Le gâteau aux bananes

Trip Start Mar 25, 2011
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Trip End Apr 23, 2011


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Where I stayed
Kunga hotel

Flag of India  , Himachal Pradesh,
Tuesday, April 19, 2011

Mon périple est presque terminé. Tel que prévu, j'ai passé le maximum de temps à McLeod Ganj, le plus loin possible de la folie indienne du Rajastan, même si en réalité, on ne peut pas y échapper complètement ici non plus.

J'ai passé les derniers jours à acheter des souvenirs, manger comme un roi et essayer de me reposer le plus possible. Malheureusement, McLeod Ganj est rempli de chiens errants aboyant une terrible symphonie nocturne à chaque soir, à partir de 22:00. Il est donc assez difficile de dormir.

Puis quand ce ne sont pas les chiens, c'est un bar karaoke qui s'enflamme et qui s'assure de rendre votre sommeil impossible. Hier soir j'ai décidé de sortir de mes gonds, où plutôt de ma chambre, pour aller leur dire de baisser le son. Le bar en question se situait tout juste à côté de ma chambre, un étage en dessous.

Le seul résultat tangible de ma plainte a été une platitude du genre; retourne dans ton pays.

Oui bien, effectivement, j'y serai dans 48 heures et j'y serai très heureux.

J'ai parlé à plusieurs voyageurs de ce pays et une chose est sûre, il ne vous rendra pas indifférent. Les opinions divergent beaucoup; tous se rappelleront de ce pays jusqu'à la fin de leur jour, mais pas uniquement pour ses côtés positifs.

Mis à part ces expériences moins enrichissantes, je passe un très bon moment à McLeod Ganj, en compagnie de 3 autres voyageurs: Peter (Danemark), Maria (Allemagne) et Prengal (Indien), qui nous a d'ailleurs quitté il y a quelques jours pour retourner chez lui à Delhi.

Le village est petit, très très petit, mais haut en couleurs. On y retrouve au moins une centaine de boutiques qui vendent à peu près toutes les mêmes choses (des produits fabriqués par des Tibétains en exil) et beaucoup de restaurants (servant des mets indiens, chinois, tibétains, mexicains et j'en passe).

Les gens viennent surtout ici pour suivre un régime de méditation de 10 jours ou plus, pendant lequel vous serez plongé dans un silence complet. Peter reviendra d'ailleurs cet été pour participer à ce type de séminaire.

D'autres comme moi, viennent s'y reposer et apprendre ce qui y est enseigné. C'était la première fois de ma vie que je plongeais dans le monde de la méditation, définitivement pas une activité populaire chez nous. Étrangement, s'asseoir le dos droit, les jambes croisés, et se concentrer uniquement sur sa respiration pendant 15, 20, 30 minutes est possiblement le défi le plus difficile que j'ai dû relevé depuis longtemps.

C'est de cette façon qu'on réalise à quel point notre tête, remplie de milliards de pensées diverses, n'est pas habituée à se concentrer pleinement. Je ne crois pas avoir réussi à me concentrer plus qu'une ou deux minutes complètes avant qu'une idée ou une image ne vienne bousiller ma méditation.

Au retour, je ferai mon possible pour méditer pendant un cours 5 minutes chaque matin. Il semble qu'il faut plusieurs semaines pour arriver à réaliser pleinement cette activité, même pendant un si cours laps de temps. On verra bien!

Outre la méditation, la randonnée pédestre est aussi une activité très populaire dans le coin. Situé dans les montagnes à une altitude de 1700 mètres, McLeod Ganj est parfait pour partir en randonnée d'une heure, une journée ou une semaine.

Maria et moi-même avons bravé le sentier Triund, menant au sommet d'une montagne des environs. Peter, souffrant d'une faiblesse aux genous, ne pouvait malheureusement pas nous accompagner.

Ce sentier demande environ 4 heures de marche sur un sentier escarpé pour se rendre au sommet, puis environ 3 heures pour revenir.

À notre départ, aucun nuage ne couvrait le ciel et le temps était idéal. Toutefois, après 3 heures de marche, arrivés à un point où nous pouvions voir les petites habitations du sommet, une grande décision a du être prise. Le ciel se couvrait de plus en plus et il était clair que si nous arrivions au sommet, il nous serait impossible de revenir dans la même journée. Malgré qu'il est possible de séjourner pendant la nuit au sommet, nous n'étions pas du tout préparé à cette éventualité, surtout considérant que la température baisse drastiquement durant la nuit à 3000 mètres.

C'était la première fois que je revenais sur mes pas pendant une randonnée pédestre. Le prix a payé était de en pas voir aussi bien les montagnes enneigées cachées par les montagnes environnantes de McLeod Ganj. Nous avons quand même eu un prix de consolation, comme vous pourrez le voir dans les photos.

À notre retour, Peter nous a rejoint pour un repas des Dieux.

Et c'est justement mon prochain sujet; la nourriture en Inde.

J'en ai peu parlé et pourtant, ceux qui me connaissent savent que je suis passionné de bonne cuisine, surtout indienne. Peut-être que j'en ai peu parlé parce que, d'un côté, j'ai été un peu déçu par ce que j'ai trouvé ici.

Premièrement, pour des raisons d'hygiène et de santé, on doit éviter tout ce qui est "street food" qui n'est pas cuit à haute température. Malheureusement, cela veut dire qu'il ne reste que des aliments frits comme des onions bajis et des samosas. De plus, leur qualité varie grandement. Je peux dire qu'après 4 semaines, j'ai mangé mes meilleurs samosas à Montréal!

Ensuite, la nourriture indienne est généralement assez lourde. Si vous avez manger du poulet au beurre, vous savez de quoi je parle (En passant, le poulet au beurre est réellement indien et a été inventé à Delhi). Tous les restaurants l'offrent ici en plus d'une bonne partie des plats qu'on retrouve chez nous. La nourriture indienne à laquelle nous sommes habitués provient principalement du Punjab, une région nordique du pays. La nourriture dans le sud semble très différente, mais je la connais peu.

Je ne dis pas ici que j'ai mal mangé durant le dernier mois, bien au contraire. J'ai simplement appris que ce qu'on retrouvait chez nous ressemble beaucoup à ce qu'on retrouve ici. De plus, comme il existe une grande communauté indienne à Montréal, il est logique que les restaurants indiens qu'on y retrouve soient excellents. Mon préféré, Kashmir (situé dans le vieux port de Montréal), met la barre très haute en terme de qualité.

C'est simplement pour cette raison que j'ai été un peu déçu, parce qu'au final, j'avais déjà mangé les plats qu'on retrouve le plus fréquemment en inde. De plus, la qualité retrouvée ici est souvent plus basse que celle qu'on retrouve chez nous. Je crois que les ingrédients, particulièrement les produits laitiers comme le lait, le beurre, le yogourt et le fromage, sont simplement de meilleure qualité chez nous.

Aussi, mon empoisonnement alimentaire n'a pas aidé à la cause, car je n'ai pas
touché à de la nourriture indienne pendant au moins une semaine après. Cela m'a enlevé plusieurs occasions de goûter à de nouveaux plats.

C'est à McLeod Ganj que je retrouve la meilleure nourriture. En partie parce que les tibétains sont majoritairement végétariens et qu'ils font des miracles avec leurs légumes. Leurs dumplings, nommés "momos", sont délicieux et sont cuits à la vapeur (on peut aussi les frire). La cuisson à la vapeur est une technique presque absente de la nourriture indienne.

J'ai suivi un petit cours de cuisine tibétaine avec mes compagnons, avec l'aide de Tenzin, un Tibétain d'origine. On m'a appris le secret des momos et j'ai bien hâte d'essayer à mon retour! C'était aussi une expérience que je voulais vivre en Inde!

Ce soir (le 21 avril), est ma dernière vrai soirée en Inde. Comme je serai à Amritsar pour moins de 24 heures et que mon vol quitte très tôt le matin du 23, je ne crois pas avoir la chance de manger autre chose qu'un sauté asiatique à l'hôtel.

Cela fait 2 jours déjà que moi, Peter et Maria festoyons comme des porcs au restaurant Mcllo, situé au coeur de McLeod Ganj. Ce resto, très recommandé, sert de la nourriture d'un peu partout, mais de très bonne qualité! La nourriture indienne y est divine et nous commandons assez de plats pour nourrir une armée!

Poulet au beurre, poulet au citron, curry de mouton (remplaçant le veau chez nous), légumes épicés dans une sauce crémeuse, riz blanc, pains naans et breuvages. Tout cela pour la modique somme de 1200 rupees avec taxes et pourboire. En gros, 8$ par personne, dans un bon restaurant qui n'est pas donné. C'est un peu trop beau pour être vrai.

J'avais parlé d'orgies de bouffe dans mon dernier blog. C'était un peu de genre d'expériences que j'avais en tête.

Il me reste donc un gros souper à partager avec mes amis ce soir, puis une courte nuit qui se terminera à 3 heures du matin. Je devrai prendre un autobus pour Dharamsala à 4:00 AM, puis un autre à destination de Amritsar à 5:00 AM.

Le bus devrait mettre environ 6 heures à rejoindre ma destination finale. Il me restera un tout petit peu de temps pour visiter rapidement le "Golden Temple", destination de pèlerinage pour les arabes, et faire des provisions d'épices.
Ce sera ensuite une autre courte nuit qui m'attendra demain soir, car mon premier vol quitte le
territoire indien à 4:30 AM, à destination de Doha. J'ai décidé de prendre un vrai hôtel où avec un peu de chance, je pourrai dormir paisiblement, en prévision de la longue journée de samedi.

Je vais essayer d'écrire un tout petit blog avant de m'endormir demain soir, histoire de parler rapidement des dernières 24 heures du voyage.

À bientôt!
Mikhael

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Comments

Mélanie on

Merci d'avoir partagé avec nous ta belle aventure...
Bon retour et à bientôt...

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