Un saut, en espagnol / A jump, in Spanish

Trip Start Oct 01, 1988
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Trip End Ongoing


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Flag of Argentina  ,
Monday, January 17, 2005

Malheureusement il est temps d'y aller. Le permis est dans ma poche, l'avion n'a pas trop de kérosène (ils ne prennent aucune de mes cartes de crédit ici), mais assez pour la traversée. J'ai été prévenue d'une « possibilité » de problème à un moment donné dans le vol d'une heure. Probablement vers la fin. L'aéroport où nous devons aller ne parle pas anglais, malgré son statut d'aéroport international. Et évidemment j'ai oublié mon kit « Apprendre-l'espagnol-très-vite-en-cas-d'urgence » dans le coffre de ma voiture à Montréal. Vous avez entendu mon espagnol plus tôt, vous savez que je ne plaisante pas. Je jette un coup d'oeil à André. Non, il ne va pas m'être d'une grande aide sur ce coup-là. Je ne peux pas lui en vouloir. Il a fait de son mieux pour le portugais. En tout cas je sais qu'on va s'amuser. Allons-y.

Nous sommes autorisés à suivre la côte. C'est magnifique. Et si tranquille. Serait-ce le calme avant la tempête? Nous y sommes. André pilote et je m'occupe de la radio. Si, senior. Le contrôleur nous explique que nous ne pouvons pas aller à Don Turcuato si nous ne parlons pas espagnol. Je suis au courant et nous avons un plan. Quelqu'un de chez nous, qui parle la langue de Maradona, est dans la tour de control. Ah bien! Tournez quand même à gauche et posez vous ailleurs. Un instant. Je saute, littéralement, sur l'autre radio et appelle la tour de Don Turcuato. Buenas tardes seniora. Abla Rafael por favor. No Rafael in the tower, senior. Go to another airport. Caramba!!! Encore raté! Ok, contrôle? Quel est le cap pour cet autre aéroport que vous voulez que nous visitions?

Nous avions prévu un joli petit aéroport avec des allures campagnardes, nous nous retrouvons sur un énorme où n'importe quel avion de moins de 50 places a l'air ridicule. Heureusement, j'ai l'habitude; je me sens chez moi très vite. Nous devons être garé à au moins 45 Km du terminal. Après un tour en bus c'est le moment des douanes. Hola, sourire. Me touristo, sourire plus large. Mi passeporte, très grand sourire. Mi piloto del avioneta, là il est complètement mort de rire. Heureusement le langage des douaniers est universel; il suffit de montrer votre passeport et vous êtes bilingue. 10 minutes et quelques sourires plus tard, le douanier tamponne d'un geste sûr et d'un visa de trois mois mon passeport qui expire dans deux sur la dernière page blanche. J'aime déjà ce pays. On va bien s'entendre, c'est sûr.

On sauté dans un taxi et essaie d'explique au chauffeur où nous voulons aller. Son accent espagnol est tellement prononcé qu'il ne comprend pas le notre. Après avoir répété le nom de l'hôtel 57 fois, j'abandonne et lui montre le bout de papier où je l'avais noté. Avec le numéro de téléphone (quelle bonne idée!). Ça lui suffit, il appelle à l'aide. Son téléphone cellulaire semble connaître la réponse. Il est parti. Et nous avec.

Ça va prendre presque une heure, mais il est encore assez tôt. Il y a assez de lumière pour se faire une première impression de la ville. Un incroyable sentiment de « déjà vu » s'empare de moi. J'ai l'impression d'être de retour à Paris. Je ne suis pas certain si c'est à cause des voitures (je n'ai jamais vu autant de Peugeot, Renault et Citroën de ma vie; même si ce sont principalement de vieux modèles), ou de l'architecture (les vieux bâtiments ressemblent à ceux datant du début du XXième siècle que l'on voit dans Paris, avec de larges avenues). Définitivement il y a une influence française ici. Je dois apprendre un peu d'histoire locale.
Nous voici enfin arrives. Rafael est là. Il nous explique que, malgré un accord préalable, il n'a pas été autorisé à monter dans la tour à la dernière minute. Pas grave. On s'est arrangé. Ça a juste rajouté un peu de sel à la fin de notre voyage. Après s'être installé un peu, nous sortons dîner. Il commence à être tard et nous avons faim. Rafael nous emmène dans un petit resto sympa où j'ai mon premier steak argentin. Je ne sais pas si vous êtes au courant mais la viande d'ici est réputée être la meilleure au monde. L'histoire dit que vous n'avez même pas besoin d'un couteau pour la couper. Et bien l'histoire ne ment pas. Même si ça reste plus facile avec un couteau. La viande est vraiment très bonne... Sur le chemin de retour Rafael nous montre le voisinage. Vivement demain que je vois ça à la lumière du jour...






Unfortunately it's time to go. The permit is in my pocket, the plane doesn't have too much fuel (they don't take any of my credit cards here), but enough. I've been warned we might have a little situation somewhere along the 1 hour flight. Most likely at the end of it. The airport we have been told to land does not speak English, despite the fact it's an international airport. And of course I forgot my "Learn-Spanish-very-fast-in-case-of-emergency-situation" kit in the trunk of my car back in Montreal. You heard me already, so you know I'm not kidding. I glance at André. O he's not going to help me on this one. I can't blame him. He did his best in Portuguese. At least I know we're going to have some fun. Let's go.

We are cleared to follow the coastline of the bay. It's beautiful. And peaceful. Probably the peaceful before the storm they talk about. Here we go. André is flying, I do the radio. Si, Senior. The controller explain to me we can't land in Don Turcuato if we don't speak Spanish. I'm aware of that and we have a plan. Somebody from our company, AND speaking Spanish, is in the tower. Ahh good! But please turn that way to go land somewhere else. Stand-bye. I jump on the other radio and call our planned destination. Buenas Tardes seniora. Abla Rafael por favor. No Raphael in the tower, senior. Go to another airport. Damned.... Ok. Control, what's the heading for that other airport of yours, you want us to visit?

We were planning for a nice little airport with a smell of country side, we end up in a huge international airport where with less than 50 seats on board you look ridiculous. Well I'm used to that so I feel right at home. We have to park 25 miles away from the terminal. After a not so short commute we arrive at the customs. Hola, smile. Me touristo, bigger smile. Me passporte, very big smile. Me piloto del avioneta, he's completely cracked up now. Fortunately the language of customs officer is universal; flash your passport and you're fluent in the language. 10 minutes and few smiles later, he puts a three months entry visa on the last virgin page of my passport that expires in two months. I already love this country. We're going to get along great, I can feel it.

We jump in a cab and try to tell our driver where we want to go. His Spanish accent is so strong that he doesn't understand ours. After repeating 57 times the name of the hotel, I gave up and show him the piece of paper I wrote it down. Along with the phone number. It's not enough and he calls for help. His cell phone seems to know the answer. He's gone. With us behind.

The drive is almost an hour, but it's early enough it's still day light. We can have a good look at the city. An incredible feeling of "déjà vu" surrounds me. I feel like I'm back home. Not Montreal. But Paris actually. I'm not sure if it's the cars (there are more Peugeots, Renauts and Citroëns than I've ever seen in Paris; old ones but still), or the architecture (old buildings from the early 20th century you see in Paris, with large avenues) But definitely there's a French influence. I will have to learn a bit of local history about this.

Finally we arrive. Rafael is there. He explains, despite a previous agreement, he wasn't allowed in the tower at the last minute. That's ok. We managed and it just added a little salt at the end of the trip. After settling down a bit we head out for supper. It's getting late and we're hungry. Rafael takes us to a nice little restaurant where I have my very first Argentinean steak. I don't know if you heard of them but they're supposed to be the best in the world. The story says you don't even need a knife to cut them. Well the story doesn't lie. Even if it's still easier to use a knife. And they are really good... On our way back to the hotel, Rafael shows us the neighborhood. I can't wait to see it in daylight...
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