La délicatesse à l’islandaise

Trip Start Aug 31, 2012
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Trip End Sep 16, 2012


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Where I stayed
Gudmundur apartment

Flag of Iceland  ,
Saturday, September 1, 2012

Levé pas très matinal, heure de couché tardive oblige, c'est vers les midis que nous émergeons de nos chambres respectives. Une petite douche pour se requinquer, enfin c’est ce que nous pensions. L’eau chaude en Islande étant souvent naturellement chaude, merci la géothermie, il y a aussi les effets secondaires liés au souffre… et une douche senteur oeufs pourris ! C’est particulièrement prenant lorsqu’on se lave les cheveux. Le lavabo ayant l’eau chaude et l’eau froide inversée, j’ai même une fois expérimenté le brossage des dents à l’eau chaude, une vraie tuerie.

Deuxième étape : aller faire les courses. Rien de bien particulier, si ce n’est  que les prix ne sont pas très éloignés de ceux pratiqués en Helvétie et la lecture de certains produits pas toujours facilités. Deux produits retiendront notre attention, mais pour des raisons différentes. Tout d’abord, le poisson séché, une spécialité locale (et onéreuse). Ensuite le jambon de la marque nommée Ali, quelle ironie…

Après un bon petit déjeuner, départ à la découverte (ou plutôt redécouverte pour Grégory) de la capitale islandaise. Le ciel a décidé de nous souhaiter la bienvenue à sa manière : de la pluie et de bonnes rafales de vent. Les photos parlent d’elles-mêmes. A noter que cela n’empêche pas les locaux (ou plus précisément locales) de s’habiller de façon assez légère.

Pendant notre tour de ville nous avons rencontré à nouveau notre hôte, mais il était moins loquace que la veille. Il nous avoua qu’il ressortait d’un resto asiatique où il avait mangé un grand bol de phó pour essayer de calmer sa gueule de bois. Était-ce là que les autres islandais avaient aussi disparus ? Le centre a une ambiance assez différente de jour que de nuit. Ca ressemble plus à une bourgade paisible. Le bar où nous avions eu les oreilles remplies de décibels seulement quelques heures plus tôt s’était métamorphosé en un inoffensif café. Une constante pour les magasins d’habits, les gros pulls en laine qui faisaient fureur auprès des hippies dans les années 60 y sont omniprésents.

Le soir, petit apéro à la maison. Comme je savais que l’alcool était assez cher en Islande, j’avais pris la précaution d’embarquer une bouteille de vodka dans mes bagages. Un peu de jus d’orange pour diluer le jus de pomme de terre, un peu de musique et voilà comment bien commencer la soirée ! Vers les 20:00 départ au centre pour aller manger et faire la fête. Même si Gudmundur nous avait dit que les islandais sortaient tard, nous ne pensions pas trouver le centre si calme à cette heure-là. La ville ne s’éveilla que vers les 01:00. Et là, en moins de 30 minutes les lieux « cultes » furent envahis. Ils ne sont pas très grands et tout le monde s’y presse. Ce sont donc souvent de longues queues qui se forment devant les terrasses ou entrées, les gens faisant les yeux doux à l’agent de sécurité, espérant quitter rapidement le froid et humide de l’extérieur.

Après avoir fait 30 minutes la queue pour aller dans un bar (le B5), nous décidons de tenter notre chance ailleurs car la file restait interminable et nous étions serrés comme des sardines (notons qu’au moins nous n’avions pas froid et la compagnie n’était pas désagréable !). Nous avons fini dans un bar rempli visiblement presque exclusivement de locaux. Toujours autant de délicatesse au moment de vous pousser de leur chemin, quand ils dansent ou quand ils urinent dans les lavabos. Et pourtant ils sont capables de vous chanter à plein poumons « I will always love you », les hommes tout autant que les femmes. Lors d’une pause cigarette, un islandais vient m’en demander une, belle occasion de taper la discute avec un local. Après quelques présentations il appelle sa copine et nous la présente. « She is my hole » dit-il en éclatant de rire. Nous voyant un peu perplexes, il répète histoire d’être sûr que nous ayons bien compris… Et en plus ils sont poètes ! Les sourires sont rares, les contacts rugueux, mais il faut admettre qu’on s’amuse bien au pays des geysers !
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