Entre Canal et Chapeau

Trip Start Oct 01, 1988
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Trip End Ongoing


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Flag of Panama  ,
Tuesday, June 28, 2005

Le petit dèj une fois de plus est grandiose. Le café excellent. Surtout après le péruvien. Je comprends pourquoi Karine voulait que j'attende le Mexique pour lui en ramener. Dommage qu'on ne passe pas par la Colombie. Cela semble être un si beau pays. En plus du café, ils ont les forces militaires qui se battent contre les trafiquants de drogues. Ensuite il y a les F.A.R., les forces armées rebelles ou révolutionnaires, qui se battent contre le gouvernement. En troisième position viennent les producteurs de drogues avec leurs milices privées. Enfin vous avez les fameux cartels. Inutile de vous dire que tous ces gens-là possèdent des missiles anti-aériens... N'oublions pas non plus le sport national, le kidnapping. En bref un charmant petit pays. Nous ne faisons que survoler leur espace aérien, loin au-dessus de l'eau. Hors de porté des missiles. Mon maillot de bain est à porter de main.

Après un vol sans histoire (comme quoi, on se demande d'où viennent toutes ces rumeurs. Que des mauvaises langues, je vous dis!), nous approchons Panama. Après le refus de la compagnie en janvier que je passe par l'Amérique centrale, je ne croyais plus que j'aurais une chance d'y mettre les pieds un jour. Je vais l'avoir mon chapeau!

La couche nuageuse se disperse enfin et nous apercevons le canal, dit de Panama. Ainsi que la ville. Faite, il semblerait, de gratte-ciels. Pas mon style. Ça sent l'usine à touriste et la machine à sous. Sans âme.

Juste après l'atterrissage un orage nous souhaite la bienvenue ainsi qu'un panaméen du nom d'Humberto. Il prend le contrôle de la situation et s'occupe de tout. Je sens déjà que je ne vais avoir qu'à signer là et payer ici plus tard... Tout se passe en douceur. Nous n'avons même pas à montrer nos passeports. Humberto nous emmène même jusqu'à l'hôtel (« Je n'ai rien d'autre à faire! C'est sur mon chemin. »). C'est beau, cette amitié spontanée!

L'hôtel nous accueille comme de vieilles connaissances. Ils sont surtout très proches avec ma carte de crédit... Après une douche rapide il est temps de partir explorer ce qu'on peut de ce petit paradis, qui, il n'y a pas si longtemps, faisait parler de lui. Malheureusement nous sommes loin du centre ville. Il est tard et il pleut des cordes. Le portier nous suggère un taxi pour aller dîner en ville. Le chauffeur parle anglais et connaît très bien la ville. Va pour ça! On n'a rien d'autre au menu de toute façon. « Hola, senior! Habla espanol? » « Un poquito. » Et voilà notre chauffeur parti. Il nous promène dans la ville tout en nous la décrivant dans un espagnol impeccable et rapide (je rappelle que je lui ai dit parler un peu l'espagnol). On arrive quand même à lui dire ce qu'on veut manger. Et moi de rajouter que j'aimerai bien trouver un chapeau Panama. Le voilà reparti. Les chapeaux Panama n'ont plus de secret pour moi. En espagnol! Il nous explique comment se passe la vie nocturne à Panama. Les coins dangereux à éviter. A moins qu'on ne se sente des affinités avec les colombiennes de toute sorte et surtout en poudre. Si on se sent seul, il y a plein de remèdes dont le plus bas tarif horaire me fait dire que je suis dans la mauvaise branche professionnelle. Malheureusement les talons aiguilles et les minijupes me vont très mal.
Notre guide pour la soirée nous emmène dans le meilleur restaurant de fruits de mer, selon notre souhait (on avait seulement dit fruit de mer. Je ne me souviens pas avoir prononcé meilleur dans quelque langue que ce soit!). Je commence à avoir une idée de ce que meilleur veut dire ici. Au diable la mesquinerie!. D'après le nombre de yachts (et ce ne sont pas des 12 pieds!) à quai devant le restaurant, il vaut mieux se la jouer grand prince et laisser mon ami MC s'occuper de tout (ça devient une habitude!). Je n'aime pas mon banquier de toute façon. Et puis une fois de temps en temps ce n'est pas désagréable. Aller hop! Homard! Le garçon, gêné, tousse un peu avant de m'expliquer que le prix de l'assiette pourrait changer selon la taille de la bête. Je n'imagine pas que ça change à la baisse. C'est ok, réponds-je (de mer!). C'est pas ok, dis-je quand je vois la dite bête arriver. Ils l'ont élevée aux hormones et sûrement chargée en plomb! Puis je me rappelle mon ami MC et savoure mon homard sans saveur.

Entre temps notre guide est revenu. Il m'emmène hors du restaurant. Il y a en dessous un magasin de souvenirs qui possède des panamas bon marchés. Je ne fais pas la fine bouche (je ne suis plus dans le resto), c'est le seul magasin ouvert. Ma seule chance d'obtenir ce chapeau tant désiré.

Content je remonte retrouver Louis et nos homards. Nous sommes d'accord avec nous-même, plus c'est gros, moins ça a de goût (à l'exception de l'addition évidemment!). Le retour à l'hôtel se fait dans le calme. Notre guide (il nous a attendu devant les meilleurs homards de la ville) a compris que nous n'étions pas intéressé par les charmes locaux, même au meilleur tarif horaire. Arrivé devant l'hôtel, il m'annonce sobrement 100 dollars. J'ai à peine le temps d'ouvrir la bouche pour respirer (j'avais anticipé mais pas autant) que je portier dit quelque chose très vite à mon ex nouvel ami. Celui-ci se répète : 40 dollars. Si seulement il pouvait se répéter comme ça trois ou quatre fois encore... Je suis tellement écoeuré par cette mentalité que je paye sans rien dire. Même pas bonsoir.
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