Retour dans le désert / Back into the desert

Trip Start Oct 01, 1988
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Trip End Ongoing


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Flag of Morocco  ,
Wednesday, September 14, 2005

Mon voyage nord-africain commence curieusement en Espagne. En tout cas, c'est ce que je découvre en mettant le pied à terre à Melillia, enclave espagnole dans le Maroc. Sorti de l'aéroport, Richard nous prend en charge, Timothy, mon copilote, et moi. Il est l'un des deux géophysiciens assignés au projet. Il nous explique la procédure pour passer d'Espagne au Maroc. Rien que je ne connaisse pas déjà. Après tout je suis déjà venu dans ce pays, même si ce n'était que pour quelques jours il y a deux ans.

Il est curieux de voir comment les choses, le paysage urbain, peuvent changer sitôt une ligne, imaginaire, franchie. Quoique cette ligne est moins imaginaire ici qu'ailleurs, les récents évènements impliquant 200 candidats à l'immigration clandestine et au passage en force en sont la preuve.

Les premiers jours se passent à faire connaissance avec le reste de l'équipe, il y a deux équipages dont Timothy et moi. Nous attendons en fait la permission des autorités algériennes de venir travailler dans leur pays pour emmener l'avion depuis Nador jusqu'à quelque part dans le centre de l'Algérie. Tout de suite je m'entends bien avec l'équipe. Tout le monde a l'air d'être du genre à travailler dur tout en aimant s'amuser et en prenant la vie coté schwepping. Joe et Marcel, l'autre équipage, voleront l'après-midi tandis que Tim et moi serons du matin. Je dois entraîner mon copilote au pilotage de précision à basse altitude dans les montagnes. Définitivement pas un truc dont tout le monde a l'habitude.

En découvrant Nador, je suis surpris. Je m'attendais plus ou moins à retrouver l'ambiance que j'avais connue à Casablanca. Rien de tel. C'est une petite ville épargnée par le tourisme. Les gens sont très polis, très serviables. Les prix dans les boutiques de souvenirs comme dans les petites épiceries semblent être les même pour nous que pour les locaux. Une petite ville de bord de mer dont la mentalité si différente de celle de Casa ne cesse de me surprendre.

Il est vrai que j'ai découvert Casablanca après 5 mois très difficiles en Mauritanie et j'en avais plus qu'assez de l'Afrique du Nord à ce moment-là. Je ne sais pas si je verrais Casa d'un meilleur oeils maintenant mais je fais la paix avec les marocains ici. Rien de tel que de s'installer à la terrasse d'un café comme tout le monde et de profiter du moment avec un thé à la menthe très fort. A la fois très amer et très sucré.

Le vol dans les montagnes se passe mieux pour moi que pour Timothy. Il a un peu de mal à supporter les turbulences incessantes. Je surpris de voir que les contreforts de l'Atlas sont aussi verts. Je ne pensais pas qu'il y aurait autant de végétation. Cela contraste d'ailleurs énormément avec les étendues immenses et planes au sud. Chaque matin nous passons au-dessus d'un réservoir d'eau. C'est le moment de réveiller les flamands roses. Aucune raison que nous soyons les seuls à voler si tôt...




My North African journey starts surprisingly enough in Spain. At least, that's what I discover when I set foot in Melillia, a Spanish territory in Morocco. Outside the airport, Richard, one of the two geophysicists assigned to the project, takes care of Timothy, my copilot, and I. He explains what the procedure to cross from Spain to Morocco. Nothing I don't know already. After all I came in this country before. Maybe it was only for few days two years ago, but it counts.

It's funny to see how things, the urban scenery, can change as soon as an imaginary line is crossed. Well it's not such an imaginary one here and the recent events where 200 candidates to illegal immigration and rowdy passage are proof enough.

The first few days are spent meeting the remaining of the crew. We'll be two aircrews here. Timothy and I are, in fact, waiting for the permission from the Algerian authorities to fly our aircraft into Algeria for another contract. Right away I feel at ease with the rest of the crew. Everybody seems to be the hard working kind without loosing their sense of humor. That's perfect. Joe and Marcel, the other aircrew, will fly in the afternoon. We'll do the morning flight. I have to train my copilot to precision flying at low level in the mountains. Definitely something one is born used to...

Discovering Nador, I'm amazed. I was expecting more or less the same atmosphere than in Casablanca. Nothing like that here. It's a small town away from touristy roads. People are very polite, and very friendly. We are treated equally as the locals in any store, whatever it's a souvenir one or a grocery one. A small town on the coast which mentality is so different from Casa's, keeps amazing me.

To say the truth, I discovered Casablanca after 5 very difficult months in Mauritania and I had enough of Northern Africa at that time. I don't know if I would see Casa the same way now but I made peace with the Moroccans here. Nothing beats seating at a café's terrace with everybody enjoying the moment drinking a very strong mint tea. At the same time very bitter and very sweet.

Flying in the mountains pleases me more than Timothy. He has a hard time to handle the turbulences. I'm surprise to see the foothills of the Atlas so green and bushy. I would have thought it would be dryer. South of them it's dead flat and bare. Every morning we fly over a reservoir. It's time to wake up the pink flamingos. No reason why we should be we only one to fly that early...
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