that we could almost jump, and on both sides some lazybones were fishing and chatting all together as a big happy family. :) After that, the customs procedure on the Argentinian side were as painful as the border was symbolic: all luggage out, emptied and searched, all passports taken away for 20 minutes as we were not allowed to leave the bus, even worse than the Bolivia / Chile crossing. At that point I met Reto and his sister, two Swiss whom I had seen from a distance the previous day in one of Asunción's markets, and who are in the same bus.

Two minutes after finally crossing the border the bus stops in a gas station, and I take advantage of that to buy my first alfajores in weeks! I had been in withdrawal, it's so good, I stuffed myself (an got a nice sugar high) to make up for the lost time... :D

After that the bus trip became quite Pythonic. The driver would stop everywhere without any obvious reason, got lost big time at least once, was doing strange detours, and in the end we reached Resistencia's terminal shortly before midnight! Everything was closed but for our us company's office, Reto's sister rushed in to buy a ticket to keep on going in the same bus until Córdoba, but of course for Reto and myself well Salta's bus had been gone for hours... A little taxi ride later and we're looking for a hostel (few and far apart, and surprisingly expensive for a hole like that) before finding a decent one, but completely empty and being renovated. We found ourselves in a tiny room, so small that we had to keep some of our stuff on the beds during the night, while the shared bathroom was huge and empty, with just a tub on one side and a handbasin on the other... :)

We lost the next day in that dusty town randomly going around, drinking coffees at terraces and answering to our emails, and finally in the evening we hopped on the night bus to Salta. Reto had stockpiled on excellent empanadas bought at the terminal (20 of them!) while I had a substantial reserve of alfajores, and we swapped during the trip. :)

As it was already the beginning of the touristic season the old city of Salta was a bit chaotic, but this doesn't take anything away from the beauty of the city, which is really pretty with a beautiful Plaza de Armas, and great empanadas on all sides. Reto was meeting up with some friends in a downtown hostel, but I chose to drop my bags off in another one a bit out of the centre: a bit more walking to do everything but quieter, cheaper, and with a swimming pool and asados in the evening! :)

If there was one thing I really wanted to do in Salta, it was the Tren a las Nubes, the train to the clouds. Reto and I event went to the company's office before dropping our bags off! And there, bad news: the line has been damaged by heavy rains in the last couple of months, won't be running before at least two weeks, more likely a month. What a disappointment... :(

So in the end I relaxed, and went on a day tour of the surrounding area. The salina wasn't that great after having seen the Salar de Uyuni, but during that trip I completely fell for the beauty of the altipano, its llamas and tiny lost villages. In all likeliness I'll keep from that trip a few of the most symbolic pictures of this continent. :)

Salta also has for me a very peculiar meaning, as it's the last major stop in my trip. Tomorrow I'll be leaving to Santiago in Chile with a one-night stopover in Mendoza, and then everything will be over. So it was my last "new city", my last discovery. Even if (or maybe because) I'm dead-tired, right now I've got a little something stuck in my throat...

Slideshow Report as Spam

Use this image in your site

Copy and paste this html: