The Good, the Bad and the Ugly

Trip Start Nov 13, 2008
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33
65
Trip End Jul 26, 2009


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Friday, January 23, 2009

The Good, the Bad and the Ugly: bordel incroyable au fond du Salar d'Uyuni
The Good, the Bad and the Ugly: incredible mess deep in the Uyuni Salar

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Après la très intense visite de Potosí, il était temps de retrouver mon petit rythme de voyageur, alors j'ai sauté dans le bus pour la toute petite ville d'Uyuni, via une route paraît-il très belle. Je n'en sais rien, le bus est tombé en panne en cours de route (dans des paysages superbes il est vrai), et une fois bricolé nous avons fini la route bloqués en seconde, tout lentement, et sommes arrivés en pleine nuit! Alors je n'ai rien vu de la plus belle partie... J'ai fait le voyage à côté du chauffeur, c'était impressionnant de le voir jouer avec l'embrayage pour aller le plus vite possible, et quelque peu inquiétant aussi! :)

Et en pleine nuit, pas facile de se repérer, surtout quand la carte dans le guide est trop petite. Un autre gringo devait aller retrouver des copains dans une auberge, on a partagé le taxi, mais je n'aimais pas l'endroit, alors j'ai demandé au taxi de me conduire à une autre indiquée dans le guide. Le malin n'a rien dit, il a démarré, tourné l'angle de la rue, et l'autre auberge était là... :) Mais sans carte, comment savoir? Enfin, je n'aimais pas non plus, mais là je savais où j'étais, donc j'ai marché un peu et fini par trouver un endroit très sympa, en plein centre.

Uyuni est toute petite, et complètement orientée tourisme, ce qui donne un mélange étrange. On dirait un gros camp de base (en fait c'est exactement ça)! Mais je ne sais pas pourquoi, j'ai bien aimé l'endroit. Peut-être est-ce l'ambiance des vieux trains, peut-être le fait que j'y ai retrouvé plein de copains! J'ai recroisé à peu près tout le monde de mon tour dans la jungle, sauf les filles, mais on les a retrouvées plus tard au cours du tour du Salar. :) Après consultation, Susan Mark et moi avons décidé de faire un tour de 4 jours du Salar, avec dépôt à la frontière du Chili à la fin. Le 4 jours nous paraissait plus intéressant que le 3 jours classique, parce qu'on allait voir un volcan sur le côté du Salar en plus, mais surtout que le rythme était différent des autres tours, donc qu'on pourrait se retrouver seuls et tranquilles, pas au milieu de 50 jeeps.

Déjà, on a failli ne pas partir. Le tour de 4 jours n'est organisé qu'à la demande, et il faut qu'il y ait assez de monde! Finalement les derniers sont arrivés le matin du départ, et on y est allé. Tout était bancal: ce n'était pas une jeep de l'agence mais une vieille jeep toute sale et sans nom, le chauffeur (supposément le guide aussi) ne parlait pas anglais (et ressemblait bien plus à un gardien de llama qu'à quoi que ce soit d'autre), au lieu de partir tout de suite il a fallu aller chercher la cuisinière et la nourriture à l'autre bout d'Uyuni, enfin finalement on est parti. :)

Premier arrêt, le cimetière de trains, juste en dehors de la ville. C'est tout rouillé, et très impressionnant! Evidemment, comme j'ai été privé de voyage en train pour cause soit d'abandon généralisé des lignes soit de malchance, j'étais content de voir tout ça. :) Photos prises, c'était reparti, cette fois-ci en direction du Salar lui-même.

Le Salar d'Uyuni, c'est simple, c'est le plus grand lac de sel au monde. C'est vraiment impressionnant. Sur les bords il y a des petits trucs touristiques, mais au milieu c'est le grand vide, un désert. Donc en arrivant sur le Salar, la première escale était à un petit village de maisons faites en sel, avec une église faite en sel, où ils taillent des petites statues de sel et les vendent sur des tables de sel dans la rue principale en sel. :) À quelques mètres du village, on éclate un pneu sur la jeep. Ce n'est pas le pneu qui était en mauvais état, mais le sel qui est vraiment très tranchant, évidemment suis-je bête. Enfin, le chauffeur nous envoie visiter le village, et reste pour s'occuper du pneu. En revenant, le chauffeur avait disparu, et c'était la cuisinière, par chance aidée de Felipe, resté en arrière, qui change le pneu crevé pour notre seul pneu de rechange, tout aussi usé que le précédent...

Enfin on repart, et cette fois-ci on est sur le Salar! 500m plus loin, on n'en peu plus et on supplie le chauffeur de s'arrêter pour commencer à prendre des photos idiotes. :) L'heure du repas arrive, on mange installé aux tables d'un hôtel de sel au milieu du Salar, le dernier qu'il reste (les autres ont été détruits pour cause de pollution). Tout va bien, on regarde les statues étrange dans l'hôtel, la nourriture était infecte mais on fait tout passer avec du Coca. On saute de nouveau dans la jeep, et après environ une heure de route on arrive dans le chaos. Le chauffeur prenait la route du tour de 3 jours, en fait suivait les autre jeeps, alors qu'on était censé partir en direction du volcan Tunupa, au bord du Salar. On lui fait la remarque, il nous dit que ça ne fait pas partie du tour, on insiste, on sort le papier de l'agence, en fin de compte il change de direction. Peu de temps après, au milieu de cette immense étendue dont on ne voit pas les bords, on se rend compte qu'il demande discrètement à la cuisinière dans quelle direction aller! Il ne connait même pas le tour, et elle à peine plus... Évidemment, c'est très aléatoire et il a cherché un moment son chemin sur le Salar...

Mais un volcan ça se repère, alors finalement on arrive à notre hôtel de sel de la première nuit. Il ne connaît pas l'endroit, ne veut pas payer le prix de l'hôtel (les chauffeurs ont l'argent pour payer les logements du groupe, en fonction des places disponibles), change d'avis, finalement on reste, pas le choix il n'y en a qu'un sur Tunupa! Un instant plus tard, on doit ressortir le papier pour lui prouver que oui, on est censé grimper sur le volcan avant la tombée du jour. Il ne connaît pas le chemin, alors on doit payer un local pour nous servir de guide... La montée était dure à cause de l'altitude, mais la vue en valait la peine! En redescendant nous avons croisé des petits ânes poilus tout drôles, et puis surtout nous sommes entrés dans une cave contenant des momies antédiluviennes, éclairées à la lumière de nos lampes torches.

La soirée était très sympa, on jouait aux cartes en buvant des infusions de coca et en se relaxant, jusqu'à ce qu'un groupe de brésiliens n'arrive. Ils étaient incroyablement bruyants et vulgaires, et se sont saoûlés méthodiquement à grands coups de vodka, à un tel point que Felipe, toujours très poli et amical, nous a présenté ses excuses, très honteux et visiblement très mal à l'aise du comportement de ses compatriotes...

Le lendemain matin, debout à 5h pour voir le lever de soleil! Le chauffeur ne voulait pas y aller, il a fallu se battre avec la veille, programme à l'appui, et le réveiller le matin même, pour qu'il nous conduise sur le Salar. Je n'étais pas du tout réveillé, comme un idiot j'y suis allé avec mes sandales aux pieds, au lieu de mes vraies chaussures, et la température ici la nuit est en-dessous de zéro! Qu'est-ce que j'ai eu froid en attendant le soleil, et content de le voir arriver... :)

Bon, nous sommes repartis, et une fois en plein milieu du Salar nous nous sommes arrêtés de nouveau pour plein de photos débiles et très drôles! Ça nous a pris toute la matinée, et en milieu de journée nous avons rejoint l'île Incahuasi, une île de corail en plein milieu du Salar, en forme de poisson et couverte de cactii géants. :) Nous y sommes arrivés avant les autres jeeps, alors nous avons pu tout visiter tranquillement, avant de déjeûner. Alors que nous étions prêts à partir et que les jeeps du tour de 3 jours parties le matin même commençaient à arriver, le chauffeur nous dit qu'il faut attendre: Felipe avait seulement pris un tour de 2 jours et retourne à Uyuni, et un autre gars arrive. On attend. On attend encore. On fait les idiots, en faisant gaffe aux coups de soleil sous le menton et les bras, pour cause de rélexion sur le sel. On attend toujours. Les autres jeeps commencent à partir. Finalement au bout de 3 heures on trouve l'autre gars: sa jeep était arrivée juste après nous, mais comme nous n'avions pas le nom de l'agence sur la nôtre et que notre chauffeur était idiot, nous ne nous étions pas retrouvés! Le gars qui a remplacé Felipe était un Argentin distant et désagréable, nous avons perdu au change...

Après ça nous avons roulé jusqu'à l'extrémité sud du Salar, et nous avons finalement quitté la mer de sel. Tout au bord, le programme indiquait que nous devions visiter une grotte, la Caverna del Diablo, et pour changer notre guide ne savait pas où aller! On demande à des locaux, personne ne sait. On voit une autre jeep passer, avec les filles de la jungle nous faisant des grands coucous, on la suit, et hop on trouve la grotte! Après la visite, le chauffeur nous sort une histoire rocambolesque: à force de tourner en cherchant sa route il n'a plus assez d'essence, il y a une petite pompe pas trop loin mais trop chère pour l'argent qu'il a, il nous propose d'aller seul jusqu'à une autre plus loin, faire le plein et revenir. Marre d'attendre, on file chacun 2 dollars et on refait le plein à la première pompe.

Après un peu de route, on arrive dans un tout petit village désert, dont les seuls occupants sont des llamas qui se promènent dans les rues. Un vrai décor de Sergio Leone! Apparemment c'est là qu'on dort. Ah bon. On tourne, on trouve un espèce de petit hôtel désert, le chauffeur trouve quelqu'un, OK c'est là qu'on dort. Nous, un peu surpris, on fait le tour du bled, et on tombe sur une mini-boutique qui avait une demie-douzaine de bières dans un seau d'eau fraiche. Parfait! On se refait donc une soirée excellente, musique à la clef, à beaucoup rire, tout seuls dans cet hôtel étrange aux murs de terre séchée. On ne dormait pas sur des briques de sel, le luxe! :)

Le troisième jours nous nous sommes enfoncés dans les terres, pour voir une succession de lagunes de toutes les couleurs, à cause de minéraux ou organismes variés. Mais le plus sympa était le fait que des colonies complètes de flamands roses y vivent, au milieu de paysages et de couleurs incroyables, alors c'était vraiment magnifique. Dans l'après midi nous nous sommes retrouvés sur un désert, surnommé le Désert de Dalí, à cause des formations géologiques que l'on y trouve. Il y a fort longtemps, lorsque la région était volcaniquement active, des paquets de lave sont tombés au milieu du sable, se sont infiltrés, ont refroidi et ont gardé leur forme quand le vent a soufflé le sable. Le résultat est un chaos d'étranges roches très surréalistes, donc le fameux Arbre de Pierre, devinez à quoi il ressemble. :) Finalement nous sommes repartis, et avons rejoint notre dernier hôtel de sel, à côté de la dernière des grandes lagunes.

Et là, c'est reparti. Le chauffeur arrive et nous dit qu'il n'y a plus suffisament de nourriture pour nous tous. Il n'y avait déjà plus de dulce de leche, on en avait racheté nous-même la veille, mais là c'est fort. Puis Susan revient, et nous informe qu'elle a vu la cuisinière laisser traîner un bout de viande par terre, dans la saleté incroyable du lieu. Le dîner arrive, c'est une catastrophe, infâme. Un autre guide de la même agence, un vrai, voit la situation et nous propose de partager leur nourriture avec nous, mais là plus personne n'a faim. L'estomac vide, on va se coucher. La nuit est glaciale, le sel ne tient absoument pas chaud, et l'altitude est au-dessus de 4500m. L'air est trop mince, le simple poids de la cage thoracique est suffisant pour compresser les poumons. Personne ne dort, chaque fois que l'on somnole on se fait réveiller par quelqu'un d'autre qui tout d'un coup étouffe, et se redresse brusquement dans son lit pour pouvoir respirer un peu...

Le matin glacial est terrible. Nous sommes épuisés, et c'est un groupe de zombies qui prend le chemin des geysers. Enfin là-bas l'air est chaud, et le soleil se lève enfin, alors les sourires reviennent! Et puis on file vers une piscine naturelle d'eau volcanique chaude, entourée d'un marais couvert de glace... Là je suis royalement malade, une des pires intox alimentaires que j'aie eues pendant mon voyage, haut dans le classement avec celle d'Arequipa. Ce n'est pas surprenant vu l'hygiène de la cuisinière, deux autres personnes ont été malades aussi pendant ce tour... Puis on se remet en route, direction la frontière avec le Chili. Mais attention, danger: il faut traverser un ruisseau minuscule! Et la jeep tombe en panne au milieu du ruisseau...

Enfin on arrive à la frontière, on saute dans un bus et on redescend de l'autre côté, direction San Pedro de Atacama. Après des heures d'attentes à la douane Chilienne pour la fouille réglementaire des bagages sous un soleil de plomb, on arrive enfin à SPA. La chasse au logement se fait dans un état second, enfin je trouve quelque chose, et je peux poser mon sac et ma guitare, pas fâché d'être enfin sorti de cette histoire...

PS: on avait écrit une lettre de réclamation à l'agence, on l'avait donnée aux deux américains qui retournaient à Uyuni avec comme mission d'essayer d'obtenir un remboursement partiel et de donner l'argent à une oeuvre de charité de leur choix. Ils avaient l'air OK. On n'a plus jamais entendu parler d'eux.

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After the very intense tour of Potosí, it was time for me to go back to my happy traveller beat, so I jumped on a bus to the tiny town of Uyuni, on a supposedly beautiful road. I don't know, the bus broke down on the way (surrounded by beautiful sights, true enough), and once patched up we finished the trip stuck in second gear, verrrrry slowly, and got there long after night fall! So I haven't seen anything of the nicest part... I sat down next to the driver for the last part of the trip, it was impressive to see him work the clutch pedal to go as fast as possible, and a tad worrying to! :)

In the middle of the night it's difficult to figure things out, even more so when the map in the guide book is too small. Another gringo was meeting up with some friends in a hostel, I shared the taxi with him, but I didn't like the place so I asked the cabbie to drive me to another one indicated in my book. The crafty one didn't say anything, pulled away, drove round the corner of the street, and there was the other hostel... :) But without any map, how was I to know? Anyway, I didn't like it there either, but at least I knew where I was, so I walked a bit and finally found a very nice place, dead in the center.

Uyuni is tiny, lives on nothing but tourism, and the result is quite strange. It looks ike a big base camp (actually it's precisely that)! Maybe it's the old train ambiance, or the fact that I saw a lot of old friends again there! I met up with pretty much everyone from my jungle tour, except for the girls but then we saw them later on the tour of the Salar. :) After going around the agencies, Susan Mark and myself decided to sign up for the 4-day tour of the Salar, with drop off at the Chilean border in the end. The 4-day tour seemed more interesting than the classical 3-day one, as we were going to see a volcano on the side of the Salar too, but most importantly that the rythm would be quite different and we would be alone and not in a 50-jeep pack.

Firstly, we almost didn't leave. The 4-day tour is only organized when required, and there has to be enough people. Finally the last ones showed up on the very morning, and we could leave. Everything was wonky: it wasn't one of the agency's jeeps but a dirty no-name old jeep, the driver (supposedly the guide too) didn't speak English (and looked a lot more like a llama shepherd than anything else), instead of leaving right now we had to pick up the cook and the food at the other side of the village and so on, but finally we left. :)

First stop, the train graveyard, just outside of the city. It's all rusty, and very impressive! As I had been deprived of train rides in my trip because of either neglect of the networks or bad luck, I was quite happy to see all of that. :) Pictures taken, we were on the go again, this time heading for the Salar itself.

The Uyuni Salar, it's quite easy, is the largest salt lake in the world. It's really mind blowing. On the sides there are little touristic things, but in the center it's all empty, a real desert. So, reaching the edge of the Salar, the first stop was at a little village of houses made of salt, with a church made of salt, where they carve little salt statues that they sell on salt tables on the edge of the salt street. :) A few meters from the village, one of the tires goes flat. It's wasn't the tire being worn threadbare, but the salt being very very spiky, obviously, dumb me. The driver sends us to visit the village and stays to take care of the wheel. When we come back, the driver's nowhere to be seen, and it's the cook, thankfully helped by Felipe who had stayed behind, who's changing the flat tire for our only spare one, as worn out as the first one...

Finally we get going again, and this time we're on the Salar! 500 metres later, we beg the driver to stop and we start taking stupid pictures. :) That gets us to lunchtime, and we eat at the tables of a salt hotel, the last one on the Salar (the other ones were destroyed because of pollution). All is well, we take a look at the strange statues inside, food was gross but we wash everything down with Coke. We jump once more in the jeep, and about an hour later chaos start. The driver was taking the 3-day tour route, actually he was following the other jeeps, while we were supposed to head for the Tunupa volcano, on the edge of the Salar. We tell him, he answers that it's not part of the tour, we insist, fish out the flyer from the agency, and finally he changes direction. Shortly after, in the middle of that immense endless plain, we notice that he's quietly asking the cook where to go! He doesn't know the tour, and her barely more... Obviously, he drove quite at random and looked a long time for his way on the Salar...

But a volcano's a good landmark, so finally we reach our salt hotel for this first night. He doesn't know the place, doesn't want to pay the price for the hotel (drivers have the money to pay for the group's accomodation, depending on availability), changes his mind, finally we stay there, no choice as there's only one on Tunupa! A moment later, we've got to take the paper out again to prove him that yes, we're supposed to walk up the volcano before nightfall. He doesn't know the way, so we're got to pay a local to guide us. The way up was hard because of the altitude, but the view was well worth it! On the way down we met some small and funny hairy donkeys, and above all we entered a cave containing antediluvian mummies, lit up by our torchlights.

The evening was really nice, we were plying cards driking coca tea and chilling out, until a group of Brazilians arrived.They were incredibly loud and vulgar, and got methodically drunk on vodka, so much that Felipe, always very polite and friendly, apologized, obbviously shameful and ill at ease with the behaviour of his fellow countrymen...

The next day, wake up at 5 AM to see the sunrise! The driver didn't want to go there, we had had to fight with him the previous evening, leaflet in hand, and to wake him up in the morning, to get him to drive us on the Salar. I wasn't fully awake, and stupidly I went there with my flip-flops instead of my real shoes, and the temperature here at night is below freezing! Have I ever been cold waiting for the sun, and happy to see it finally shine... :)

Well, we drove off, and in the middle of the Salar we stopped again to take idiotic and very funny pictures! We were busy with that for the whole morning, and in the middle of the day we reached the Incahuasi island, fish-shaped and covered with giant cactii. :) We got there before the other jeeps, so we had time to see everything and have lunch quietly. As we were ready to go and the jeeps from the morning's 3-day tour were starting to pour in, the driver tells us that we've got to wait: Feilipe had only taken a 2-day tour and is going back to Uyuni, and another guy is coming. We wait. We wait some more. We fool around, being careful off sun burns under the chin and the arms, because of re reflection on the salt. We wait again. The other jeeps start to take off. Finally after 3 hours we find the other guy: his jeep had arrived shortly after ours, but as we didn't have the tour operator's name on ours and that our driver was an idiot, we hadn't met! The guy replacing Felipe was a cold and distant Argentinian, we lost in the swap...

After that we drove to the South end of the Salar, and we finally left the sea of salt. On the edge, the leaflet said that we were supposed to visit a cave, la Caverna del Diablo, and for a change our guide didn't know where it was! We ask some locals, nobody knows. We see another jeep driving by, with the girls from the jungle waving crazily at us, we follow it, and we find the cave! Coming out, the driver tells us a fantastic tale of not having enough fuel as he spent so much time trying to find his way around, there's a small pump fairly close but it's too expensive for the money he's got, so he's offering us to drive alone to an other one further away, and to come back to pick us up. Yeah right. Fed up with all of that, we all chipped in the whole of 2 dollars, and we refueled at the first pump.

After a bit of driving, we reach a small desert village, where the only obvious inhabitants are llamas roaming freely in the dusty streets. A real Sergio Leone movie set! Apparently that's where we'll speel. Really. Going around, we find some sort of small desert hotel, the driver finds someone, OK that's where we sleep. A bit surprised, we go around the village and we stumble upon a tiny shop that had half a dozen of beers in a bucket of cold water. Perfect! So we have another great evening, with music and a lot of laughs, all alone in that strange hotel with dry mud walls. We didn't sleep on salt bricks, it was paradise! :)

The third day we headed into the mountains, to see a line of lagunas of different colors, because of minerals or various organisms. But the funniest was that whole colonies of pink flamingoes are living there, amongst beautiful sights, and it was really amazing. In the afternoon we found ourselves on a desert, nicknamed the Dalí Desert for the geological structures that can be found there. Once upon a time, when the are was still volcanically active, packs of lava fell on the sand, soaked in, cooled down, and kept their shape when the wind swept the sand way. The result is a chaotic set of stone figures, very surrealistic, including the famous Stone Tree, guess what it looks like. :) Finally we left, and went to our last salt hotel, next to the last of the great lagunas.

And there, here we go again. The driver tells us that there's not enough food left for all of us. Already we had ran out of dulce de leche, we had to buy some more the previous day, but this time it's a bit too much. Then Susan comes back and tells us that she's see the cook leaving a raw piece of meat on the ground, in the filth of the place. The so-called diner is served, it's revolting. Another guide from the same agency, a real one, understands the situation and offers to share their food with us, but nobody's hungry anymore. We go to bed on an empty stomach. The night is freezing, salt doesn't keep warm, and we're above 4500m high. The air is too thin, the bare weight of the rib cage is enough to compress the lungs. Nobody's sleeping, every time someone is dozing off someone else wakes the whole room when suffocating and suddenly sitting up in the bed to breathe a bit...

The ice cold morning is terrible. We're exhausted, and it's a group of zombies that takes the road to the geysers. But the air over there is warm and finally the sun rises, so smiles come back. Then we go to a hot water naural pool, surrounded by a marsh covered with an ice sheet... There I'm royally sick, one of the worst food poisoning I've had during my whole trip, up there with the one from Arequipa. It's not suprising given the cook's hygiene (or lack thereof), two other people were sick too during that tour... Finally we get going again, heading for the border with Chile. But beware, there's a tiny water stream to cross! And the jeep breaks down in the middle of the stream...

Finally we get to the border, we jump in a bus and head down on the other side, to San Pedro de Atacama. After hours of waiting under a scorching sun at the Chilean customs for a mandatory luggage search, we finally arrive in SPA. The hunt for accomodation is done in a trance, eventually I find something and can put drop my backpack and my guitar, not unhappy to be out of this whole mess...

PS: we had written a complaint letter to the tour operator, we gve it to the two americans going back to Uyuni with orders to try to get a refund, and to give it to any charity of their choice. They seemed to be OK. We never heard from them again.

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