Cuba

Trip Start Dec 20, 2002
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Trip End Dec 27, 2002


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Flag of Cuba  , Ciego de Avila Province,
Friday, December 20, 2002

(Certains noms ont été modifiés pour préserver leur anonymat)

C'est sans aucune attente que j'ai acheté mon premier forfait tout inclus en direction de Cayo Guillermo, à Cuba. Je ne sais pas si les plages de Cuba sont réellement les plus belles du monde, mais je peux affirmer que j'y ai vu la plus belle qu'il m'ait été donné de voir. La pluie torrentielle qui nous a souhaité la bienvenue s'est rapidement éteinte pour nous donner une semaine entière de chaud soleil.

Cuba?

Honnêtement, nous aurions pu être dans n'importe quel pays des tropiques et ça n'aurait pas fait une grande différence. Nous sommes en 2002 et les complexes hôteliers se multipliaient à Cuba, construits toujours de plus en plus loin. Cayo Guillermo est situé sur une île détachée au nord de Cuba. La route était plutôt longue pour atteindre notre hôtel, mais la musique cubaine créait une atmosphère agréable. Nous avions tiré la loterie de l'hôtel situé le plus loin. Au bout de la ligne, nous nous retrouvons 5 personnes, dont Jolène, ma copine du temps, moi-même, deux filles voyageant ensemble (Joanna et Léa) et une fille seule (Catherine). Catherine nous a expliqué que c'était son troisième séjour à cet hôtel, en moins de deux ans. C'est plus tard dans la semaine (et dans ce récit) que nous comprendrons ses motivations. Nous étions vraiment heureux de savoir que Joanna aussi était déjà venue à cet hôtel, ce qui nous amenait l'évidence que le séjour serait vraiment très plaisant.

En moins de deux, le groupe fait connaissance avec une 5e fille, Mélanie, qui était arrivée quelques jours plus tôt. Dès le premier matin, je me retrouve seul avec une bande de cinq filles dans un bain-tourbillon. Pas de doute, Cuba, c'est vraiment le paradis. Pour ajouter à l'effet 'ça n'arrive jamais ces histoires-là ', Joanna et Léa se plaisaient à prendre des poses érotiques en monokini un peu partout sur la plage. De l'autre côté de la médaille, les conversations tournaient toujours autour de sujets de filles. Puisque nous déjeunions, dinions et soupions ensemble, j'avais définitivement envie d'une présence masculine. De plus, tous les regards se portaient toujours sur notre groupe et ça finissait par être agaçant. Heureusement, quelques jours plus tard, un couple de Québécois s'est joint à nous.

Nous avons aussi participé à un tour organisé, incluant la visite de la ville de Moron. Je ne suis pas un grand fervent de ces tours, mais ça change le mal de place. Nous avons été surpris que notre guide nous décourage fortement de donner de l'argent aux mendiants. Il nous a expliqué que n'importe qui voulant travailler à Cuba avait un emploi. Évidemment, ce n'est pas la mer à boire, mais lui travaillait, et ça lui puait au nez de voir des Cubains mendier. Nous avons eu droit à une mère, avec son bébé sous le bras, qui nous a suivis durant une heure de temps avec la main tendue. On ne s'habitue jamais vraiment à ce genre de situation. Autrement, nous avons fait la visite d'une ferme de crocodiles et j'ai pris une jolie photo avec un bébé crocodile. Un classique.

Un Noël différent

Le 25 décembre, nous avons loué quatre mobylettes et nous sommes partis à la conquête d'une plage située à environ une heure de route. Nous nous sentions vraiment les rois du monde puisqu'il n'y avait que quatre autres touristes sur la plage. Le sable était gris-blanc et l'eau était tellement limpide qu'on pouvait voir clairement nos pieds avec de l'eau jusqu'au cou. Pour ajouter au décor, le soleil brillait chaudement très haut dans le ciel. Quelqu'un a eu l'idée brillante de faire un bonhomme de sable pour nous mettre dans l'ambiance de l'hiver. Nous avons créé une super belle réplique d'un bonhomme de neige avec trois immenses boules, des dents, des cheveux, un nez et des boutons. Quand on dit : 'rien à faire'...

Le complexe avait organisé une soirée de Noël, avec tout le monde habillé un peu plus chic et un buffet un peu plus relevé. À l'entrée du restaurant, les animateurs étaient tous déguisés afin de représenter une crèche vivante. J'ai tout d'abord trouvé ça sympathique, mais après avoir compris qu'ils étaient là pour une heure sans bouger, juste pour faire plaisir aux touristes, j'ai trouvé ça un peu humiliant. D'ailleurs, les conditions de vie des animateurs ne semblaient pas être faciles. Lorsque Jolène s'est fait tresser les cheveux, la Cubaine lui a avoué qu'elle avait dû sauter son souper afin de pouvoir se libérer. Avec des heures de fou à travailler, le sourire à temps plein ne doit pas être une tâche facile. D'un autre côté, il y a pire comme emploi à Cuba.

Invraisemblable

Ce genre de situation n'arrive que dans les films puisque l'alignement d'autant de circonstances est presque impossible. Comme dans un bon vieux Agatha Christie, on nous avait pourtant mis clairement la table. Les indices étaient là, juste sous les yeux. Nous aurions dû poser plus de questions...
 
Catherine avait mis les pieds pour la troisième fois à l'hôtel Sol Club Cayo Guillermo afin de revoir le nouvel homme de sa vie. Le gars en question était un animateur du club avec qui elle s'était complètement amourachée. Plus que simplement pour le revoir, elle avait l'intention ferme de la ramener au Canada et elle avait recueilli toute l'information nécessaire. Déjà ici, voir une fille de vingt ans s'éprendre d'un Cubain en pensant qu'il lui était fidèle et amoureux relevait du délire. Elle nous a expliqué qu'il lui écrivait souvent par courriel et l'appelait souvent malgré la fortune que ça lui coûtait. Naturellement, il ne demandait rien en retour. Alors pourquoi donc Catherine était donc totalement abattue lors de cette soirée? Serait-ce qu'il était impossible de ramener son amoureux? L'histoire devient invraisemblable lorsqu'on apprend que Joanna était revenue à cet hôtel parce qu'elle avait également été charmée par le même gars l'année précédente. Voilà donc les deux filles décidant de faire une surprise au même gars, la même semaine, arrivant dans le même autobus et se joignant à la même gang. Les premières journées se sont bien déroulées puisque les filles n'étaient pas au courant de leur histoire respective. Le chat est sorti du sac lorsque Joanna s'est absentée pour une journée en compagnie de son beau Cubain. Le monsieur avait dit à Catherine qu'il ne pourrait pas passer la journée avec elle puisqu'il devait s'occuper de sa pauvre grand-mère malade. Coup d'éclat au retour de Joanna lorsqu'elle répond à Catherine qu'elle vient de passer toute la journée avec Monsieur X, révélant ainsi la vraie raison de son voyage. Catherine a perdu sa belle innocence et le Cubain deux excellentes contributrices. Pas de chance Roméo.

Conclusion

J'ai eu beaucoup de plaisir à savourer les plaisirs d'une formule tout inclus. Nos amitiés d'une semaine nous ont permis de faire la fête et de nous laisser aller. C'est fou à quel point il est facile de se faire des amis dans ce contexte. La vie serait tellement simple si elle se passait comme dans un complexe hôtelier. Si je remets les pieds à Cuba, ce sera définitivement en tant qu'explorateur et je passerai assurément par La Havane pour me replonger dans le passé.
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