Peace is in the mountains of the Himalayas

Trip Start Sep 03, 2006
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Trip End Jul 21, 2007


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Flag of Nepal  ,
Tuesday, November 14, 2006

We wrote this entry in French for once...sorry!!!

Changement de décors

Quel beau pays que le Népal ! Surtout après l'agitation de l'Inde du Nord ! non pas que L'Inde nous déplaisait, au contraire, mais nous avons été ravi de troquer l'agitation, le bruit et la pollution d'Agra et Varanasi contre le calme, les montagnes et la propreté de Pokhara. Les gens sont très accueillants et d'une grande gentillesse, les rabatteurs et autres chauffeurs de taxis ne sont pas aussi énervants qu'en Inde et savent ne pas trop insister. Bien sur tout n'est pas rose ici mais beaucoup de touristes que nous avons rencontrés se plaisent tellement ici qu'ils  reviennent plusieurs fois.
 
Pendant notre séjour de 3 semaines nous nous sommes reposés a Pokhara (« glander » est aussi un terme approprié), avons fait un trek de 10 jours dans les Annapurnas et avons visité Kathmandu, la capitale du Népal. Ce fut un séjour sportif mais des plus reposants qui nous a donné envie de revenir pour un autre trek !

Nous sous souviendrons longtemps de notre trajet Varanasi (Inde)-Pokhara (Népal) : un jour et demi de transports en train de nuit, bus et bus de nuit, a achevé de nous épuiser. Des que vous franchissez la frontière Inde-Népal, la différence se fait sentir immédiatement : plus de concerts de klaxons, de voitures partout, ni de poussière.   Nous prenons un petit rickshaw pour nous rendre a la gare routière a quelques 3 km de la frontière et ô miracle ! le chauffeur ne nous demande pas une somme exorbitante. Premières impressions rassurantes.
 Malheureusement nous avons raté le dernier bus de jour pour Pokhara et devons prendre le bus de 17h qui se trouve être un bus de nuit... Nous pensons donc arriver a destination vers minuit.  On découvrira un peu tard qu'un bus de nuit au Népal, est un bus qui roule et s'arrête TOUTE la nuit, n'arrivant a destination que le lendemain a 6h du matin ! Cela aurait été très bien (économie d'une nuit d'hôtel) si le bus avait été confortable, peu bruyant, et chauffé. Le summum du bruit a été atteint quand le chauffeur a mis la musique a fond pour que tout le monde entende bien. Vu qu'il n'y avait qu'une baffle qui marchait, et qu'elle était juste au dessus de nos sièges... On a vite sorti les boules quies, et c'était a peine suffisant ! Pendant tous le trajet y compris a la longue pause dodo du chauffeur, quelques personnes s'obstinaient a parler tellement fort qu'il était impossible de dormir et en plus ils ne voulaient pas fermer la porte du bus voulant sans doute nous faire profiter de la conversation et du froid (de toute façon il manquait des vitres au bus).
Au petit matin, nous arrivons donc épuisés mais soulagés que tout cela soit finit. Ce fut un voyage éprouvant et intéressant (selon Patrick) mais surtout une bonne leçon pour nous car il est hors de question que nous prenions un autre bus de nuit au Népal !

Arrivée dans les montagnes

Pokhara est la deuxième plus grande ville du Népal après Kathmandu, elle est connue car c'est un centre de trek important pour les Annapurnas (60% des touristes qui viennent faire un trek le font dans cette région car les pistes sont facilement accessibles minimisant les coûts et problèmes de transports). La ville est entourée de montagnes et on peut voir les sommets lorsque le ciel est dégagé. Le quartier touristique se trouve au bord du joli lac Phewa Tal : a peu de choses près on pourrait se croire en Suisse !
Nous resterons trois jours a Pokhara : le temps de nous remettre de notre voyage, d'organiser les formalités de notre trek et de nous la couler douce ! Le bord du lac est truffé de restos, bars, et bien évidemment , de magasins de trekking (uniquement des contrefaçons de marques de sport occidentales mais made in Nepal, prix imbattable mais la qualité n'est pas au rendez vous) . Tout est fait ici pour que le pauvre petit trekker/touriste occidental se sente bien, et ça marche! Les petits déjeuners au bord du lac au soleil et autres steak au poivre vous plongent rapidement dans une langueur bien agréable. Ca nous rappelle Dahab en Egypte ou la stratégie était identique : logement pas cher pour faire rester le touriste plus longtemps que prévu mais ils se rattrapent sur la restauration qui coûte deux fois plus que le logement.
Néanmoins, nous faisons le nécessaire pour partir en montagne: permis de trek et embauche d'un porteur. En effet, une loi toute récente (27/10/06) oblige tout touriste a employer un Nepalais lorsqu'il part en montagne. Cette loi inattendue nous contrarie. Nous comptions bien tout faire par nous mêmes, surtout que l'expérience du Kili nous avait un peu refroidi vis a vis des guides et porteurs. Puisqu'il le faut, nous passons par une agence qui nous présente Amrit. Il sera notre porteur (en fait guide porteur) pour les 10 jours a venir, et c'est une très bonne chose en fin de compte !  Non seulement il porte notre sac (15 kg tout de même), et c'est finalement très appréciable, mais il est très sympa, parle bien anglais et répond donc a nos questions. Un vrai plus, indéniablement.

Mieux que le Kilimanjaro

Nous avons choisi de monter a l'Annapurna Base Camp (celui de la face sud vaincue par une équipe anglaise en 1970) que tout le monde appelle ABC. C'est un trek d'environ 7 jours auquel nous ajoutons un détour par Poon Hill, sensé être un des meilleurs point de vue de la chaîne des Annapurna. Patrick espère juste que son genou ne lui jouera pas de vilain tour, mais reste confiant suite a l'expérience réussie du Kili.
Le trek se passe très bien. Le temps était généralement dégage le matin et nuageux dès la fin de matinée. Pas le temps idéal, mais nous n'avons pas eu a nous plaindre, car nous avons eu beaucoup de belles éclaircies.
 Nous allons de village en village ou l'on trouve maintes « teahouses » (des refuges gardes) pour se restaurer et passer la nuit, c'est bien pratique car cela nous evite de camper et de porter les vivres. Nous y retrouvons plus ou moins toujours les même personnes qui font le même trek que nous et faisons connaissance avec Mathieu et Jean-Philippe, deux sympathiques québécois qui font également un tour du monde. Nous croisons aussi des Israéliens avec qui nous sympathisons.

Le menu des teahouses vaut le détour: lasagnes, pizzas, et autres rouleaux de printemps qui n'ont très souvent que le nom en commun avec le plat que nous connaissons :-) Pas de quoi se  plaindre, ça reste bon et copieux... mais rien n'arrive a la cheville du dhal baat. En terme de copieusité en tout cas: C'est a volonté! C'est le plat national Népalais: du riz, une sauce/soupe de lentille pour aller avec le riz , quelques légumes au curry et des pickles (le plus souvent du radis blanc épicé). Ca convenait parfaitement a Patrick, qui s'en gavait au moins une fois par jour (il se resservait deux a trois fois). Apres il s'étonne de ne pas etre rassasié quand il ne mange pas de dhal baat! Plus vous montez en altitude, plus les plats et boissons sont chers et moins vous avez d'eau chaude ! Après la journée de marche, trekkers, porteurs et guide se retrouvent dans la même pièce autour du poêle a bois ou de la table chauffante pour se réchauffer, discuter et dîner ensemble.  Quand il n'y a pas assez de lits pour tout le monde, certains sont obligés de dormir dans cette même salle commune. Cela n'arrivera pas car nous ne sommes plus en haute saison, hormis les porteurs.

Au cours du trek nous passons par des forets de rhododendrons tellement grands que ce sont des arbres , des rivières traversées par des ponts suspendus, des escaliers de pierres qui montent et descendent a n'en plus finir. Nous croisons en route des trekkers mais aussi des porteurs locaux chargés de réapprovisionner les villages : les charges sont lourdes et les femmes portent  parfois autant que les hommes. Une japonaise souffrant sévèrement du mal des montagnes est également transportée a dos de porteurs ! Les paysages sont très beaux et variés et alternent entre la vallée, les sommets enneigés, les torrents  et cascades, les forets touffues et les villages perchés a flanc de colline.


Mission accomplie

 Au bout de 8 jours nous arrivons au camp de base de L'Annapurna. Celui ci offre une vue spectaculaire car il se trouve au coeur d'un cirque dont tous les sommets sont entre 6900m et 8100 m, mais nous arrivons dans l'après midi lorsque les nuages couvrent les sommets. Au camp de base, il y a un terrain de volley. Et nous en fîmes bon usage: ça n'est pas tous les jours que l'on peut se permettre de jouer au volley a 4130m! Les porteurs jouent en sandales et en T-shirts alors qu'il ne fait pas loin des 0°C, ils sont bons car le volley ball est le sport national ici. Le lendemain matin nous nous levons a 6h du matin pour voir le levé du soleil, quelle bonheur de découvrir les sommets sans les nuages !


Racketés par les Maoistes!

Sur le chemin de retour nous sommes contrôlés par les maoïstes qui font payer une taxe aux trekkers pour soutenir leur mouvement (en dépit de la paix signée avec le gouvernement et de leur résolution de ne plus racketer les tourists). Comme nous avions délibérément menti sur le nombre de jour de trek total pour éviter de payer une taxe trop lourde a notre entree, ils nous réclament un supplément.  Notre porteur est très mécontent de ce racket et selon lui c'est la première fois qu'on contrôle les touristes comme ça (apparemment d'habitude ils ne vérifient pas le nombre de jours passés sur le trek). S'ensuit une discussion houleuse entre notre porteur et les deux  maoïstes en charge. A la fin Patrick s'énerve aussi et refuse de payer le supplément car les maoïstes n'ont pas voulu lui dire a quoi servait l'argent. Quel héro ce Patrick ;-)! Nous décidons de partir et heureusement pour nous il n'y a pas de suite a l'incident. A la place nous faisons don du supplément a l'école du village. Le retour a Pokhara nous a fait bizarre: la ville que nous avions tant appréciée pour son calme et sa tranquillité en venant d'Inde, nous apparaît comme grouillante et tumultueuse maintenant! Tout est relatif... Cette impression ne durera toutefois pas longtemps.

Deux jours après notre retour de trek, nous reprenons la route pour Khatmandu...
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