Buenos aires, la Bombonera

Trip Start Oct 02, 2012
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Trip End Dec 22, 2012


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, Ville Autonome de Buenos Aires,
Saturday, December 8, 2012

Après 22h de bus nous arrivons à 13h30. Nous avons brûlé toutes les étapes entre Santiago et Buenos Aires pour arriver à tant pour le dernier match de Boca Juniors de la saison. Il est à 17h, on est à l'autre bout de la ville, sans billets! On jette nos sacs au réceptionniste et on file au stade de la Bombonera, on verra bien sur place. Ce stade et son equipe forment un véritable club de légende du football mondial. Le stade est un des plus ambiancés du monde, les supporters les plus festifs. L'équipe a fait vibrer comme jamais des générations entières d'argentins qui donneraient tout pour leurs couleurs. Maradona a marqué l'histoire du club, et le club a marqué la vie de Maradona. Les guides et les locaux nous mettent en garde contre toutes sortes de choses: tout d'abord le stade qui trône en plein cœur du quartier ouvrier de la Boca connaît des problèmes de sécurité. Forcément c'est le plus pauvre et le plus chaud la ville! Mais il y a aussi les arnaques des vendeurs de billets à la sauvette, les deux tribunes populaires en effervescence, etc. Enfin que des bonnes nouvelles!

On se fait déposer devant la billetterie. Elle est ouverte et il n'y a pas grand monde, c'est plutôt bien parti. Après 20 minutes d'attente, on apprend qu'aucune place est en vente... Un peu inquiet de se retrouver bredouille, je demande discrètement à un mec qui cuit des merguez dans la rue. Il me dirige vers un autre stand de merguez, qui appelle encore un autre mec. Finalement, quelqu'un vient nous chercher et nous amène dans un local/bar QG d'un groupe de supporters. La combine consiste à nous faire passer avec des cartes d'abonnés qui ne sont pas là. L'option la moins chère est en tribune Popular Sud. Au milieu des socios, parfait! On attend autour d'une bière en plein repère d'ultras qui peaufinent les banderoles. Apparemment on doit payer à l'avance... pas vraiment confiants, on tente le coup maintenant qu'on est là! Un des responsables du groupe ultra nous accompagne devant les tourniquets. Le stade et les abords sont encore vides, on est donc seuls devant 20 flics qui nous regardent et une armada de stadiers accoudés à la rambarde. Sans aucun complexe, le mec sort un paquet de cartes, et fait bipper les portes pour nous. C'est bon on y est!

Le stade est encore vide. Sous un soleil étouffant, on atteint le virage derrière le but. Planté le nez vers les tribunes jaunes et bleu, on savoure. Il n'y a pas de sièges attribués, et pour cause, il n'y a pas de siège du tout! Les gens ne viennent pas ici pour rester assis. La morphologie du stade est assez particulière, il y a à peine deux mètres entre les lignes du terrain et les tribunes. Seul un grillage nous sépare. Il se remplit petit à petit. Il y a vraiment toutes les catégories sociales, tous les sexes, tous les âges autour de nous. On doit être les seuls à ne pas être en jaune et bleu et un mec sur deux arbore fièrement des tatouages aux couleurs de Boca. L'ambiance comment à monter, du coup on descend au grillage pour voir ça de face. Un mur jaune et bleu qui gronde. Les joueurs ne sont même pas encore sur la pelouse que déjà la tribune vibre. Ça pète aux yeux, ça pète au oreilles. Le match n'est pas d'un grand niveau mais on est au cœur d'une fête géante! Et aucune hostilité à l'horizon. On finit par se prendre aux chants qui sont beaucoup plus mélodieux et moins violents qu'en France.
Godoy Cruz, l'équipe adverse, ouvre le score. Mais Boca égalise! La tribune bouillonne et les supporters, hystériques, grimpent de partout sur les grilles. Deuxième but! La Bombonera explose, elle porte bien son nom! Fatigués, la gorge enrouée, on rentre encore tout étourdis de ce spectacle.

Le lendemain, dimanche. Grand soleil, les parcs sont noirs de monde qui s'affairent à toutes sortes d'activités de groupe. Très sympa! On passe devant lhyppodrome, puis devant le stade de polo. On n'y connaît rien a ce sport bizarre, et comme il n'y a personne à l'entrée, on se faufile en tribune pour regarder le match. Toute la bourgeoisie Argentine est massée autour de nous. Il y a quand même de la ferveur, et on se prend vite à ce jeu qui est quand même assez impressionnant. Avec les courses qu'ils font, les joueurs doivent changer de cheval souvent. Du coup toutes les 5 minutes on en voit un s'approcher au bord du terrain et sauter d'un cheval à l'autre, un peu comme Zorro quoi. D'en haut, belle vue sur un quartier animé de Buenos Aires qui fait un peu penser à New York.

Après ces deux jours passés sur le thème du sport, nous décidons malgré le prix et la distance d'aller en Patagonie. Nous longeons donc la côté Est pendant près de 20h pour atteinte Puerto Madryn et la péninsule Valdes, qui promet un joli spectacle...
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Comments

papa on

Effectivement la bombonera porte bien son nom . contrate saisissant avec l'ambiance feutrée du polo . c'est cela Buenos-aires

Bruno on

Ba ca va t'as l'air de bien aimé prendre le bus. Sprint final en mode grand écart. Bon je t'ai trouvé un bus qui pars de Buenos Aires jusqu'a Montreal, le trajet dure pas plus de quelques jours. Tant que t'es sur le continent Américain, autant en profiter! Qu'est-ce t'en dis?

Bruno on

Eh mince j'ai fait une faute dans mon précédent commentaire! Mon Francais n'est pas encore à la hauteur du tien...

papa on

dis donc Bruno tu as fait des progrés en français depuis que tu vis à montréal...

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