Quel endroit naze... / What a lousy place...

Trip Start Nov 13, 2008
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Trip End Jul 26, 2009


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Flag of Brazil  , State of Rio de Janeiro,
Wednesday, April 15, 2009

Quel endroit naze...
What a lousy place...

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Je suis donc arrivé à Rio en avion, pour éviter la galère d'autant d'heures de bus. Le voyage en soi s'est très bien passé, et le choc fut en sortant de l'avion, avec la température et l'humidité! Après un long voyage en taxi et avoir presque perdu ma carte de banque, je suis arrivé à ma première destination, Ipanema. C'est le quartier considéré comme le plus chouette de Rio, mais malheureusement en arrivant je me suis rendu compte que toutes les auberges y étaient pleines! J'avais bien essayé de réserver en avance, mais personne ne s'est donné la peine de me répondre... Alors avec un autre voyageur dans la même situation, j'ai pris le chemin de Copacabana, où bien sûr il y avait de la place, mais qui est nettement moins bien qu'Ipanema. Petit détail, le chauffeur de taxi ne savait même pas comment y aller, nous avons dû sortir nos cartes minuscules pour lui montrer la route...

Une fois installé dans une chambre avec air conditionné (plus chère!), j'ai fait quelques petits trucs à Rio histoire de découvrir. En particulier, j'ai fait un tour des principales attractions de la ville. Rio étant très grand, c'est difficile de faire tout ça sans perdre une éternité dans les transports, alors c'était réellement plus simple d'embarquer dans le minibus! Malheureusement j'y suis allé au beau milieu d'une fin de semaine fériée, alors il y avait un monde fou, en particulier au pied du Cristo Redentor! C'était tellement bondé qu'après 3 photos et 10 minutes à lutter pour pouvoir avancer, j'ai fini par redescendre...

Le reste a été un peu plus calme. Le Sambódromo et son musée étaient bien marrants (regardez les photos!), la Catédrale étrange, et finalement le clou du spectacle a vraiment été la montagne du Pain de Sucre. Nous y sommes arrivés en fin de journée, alors que les touristes commençaient à en partir, et nous sommes restés là-haut pour voir le soleil se coucher derrière les montagnes. Il faisait nettement plus frais là-haut, nous pouvions nous asseoir et regarder tranquillement le paysage, c'était enfin un moment de détente.

Le lendemain je voulais me promener un peu du côté d'Ipanema et voir un peu la ville, alors je suis parti à pied. Malheureusement la seule carte de la ville dont je disposais était terrible, les rues étaient mal indiquées, et de manière générale fausses. Je me suis perdu à de nombreuses reprises, une vraie galère! Il faisait une température terrible, et l'humidité était étouffante. Finalement après des heures j'ai fini par trouver une boutique que je cherchais, et m'acheter une nouvelle paire de sandales! Ce sont des Havaianas, la marque emblématique du Brésil, et il était vraiment temps de remplacer mes vieilles sandales des Galapagos...

Cela dit, cette virée m'a permis de prendre un peu la mesure de deux quartiers de Rio, Ipanema et surtout Copacabana. C'est une zone supposée riche, touristique et tout, mais la réalité est tout autre. Les rues sont sales, bruyantes, polluées, mais c'est la norme à Rio. Devant des boutiques visiblement dédiées exclusiment au tourisme, c'est une Cour des Miracles qui est installée sur le trottoir: hommes et femmes à qui il manque des jambes, des bras, défigurés par Dieu seul sait quel accident, des enfants rachitiques, handicapés ou mutilés, dormant presque nus à même le sol ou sur quelques cartons aplatis, toute une misère au grand jour et étalée aux yeux de ceux qui peuvent (et veulent!) la voir. Au milieu de tout ça, des grands connards blonds et tatoués, surf sur l'épaule, roulent des muscles pour des filles exhibitionnistes au rire sonnant faux, sans y prêter la moindre attention. J'en avais mal au coeur...

Finalement, il fallait que je me plie à la tradition et je suis allé faire un tour d'une favela. Ce sont les célèbres bidonvilles encerclant Rio, où en fait la majorité de la population de l'agglomération vit. Le tour de l'auberge allait dans la favela Rocinha, la plus grande de Rio et accessoirement la plus développée et la plus "propre", servant de modèle à suivre aux autres. Le minibus qui nous y a conduit refusant de passer la "frontière" de la favela, nous avons sauté sur le moyen de transport local, le moto-taxi, pour nous rendre en haut du flanc de montagne avant de redescendre à pied. Sans casque, roulant comme des fous dans l'unique rue au milieu de la favela, nous avons grimpé à toute allure au sommet! Tout le monde était un peu blanc en arrivant, même si l'adrénaline nous donnait envie de redescendre pour refaire un tour de moto... :)

La favela ne présente aucun intérêt en soi: c'est un tas de maisons miteuses entassées les unes sur les autres, avec de minuscules ruelles les séparant, et de nombreux tas d'ordures se transformant en rivières d'ordures quand la pluie les fait glisser à flanc de montagne. L'odeur dans ces coins est nauséabonde, et tout le monde vit au milieu de tout ça. On y retrouve bien sûr la classique prostitution, et c'est le royaume des narco-trafiquants. De manière très ironique, pour avoir la paix ils font régner un ordre impreccable dans la favela elle-même, et pour nous-autres touristes c'est certainement l'endroit le plus sûr de Rio! Comme nous disait notre guide, le gars qui nous dit bonjour bien amicalement dans la favela et qui nous donne plein d'informations pourrait être celui qui nous dépouillera sur la plage... Toujours à cause des narcos, il y a plein d'endroits et de choses que nous ne devons pas photographier. À un moment lors de la visite, notre guide nous dit tout d'une coup de ne pas prendre de photos. Un instant plus tard, nous croisons un type en treillis, armé comme un porte-avions et équipé des dernières "merveilles" des industries militaires américaines et israéliennes. Le plus ironique, c'est qu'en bas de la favela les policiers étaient armés de vieilles Kalashnikov, sans aucune protection ni casque...

Finalement, Rio a été pour moi une overdose. Trop de misère, trop d'inégalités, trop de faux, trop de superficiel, trop de bruit et d'imbécilité. J'ai détesté cet endroit, la température et l'humidité rendaient tout très pénible, et je m'y suis retrouvé épuisé. Dans mon voyage, il y aura eu un avant Rio et un après Rio...

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So I went to Rio by plane, to avoid the pain of so many hours of bus. The flight in itself went fine, the shock happened going out of the plane, with the high temperature and humidity! After a long taxi ride and almost losing my bank card, I finally reached my forst destination, Ipanema. It's supposed to be the nicest area of Rio, but when I got there I quickly realized that all the hostels were full! I had tried to book in advance, but no-one bothered getting back to me... With another backpacker in the same situation I went over to Copacabana, much less nice but where of course there was room. Small detail, the taxi driver didn't even know how to get there, so we had to take out our tiny maps to show him the way...

Once settled down in a room with air conditioning (more expensive!), I did a few things in Rio in order to discover a bit. Specifically I went for a tour of the principal touristic spots of the city. Rio being a large city, it would have been difficult to do everything without losing ages in transportation, so it ended up being much easier jumping in he minibus! By a stroke of bad luck I did that dead in the middle of a holiday weekend, so everything was crowded, especially at the foot of the Cristo Redentor! It was so tightly packed that after 3 photos and 10 minutes struggling to slowly make my way forward, I went back down...

The rest was thankfully quieter. The Sambódromo and its museum were quite funny (look at the pictures!), the Catedral strange, and finally the best of the show was really the Sugarloaf Mountain. We got there in the end of the day, as the other tourists were coming down, and we stayed up there to watch the sun setting on the other side of the mountains. The air was much cooler up there, we could sit down and watch everything around us, it was finally a relaxing moment.

The next day I wanted to walk around Ipanema and see a bit of the city, so I took off on foot. By a stroke of bad luck the only map that I had was terrible, the streets were incorrectly labelled or incorrectly drawn, so I got lost quite a few times, a real pain! The temperature was terrible, and the humidity stifling. Finally after hours I stumbled upon a store I had been looking for, to buy myself a new pair of flip-flops! They're Havainas, the iconic Brazilian brand, and it was really time to replace my old Galapagos flip-flops...

That said, this adventure allowed me to feel the beat of two of Rio's districts, Ipanema and even more so Copacabana. It's supposedly a rich area, touristy and so on, but the reality's very different. The streets are dirty, noisy, polluted, but that's the norm in Rio. In front of store visibly dedicated to tourists, it's a freak show installed on the pavement: men and women missing arms, legs, disfigured by God knows what accident, scrawny children, crippled or mutilated, sleepong almost naked directly on the floor or on some flattened cardboard boxes, misery spread out under the sun for all those who can (and want!) to see. In the middle of all that, tall blond tattooed assholes, surfboard on the shoulder, pump up their muscles for exhibitionist girls with fake sounding laughters, without caring about all of that. I felt sick...

Finally, I paid my respect to the tradition and I did a tour of a favela. The favelas are the famous shanty towns encircling Rio, where actually the majority of its inhabitants live. The tour from the hostel was going to the Rocinha favela, the largest one in Rio and incidentally the most developped and "cleanest" one, being shown to others as the way to go. The minibus going there refused to cross the "border" with the favela, so we jumped on the local way of transportation, the moto-taxi, to go up the side of the hill before walking back down. Without helmet, riding like crazies in the only street in the middle of the favela, we reached the top in record time! We were all a bit white getting there, but the adrenaline made us want to go back down and up all the way again... :)

The favela isn't interesting in itself: it's a load of crappy houses piled up on top of others, with tiny alleyways separating them, and numerous garbage piles morphing into garbage rivers when the rain washes them down the side of the mountain. The smell in those areas is sickening, and everybody lives in the middle of all that. We can find there the classical prostitution of course, and it's the kingdom of drug dealers. In a very ironic way to be safe there they impose very strict rules, and for us tourists it's probably the safest part of Rio! As our guide said, the friendly guy giving us plenty of information and welcoming us in the favela may well be the one who'll clean us out on the beach... Again because of the narcos, there are plenty of places and things we musn't take pictures of. At some point during our tour, our guide told us suddenly not to take any picture. And a moment later we passed by a guy in fatigues, equipped like an aircraft carrier with the latest "marvels" of the American and Israelian military industries. The most ironic is that at the bottom of the favela, the policemen only had old Kalashnikovs, without protection or even helmet...

In the end, to me Rio was an overdose. Too much misery, too many inequalities, too much fake, too much superficialism, too much noise and stupidity. I hated that place, temperature and humidity made everything displeasing, and I ended up exhausted. In my trip, there will be a before and an after Rio...

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Comments

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You're not the first one to say that!
I've heard that many times about Rio...it's really too bad...

Louise Brown
TravelPod Community Manager

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