Au pays des olives / In the olives' country

Trip Start Oct 01, 1988
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Trip End Ongoing


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Flag of Argentina  ,
Friday, March 18, 2005

Il ne pleut jamais à Catamarca. En tout cas, c'est ce que disent les locaux (très mignonnes en passant). Alors comment se fait-il qu'à chaque fois que nous décidons de partir en vol pour calibrer nos instruments, il pleut des hallebardes!!! J'espérais jouir du panorama depuis là-haut. Au lieu de ça, j'essaie de ne pas me noyer en restant dans ma chambre d'hôtel...

Est-ce que je vous ai dit que Catamarca était plus ou moins construite sur une faille? Et bien, elle l'est. J'ai découvert ça il y a quelques jours. Je me préparais à sortir lorsque tout s'est mis à trembler autour de moi. Pas vraiment fort, ni très longtemps, mais assez pour que je le remarque. Quelques secondes plus tard toute la population de la ville était dans la rue. Y compris les enfants (au Canada, les gamins ont les tempêtes de neige pour échapper à l'école, ici les tremblements de terre...). Il semble qu'ils prennent leurs tremblements de terre très au sérieux ici. La femme de ménage a l'air paniquée dans le couloir. Il faut dire qu'ils en ont eu un gros en septembre dernier. Alors se retrouver coincé au 7ème étage d'un immeuble à un tel moment n'a rien de très amusant. Jorge, mon copilote argentin, n'est pas trop joyeux non plus. Je lui ai offert de changer de chambre à un étage plus bas, mais non. Si je suis trop idiot pour ne pas changer, il ne changera pas non plus. C'est beau cette confiance, non?

Après un tel frisson, nous décidons d'aller nous promener dans les environs. Il est un peu tard, mais nous n'avons pas le choix. Juste à l'est de la ville, il y a un grand mur. C'est une montagne mais elle ressemble plus à une falaise. J'avais envie d'essayer la route sinueuse qui la parcoure depuis mon arrivée.

Mon premier lama argentin broute paisiblement le long de la route. Complètement indifférent à ma présence, mon appareil photo ou mes gestes pour le faire changer de position (pour la photo). Rapidement nous devons quitter la route de Tucuman et tourner vers ce mur gigantesque. 1400 m. de roche attendent de voir si la voiture de location que nous avons peut se rendre jusqu'en haut. J'ai des doutes. Je n'ai jamais conduit de voiture propulsée au gaz naturel auparavant. N'ayant pas de direction assistée, les virages en épingle tous les 100 m. se font sentir rapidement.

La vue justifie les efforts. La vallée est magnifique, avec toutes ses oliveraies. La ville est si petite, si loin en bas. L'air est frais, le vent souffle toujours autant (il vente dans la région!). Surtout que le soleil baisse maintenant. Il est bientôt l'heure de redescendre. Je fais l'erreur de proposer à Jorge de conduire. Pas qu'il soit un mauvais conducteur! C'est moi qui suis un mauvais passager sur ce genre de route. Rapidement je ne sens nauséeux. J'espère que je ne serai pas malade...





It never rains in Catamarca. Or so the locals (really cute by-the-way) say. So, how is it that every time we decide to go for a test flight, it's pouring like cats and dogs!!! I was hoping to enjoy a view of the area from above. Instead I try not to drown by staying in my hotel room...

Did I mention Catamarca was built more or less on a fault line? Well, it is. I discovered that few days ago. Getting ready to go out, everything started to shake around me. Not very hard and not very long. But enough to notice. Few seconds later the entire population of Catamarca was outside. Including the kids (in Canada they have snow days, here earthquake...). I guess they take their earthquakes seriously around here. The cleaning lady was frightened in the corridor. Well, they had a big one last September, so being trapped on the 8th floor of a building during such a moment can be less than pleasant. Jorge, my Argentinean co-pilot, wasn't too happy either. I offered him to change room to a lower level, but no. If I'm too stupid to move, he won't move either. Ahh... That kind of faith is beautiful...

After such a thrill, we decided to go for a road trip around Catamarca. It was a little late at that point but we had no choice. Just east of the city there's a big wall. It's a mountain but it looks more like a cliff. I wanted to drive the road that wines up since I arrived. It looked fun and promising.

My first Argentinean lama was grazing quietly along the road. Totally indifferent to me, my camera and my request of it moving into a better position. Soon we had to leave the main to Tucuman and turned towards that huge wall. 4200 feet of rock were just waiting to see if the rental car we have can make it all the way to the top. I have to admit I had concerns. I never drove a natural gas powered vehicle before. The lack of power steering made me quickly aware that there were tight U-turns every 100 m.

The view was worth the effort. The valley is gorgeous, with all these olive trees. The city tiny, so far below. The air is chilly up there, the wind is still blowing (it so windy in the area!). Especially now the sun is down. It's soon time to start the slow drive back down. I made the mistake to offer Jorge to drive. Not that he's a bad driver, but I'm a bad passenger in these kinds of road. Soon I feel dizzy. I hope I'm not going to get sick...
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