République Dominicaine

Trip Start Nov 06, 2006
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Trip End Mar 28, 2009


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Flag of Dominican Republic  ,
Sunday, March 22, 2009

ps: les photos de 2006 ont été englouties avec la mort d'un disque dur

Lors de mon premier séjour au Mexique, j'ai calculé 25 heures d’autobus et quelques heures de recherche d’hôtel, et ce, en une seule semaine. Malgré avoir adoré la région de Mexico City, cette expérience fatigante m’a convaincu qu’une semaine de vacances, c’est fait pour prendre des vacances. Et quoi de mieux pour se vider l’esprit que la facilité et le rythme végétatif d’un forfait tout inclus. C’est sous cet angle restreint que j’ai tenté d’observer la culture locale en y mettant le pied deux fois plutôt qu’une. Récit d’un type de voyage où les gens applaudissent à l’atterrissage.

Le hasard

C’est par hasard si je mets le pied en République dominicaine en 2006, puis en 2009. La première fois, disons que ce fut la roulette russe du plus bas prix. N’étant vraiment pas regardants sur le confort, la nourriture et autres commodités, moi et Naomie, ma copine du temps, atterrirons finalement à Puerto Plata sous une pluie démentielle. Trois ans plus tard, c’est tardivement que j’achète mon billet pour accompagner Sébastien, Christine, Geneviève et Marjo à Sosua, à l’est de Puerto Plata. En fait, je suis tellement à la dernière minute, et peu soucieux de la destination, que je ne me souvenais même plus du nom de la ville rendu à l’aéroport de Montréal. Même si je me plais bien dans ce type de voyage d’une semaine, j’ai l’impression qu’il existe un pays nommé Toutinclus qui accueille tous les touristes de la planète en mal de soleil, de plages, de boisson et de détente.

Les tours organisés, ce n’est pas mon truc

J’ai bien apprécié mon seul et unique tour organisé lors de ma visite à Cuba, mais je ne suis pas un adepte des petites excursions organisées, rigides et très chères. Étant aventureux dans l’âme, j’aime bien organiser mon propre bonheur. En 2006, nous décidons donc d’aller explorer la ville de Puerto Plata en empruntant un guagua (prononcé wouawoua) qui est une camionnette où s’entasse autant de gens qu’il peut y entrer de gens, et même un peu plus si on considère ceux qui s’appuient sur le marche-pied et qui s’accrochent au toit. Malgré que plusieurs touristes prennent les guaguas, les dominicains semblaient assez curieux de nous voir là. Au retour, nous pensions être seuls dans le guagua jusqu’à l’hôtel lorsqu’une quinzaine d’écoliers, hauts comme trois pommes, s’y sont tous entassés d’un coup. Je ne suis pas certain que le chauffeur nous voyait encore.  

En passant devant, j’aurais bien aimé visiter la fabrique de la compagnie Brugal, qui produit le fameux rhum de la République, mais ce sera lors d’une autre vie. Nous avons plutôt passé quelques heures à nous balader, ici et là, à travers les petits bâtiments aux couleurs vives ou plutôt anciennement vives. Un panorama typique des villes du Sud sur fond de montagne (Parque National Isabel De Torres). Si j'avais été de passage en sac à dos, je me serais bien arrêté une nuit à Puerto Plata et j’aurais lu quelques heures au bord de l’eau, sous un palmier ou dans un petit café animé. Les gens sont souriants et accueillants et le rythme de vie semble plutôt s’en tenir à la première vitesse. Plutôt indifférents aux guides de fortune, nous nous sommes malgré tout laissés accompagner par un Dominicain jusqu’à un petit bar bien sympathique. Mon espagnol aidant, nous avons discuté de plusieurs sujets déjà oubliés. Je me souviens cependant d’une discussion concernant Haïti. Colocataire de la même île, la République dominicaine a su développer un tourisme fort, malgré les conditions de salubrité discutables et l’ensemble de la qualité des services offerts. J’ai été surpris de constater à quel point ce Républicain regardait de haut les Haitiens et qu’il tenait un discours assez dur à leur endroit. Un sentiment partagé par les autres? Il faut lui donner le bénéfice du doute que les deux pays partagent les mêmes conditions géographiques et ont été occupés par plusieurs autres pays au cours de leur histoire. Cependant, il ne faudrait pas penser que les Dominicains donnent l’exemple d’une parfaite démocratie. Au bout du compte, j’étais effectivement en train de laisser mon argent ici, et notre ami de passage a eu droit à une bonne grosse bière sur le bras.

Lorsque j’ai été à Sosua, j’ai particulièrement apprécié que l’hôtel soit directement situé dans la ville, et non en retrait de toute civilisation, comme pour la plupart des complexes de type tout inclus. Cette particularité a donc permis de faire connaissance avec les locaux en tout temps, sans avoir à planifier une excursion. Nous avons fait une sortie de jour et une sortie de nuit à travers Sosua. Aussi étrange que ça puisse paraître, nous avons décidé de passer un après-midi sur une autre plage que celle de l’hôtel. Il est intéressant de côtoyer les Dominicains autres que des géos ou des barmans. C’est donc serviette de plage à l’épaule que nous avons descendu la rue des marchands, un passage obligé vers la plage. sous le désespoir agacé de mes compagnes de voyage, j’ai encore tenté, en vain, de vraiment négocier des souvenirs. J’étais intéressé par deux peintures jazzées aux couleurs accrocheuses. Le même petit sentiment de frustration vécu en 2006 m’est revenu à l’esprit lorsque j’avais acheté un tableau typique de l’endroit. En République dominicaine, il n’y a pas de voyageur, il n’y a que des touristes. Bien heureux soient les marchands de bijoux, chandails, tableaux et autres objets arborant des palmiers, puisque le touriste moyen négocie à peine ou pas du tout. Si j’étais eux, je vendrais exactement au même prix. Mais puisque je suis moi-même, et que j’ai beaucoup voyagé, j’aime bien négocier sur les bases du marché local et non pas canadien. En résumé, j’aime bien payer un prix honnête et de bonne entente. Dû à mes maudits principes, je m’en suis retourné bredouille. De plus, à cause de moi, Sébastien n’a pas acheté le t-shirt qu’il désirait après l’avoir convaincu que ça ne faisait pas de sens de payer 7 ou 8 dollars canadiens. Je me suis tout de même senti un peu en voyage d'aventure lorsque j’ai dû payer pour aller aux toilettes.     

En 2009, nous avons prix un taxi pour se rendre à Cabarete, un village situé à 15 km de Sosua et reconnu pour sa plage et sa vie nocturne. Contrairement à Sosua, l’action se passe immédiatement le long d’une plage qui n’en finit plus de finir. C’est le paradis des surfeurs et des amateurs de kytesurf, un mélange de parachute et de surf. Il faisait un soleil de plomb sur la plage de Cabarete et il y régnait une ambiance très californienne et bronzée. Les abdominaux et les bikinis se faisaient rois et rennes. Le village me faisait penser à Acapulco au Mexique où le tourisme est condensé le long de la plage. En discutant avec des Québécois, nous avons appris que la location d’appartements à long terme y est populaire. Je me souviens que le Mojito à Geneviève, au restaurant à hamburger, était particulièrement délicieux. Je me suis tout de même rabattu sur la bière locale.

Nous n’avons fait qu’une seule excursion nocturne au centre-ville de Sosua, plus précisément sur la rue principale. Il y règne une ambiance festive et sans grand danger apparent. La prostitution est partout et surtout très exposée dans la rue comme dans les bars. L’histoire ne dit pas si les filles de la rue peuvent pénétrer à l’intérieur des limites des complexes hôteliers ou si les clients doivent louer un petit nid douillet en extra. J’aime bien m’assoir et siroter un verre en observant ce genre de micro société. On y voit toujours les habitués de la place et les hommes nerveux qui tentent de se donner des airs assurés. Il n’y a rien de mieux que de sortir avec des filles pour ne pas passer la soirée à se faire solliciter.  Nous en avons aussi profité pour danser dans un club très animé et tenté de se fondre à travers les latinos qui se déhanchaient comme des dieux.

Celui qui tiendra le plus longtemps sur l’eau

De nature dynamique, je suis vraiment le candidat idéal pour participer aux activités du club. En 2006, je me dégourdissais les jambes tous les matins, à 9h00 au work-out matinal, au son de la musique dominicaine. S’en suivait deux heures de volleyball des plus agréables. J’ai toujours adoré jouer au volleyball de plage et je ne manque presque jamais un rendez-vous. À 14h00, j’étais prêt pour les jeux de piscine, peu importe le jeu.  J’ai d’ailleurs ramené une magnifique bouteille de mousseux que j’ai finalement ouverte trois ans plus tard, goûtée et puis jetée aussitôt. Je terminais ma journée de travail avec le volleyball de piscine ou le waterpolo.

En 2009, le volleyball m’a particulièrement manqué. N’ayant pas d’horaire précis avec géo attitré, le tout tombait souvent à plat. Cependant, nous sommes tombés en amour avec le babyfoot. Nous avons joué au moins une dizaine de parties par jour et les amis ont remporté le tournoi du club. J’ai ensuite remporté le tournoi de ping-pong. Tout ça nous a valu des beaux diplômes, non échangeables contre de la boisson.

La culture du tout inclus

C’est probablement lors du séjour de 2009 que j’ai établi mon record du plus grand volume d’alcool ingurgité en une seule semaine. Je reporte humblement que nous avions une routine de consommer beaucoup de bière en fin de soirée. Je me réveillais donc tous les matins la gorge très sèche, et assez tardivement, avant de reprendre le collier pour une autre journée de plage et de babyfoot. Expérience aidante, j’ai tout de même su respecter la limite que mon corps me permettait, et je suis donc toujours rentré à ma chambre sans l’aide de personne.

En conclusion

C’est lors de mon voyage en République dominicaine en 2006 que j’ai fait la paix avec la formule tout inclus et je m’en porte maintenant très bien. Expérience et maturité aidant, j’ai mis de côté mes préjugés et puis j'ai sauté à pieds joints dans ce type de tourisme populaire. Je m’amuse même à faire la discussion avec mes semblables concernant la propreté des chambres, la qualité de la nourriture, les services offerts, le site, etc. Il ne faudrait quand même pas pousser à penser que ces petits séjours se comparent aux fabuleuses aventures de voyage. En résumé, il s’agit d’une destination qui arrive toujours un peu par défaut, mais qui est des plus agréables.
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