Semaine 3

Trip Start Apr 30, 2010
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Trip End Jul 30, 2010


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Flag of Senegal  , Thiès,
Wednesday, May 19, 2010

Vendredi 14 mai 2010, jour 15 :

Hier au souper, j'ai parlé avec ma dée pour m'excuser de lui avoir fait peur pendant la nuit d’hier lorsque j’ai crié. Je ne sais pas si c’est à cause de ça ou de l’homme qui est venu me demander de l’argent, mais en plus de fermer ma porte et ma fenêtre, elle m’a demandé de verrouiller ma porte. Le hic, c’est qu’elle est facile à verrouiller, mais pas le contraire. Je prie vraiment pour ne pas avoir d’envie pressante… Au pire, maintenant, mon dix litres d’eau est vide… :P

Après le souper, j’ai été à la toilette, mais j’ai un peu été rebutée par deux GROSSES coquerelles (au moins aussi longues que mon index). Les enfants ont bien ri de moi et m’ont proposé de les écraser. J’ai refusé, mais ils l’ont fait tout de même. J’étais un peu triste, après tout, c’est pas dangereux… mais bon. Je crois que j’aurais simplement préféré qu’elles soient bouffées par une autre bestiole… pas de gaspillage quoi !

J’ai ensuite été me coucher pour me réveiller ce matin vers 6h45. Après la routine du matin, j’ai pris la route du CEM où j’ai officiellement fait ma première prise en charge, car j’ai déjà animé deux autres séances C’est toujours impressionnant le nombre d’élèves par classe ici. Dans ce cas-ci, c’était presque soixante élèves. J’ai trouvé ça un peu difficile, car j’ai appris plusieurs des notions enseignées le matin même… Pas évident, surtout que je ne suis pas d’un naturel doué pour les maths… Mais bon, rien de catastrophique je crois. Mais il est évident que je pourrais faire mieux. Ma prochaine séance internet sera consacrée en grande partie à l’étude des maths. Qui l’eut cru…

Je suis rentrée plutôt tard du CEM, car je suis restée pour me préparer et travailler à mes planifications. Après le dîner, nous sommes tous sortis nous asseoir à l’ombre du manguier pour relaxer un peu à l’abri (du moins… on essaie) de cette chaleur écrasante au soleil. J’ai fait la vaisselle avec ma sœur, ma dée a accepté un peu à contrecoeur… je crois qu’elle ne comprend pas pourquoi je tiens à faire la vaisselle. Et (attention maman, tu vas être fière de moi !) elle a dit qu’elle trouvait que je suis une bonne fille ! Hihihi !

La température est bizarre aujourd’hui. Il fait sans aucun doute soleil, mais l’air est chargé d’un mélange de sable et de ce qui semble être des nuages. J’ai très chaud. Mais quand il y a l’ombre et/ou le vent, ça va.

 Les cours de cet après-midi me tentaient un peu moins… j’étais épuisée et il faisait chaud. Mais je suis contente de m’y être rendue, je crois que je suis en train de comprendre certaines notions de chimie. Et ça me permet de parler un peu avec les élèves avant et après le cours.

Dimanche, il y aura une grande fête dans le village voisin d’Ogo (pas sûre de l’orthographe) pour les catholiques… Je crois qu’on y fêtera St-Joseph (Laurence, en tant que guide officielle de l’oratoire, peux-tu me confirmerl’info ?) et ma mère, pour que je sois belle, m’a prêté un habit jaune. Il faudra maintenant qu’elle me montre comment on l’enfile…

AVIS (surtout adressé à ma mère et à Mathieu) : Je crois avoir changé d’avis pour les perroquets… Je crois que je n’en veux plus. J’ai vu une envolée de youyous du Sénégal ce matin se poser dans le tamarinier à côté de notre concession. De les voir ainsi voler de branche en branche, se chamailler, et crier et siffler, ça m’a un peu convaincue qu’ils ont l’air beaucoup plus heureux comme ça que dans une froide maison québécoise, les ailes coupées à notre rythme de vie artificiel. NB : j’ai changé d’avis pour le perroquet, mais pas pour les poules !

Samedi 15 mai 2010, jour 16 :

Hier soir, je m’ennuyais beaucoup, le moral était plus bas. Je pensais à Mathieu, à mes amis et à ma famille et j’étais un peu triste. Je pensais beaucoup aussi au monde de l’OPé comme on était vendredi. Je m’ennuie de vous ! Puis, pour me changer les idées, j’ai été surveiller le couscous pendant que Fatou se lavait. Nous sommes ensuite parties Josephina et moi acheter des pommes d’acajou à la boutique. Au retour, nous avons vu un petit djoko (caméléon) dans un minuscule arbuste. Je l’ai pris et mis sur ma tête, au grand désespoir des enfants qui en ont peur. Après, c’était déjà le moment du repas. On a mangé du mo’hamsa Boniface et moi (mon frère qui va au lycée de Tivaouane), mais je n’ai pas beaucoup mangé…

Après avoir mangé, mon bo a été se coucher et nous sommes restés en cercle à bavarder à l’extérieur. A un moment, un ami de Boniface s’est énervé : un scorpion beige se trouvait par terre entre nous. Un enfant a enlevé sa sandale pour l’écraser avec. Disons que je n’avais plus vraiment envie de mettre mes pieds par terre. J’étais en flip-flops… J’ai été très prudente en allant à la toilette …

Ce matin, je me suis levée pas trop tard. J’ai dévoré ma baguette, en prenant soin de garder le papier qui l’entourait, au cas où des élèves viendraient me poser des questions en maths, ça fait du papier brouillon. J’ai rejoint Fanny pour se rendre qu CEM car toutes les deux avons cours toute la matinée. Pendant le premier cours, j’ai dû surveiller une épreuve de physique, ce qui a été un peu frustrant (je raconterai à mon retour). Mais comme il y avait fête au CEM aujourd’hui à partir de 10h, le second cours a été libéré. Ce qui m’a permis de partir plus tôt pour Tivaouane pour aller sur le web. Cependant, comme ma dée n’avait pas l’air chaude à l’idée que je m’y rende seule, mon petit frère Émile est venu avec moi. Je n’étais pas contre, j’avais simplement un peu peur qu’il s’ennuie là-bas pendant que j’allais sur le net…

Pour s’y rendre, nous avons hélé une voiture (une vieille Peugeot qui datait au moins des années 70… comme c’est le cas la majorité du temps ici) et y sommes montés pour 200F CFA chacun. Nous avons un peu discuté avec les autres passagers… du moins, autant que le permettait le bruit. Car non seulement la voiture était dans un état… (elle a vu la VIE ! trous au plancher, broche pour tenir les portières…) mais la route étant quelque peu cahoteuse (si peu !), le bruit était la plupart du temps infernal. Une fois à Tivaouane, nous avons trouvé un cyber beaucoup mieux équipé que la dernière fois ! J’étais vraiment contente ! Il y avait plus que 2 ordinateurs, une connexion potable, et une vitesse beaucoup plus tolérable que lors de notre dernière visite dans un cyber de Tivaouane ! J’ai même pu y insérer ma clé usb ! Derrière l’ordi, mais quand même… Voilà pourquoi j’ai pu donner plus de nouvelles !

Le retour aussi s’est bien passé. Une jeune fille nous a guidés vers le poste de taxi-brousse le plus proche. Nous sommes partis peu de temps après, mais très  tassés : nous devions être une quinzaine dans la boîte de pick-up entassés sur les bancs. Claustrophobes et agoraphobes, s’abstenir ! Pour ma part, à cause du mal des transports, j’étais un très heureuse d’être à l’extrémité arrière pour pouvoir respirer un peu ! Un peu d’air et beaucoup de poussière… par chance, il ne ventait pas trop aujourd’hui. Malgré ça, je suis arrivée brune à la maison. Je gratte ma peau, et c’est brun-orange… Le bon côté, c’est que ça doit aider à protéger des coups de soleil. Par contre ; comme il y a peu de vent aujourd’hui, la température est très élevée dès que l’on est pas à l’ombre. Dehors je ne sais pas, mais dans ma chambre, il fait 31° si je me fie au thermomètre…

Nous sommes donc rentrés bien à temps, même d’avance pour le repas du midi. Je crois que mon bo atteindra son objectif… à me forcer à manger comme il le font, il est clair que je ne maigrirai pas ici !

Après le repas, j’ai fait la vaisselle avec ma sœur. Il y a eu une bagarre entre mon cousin et son « ami », alors je suis sortie, croyant à un match amical considérant que la lutte est le sport national du Sénégal… mais finalement, ce n’était pas du tout le cas. Oups. Après avoir bu le thé sucré sénégalais préparé par mon frère Maurice fraîchement débarqué de Tivaouane (il me fait tellement penser à Clément !), je suis partie vers le CEM dans l’espoir de donner le renforcement de maths comme prévu. Mais tout étant chamboulé par la fête, ce n’a pas été le cas. J’ai donc pu bavarder avec des élèves et prendre des photos des lézards qui courent sur les murs et les toits. Je suis rentrée après, ayant promis à ma dée de rentrer s’il n’y avait pas de renforcement. Elle s’inquiète beaucoup pour moi… pourtant je promets que je fais attention pour ne pas lui faire peur ! Nous avons donc préparé le repas au son de la musique de « jeunes » (Salut à toi, les jeunes !) que diffusaient les hauts-parleurs du CEM où un match de foot commençait. Plus tard, ma dée m’a donné un pagne (jupe longue) sur lequel il y a la vierge Marie. Plusieurs habits et tissus traditionnels ont des figures religieuses ici. Elle me l’a donné parce que j’ai le nom Marie dans mon prénom. Comme ma dée (Marie-Jeanne).  J’ai été très touchée par le cadeau, car depuis mon arrivée, je réalise un peu plus chaque jour à quel point ma famille ne roule pas sur l’or…

Plus tard, nous avons regardé le livre du Québec que j’avais apporté. C’était très drôle. Surtout les petits garçons qui ont vraiment « trippé » sur les motos neige. Je leur ai dit que Skidoo est le surnom de ma sœur, mais je ne suis pas sûre qu’ils aient compris… Désolée Sœur ! Puis, en soirée, ce fut le mbilim. Très plaisant ! Et comme il y avait moins de gens que la semaine dernière, Fanny et moi étions moins gênées de nous exercer sous les conseils de nos sœurs respectives. C’était très drôle ! Nous avons aussi pu participer à la musique ! En fait, on prendre pour percussions les chaudrons de la mère, et pour le reste, il a la voix ! Les chants sont très beaux ici. J’en ai déjà écrits quelques uns pour les ramener au Québec.

Dimanche 16 mai 2010, jour 17 :

Aujourd’hui, j’ai expérimenté pour la première fois la douche en plein air, derrière la clôture, près des chèvres. On y voit beaucoup mieux que dans le petit cubicule à côté des latrines où j’avais l’habitude d’aller. J’ai ensuite été dans la cuisine pour faire chauffer mon eau, mais quelqu’un l’avait déjà placée sur le gaz. Ensuite, je suis entrée dans ma chambre, où le pain avait déjà été déposé dans la corbeille ! Probablement par un enfant d’ailleurs, on pouvait voir qu’on y avait pris une bouchée… hihihi ! On dirait vraiment que ma famille s’arrange pour que je ne puisse pas préparer mes choses moi-même… déjà que j’ai dû discuter pendant très longtemps pour faire moi-même mon lavage…

Comme c’est la fête aujourd’hui et que ma dée m’a prêté des habits, Josephina est venue m’aider à les enfiler car je n’avais jamais mis de tels vêtements auparavant. Finalement, ce n’était pas si compliqué ! Mais chaud… car le tissu étant un peu transparent, j’ai dû mettre un chandail dessous… Ouf, deux épaisseurs, c’était trop pour la chaleur d’aujourd’hui ! Le tissu du chandail qui m’était prêté me piquait un peu aussi (genre de tissu pour les crinolines). Tout en jaune ! Le pagne, le chandail et le foulard traditionnel sur la tête. Le tout brodé de fleurs roses. Il vous faudra voir les photos… je n’étais pas trop à l’aise même si tout le monde me disait que c’était joli. Je me sentais beaucoup regardée. Une toubab qui s’habille en Sénégalaise… Surtout que le jaune va tellement mieux aux femmes ici qu’à moi !

La messe avait lieu en extérieur aujourd’hui. Mais cette fois-ci, elle a duré presque trois heures… Elle était encore une fois très belle, cette fois-ci, des danses traditionnelles se sont rajoutées aux chants. Pendant la messe, j’ai remarqué la présence d’Erika et de Stéphanie, deux autres stagiaires logeant à Yendane à 7 km de chez nous. J’étais vraiment très heureuse de les voir là ! Une bien belle surprise ! Après la messe, nous avons pris le repas avec nos familles respectives et nous avons bu des boissons sucrées. Du Fanta ! ça faisait bizarre, j’avais oublié à quel point il fait bon de boire une boisson fraîche lorsqu’il fait si chaud… je m’étais habituée à boire de l’eau un peu chaude. Nous nous sommes ensuite présenté nos familles et nous avons quitté la fête dans les environs de 15h.

Au retour, je me suis détressée avec l’aide de ma petite sœur Josephina. Nous sommes ensuite parties elle et moi à la boutique pour acheter des pommes de terre, des épices, des oignons et des sardines. Ensuite, probablement à cause de la chaleur et de la marche, j’étais un peu épuisée alors j’ai été m’étendre un brin après avoir aidé à préparer le repas et avoir dit au revoir à mes frères Maurice et Boniface qui retournaient à Tivaouane.

Après le repas, nous nous sommes regroupés autour de l’encensoir transformé temporairement en foyer de fortune puisqu’il faisait très froid et venteux. Ma dée ne veut plus que je mette les pieds par terre le soir lorsque je suis assise. C’est probablement à cause des scorpions, ou plutôt à cause de la réaction que j’ai eue l’autre soir en en voyant un… Reste qu’hier, j’ai mis mes souliers pour la première fois depuis l’aéroport. A cause du froid et des scorpions, mais aussi parce qu’on m’a dit que les serpents mortels sortent le plus souvent la nuit… J’en ai vu le jour, mais des inoffensifs. Et plutôt gros, donc je ne veux pas faire de mauvaises rencontres nocturnes. Par chance, on m’a dit qu’ils n’entrent pas dans les maisons, pas plus que le scorpion qui est incapable de grimper sur le seuil de la porte. Fiou…

Lundi 17 mai 2010 :

Cette nuit, comme toutes les précédentes, j’ai beaucoup rêvé. Je commence à avoir hâte de ne plus rêver autant. Maman, je n’ose pas imaginer comment tes rêves seraient étranges ici ! Ce matin, comme il y avait peu de bruit, je me suis levée à 8h ! C’est tard ! Je crois que ma dée était partie aider une femme dont le bébé est décédé hier… une bien triste histoire… Je suis sortie faire chauffer mon eau, mais elle est arrivée à ce moment et a insisté pour le faire. Elle a mis mon eau sur le gaz ( au moins, j’avais craqué l’allumette) et l’a apportée dans ma chambre lorsqu’elle était prête. Elle ne voulait pas que je transporte la mini bouilloire, de peur que je me brûle. Et quand je suis entrée dans ma chambre, ma baguette de pain était déjà là… C’est à n’y rien comprendre… on dirait qu’elle ne veut pas que j’aide, au moins pour les tâches qui me concernent. Il me semble pourtant qu’elle en a assez comme ça ! J’ai l’impression de revivre les frustrations d’un enfant de 6-7 ans. Je veux aider, mais on veut me protéger… bizarre.

J’ai pris mon temps pour déjeuner parce que je sentais une drôle d’atmosphère, sans doute à cause de l’enfant décédé hier. J’espère que mon lever tardif n’a froissé personne… Il faudrait peut-être que je me lève plus tôt à l’avenir, même si je suis encore fatiguée. Lorsque j’ai eu terminé, j’ai apporté ma vaisselle dans la cuisine où j’ai rincé les plats que ma dée lavait. J’ai ensuite balayé ma chambre qui en avait grand besoin et ai refait les nœuds de la nappe de ma petite table pour éviter que les fourmis y grimpent. J’ai rassemblé les vêtements que je devais laver, et à ce moment, ma dée est entrée pour me dire qu’elle avait préparé les seaux pour ma lessive. Décidément ! Le lavage a duré plus d’une heure. Il faut dire que jemon dernier lavage remontait au 8 mai… à la fin, j’avais mal aux jointures. Je sais que je n’avais pas encore la bonne technique, je ne fais pas encore le bruit de bulles caractéristiques que les femmes font lorsqu’elles lavent ici. Ma dée est venue trier et laver le riz près de moi pendant que je lavais et lorsqu’elle a eu fini, elle est restée à m’observer. Ça me gênait, je ne savais pas quoi faire… alors j’ai continué à laver pendant qu’on discutait.

On a ensuite commencé à préparer le repas du midi et du soir. Ma dée m’a laissé piler les oignons, le poivre et l’ail pendant que je l’observais préparer le poisson, du nouveau pour moi ! N’ayant jamais vraiment pêché, je ne vois d’habitude que le produit fini dans les rayons de l’épicerie… J’ai aussi pu constater à nouveau à quel point on cuisine beaucoup avec l’huile ici. Une chance que la chaleur du midi me coupe beaucoup l’appétit… parce que comme c’est parti, je prendrai du poids plutôt que d’en perdre… au plus grand plaisir de mes parents sénégalais !

J’ai ensuite pris ma douche dehors. Ça fait tellement du bien à cette heure où la chaleur est suffocante au soleil ! Surtout que mes cheveux n’avaient pas été lavés depuis presque 2 semaines puisqu’ils étaient tressés… Cependant, se laver dehors à cette heure implique d’accepter de se faire embêter par les mouches, très présentes à ce moment de la journée. Surtout que la douche extérieure se trouve tout près des chèvres…

Nous avons ensuite mangé le repas du midi, sans poisson cette fois ! ça fait du bien un peu de changement. J’aime beaucoup le poisson, mais je dois avouer que parfois je me tanne un peu d’enlever les arêtes… et d’en oublier et de les avaler ! Ce qui est certain, c’est que je ne manquerai pas d’omégas 3 ici !

Au cours de cet après-midi, plusieurs élèves étaient absents. On m’a dit que les mères qui assurent le service de « cantine » pour les élèves habitant à Yendane (à 7 km de là) n’étaient pas venues ce midi. Donc, plusieurs élèves, n’ayant pas de quoi manger étaient retournés chez eux… avec raison ! Ce n’est pas une réalité à laquelle je suis habituée, au Québec, les élèves n’habitent pas à plus d’une heure de marche de leur école ! Le cours a donc pris fin une heure plus tôt, au grand désarroi de mon maître associé, car cette classe est déjà en retard sur les autres à cause des nombreux jours fériés. C’est le principal qui a annoncé la levée des cours. Il est très drôle et sympathique, et je dois avouer qu’il me fait beaucoup penser au principal dans Les Simpsons…

A mon retour à Bapate, j’ai vu la majorité des enfants du quartier (dont presque tous mes frères, sœurs, cousins et cousines sous ou dans l’énorme manguier près de notre concession. Ils lançaient des bâtons ou secouaient les branches en sautant dessus pour en faire tomber les mangues. J’en ai mangé à quelques reprises depuis mon arrivée, et malgré le fait qu’on m’ait dit qu’elles ne seront prêtes qu’en juin, je les trouve déjà bien meilleures que celles qu’on peut manger chez nous. Même chose pour les bananes, qui sont plus petites, mais tellement bonnes !

A la maison, je me suis assise dehors avec les enfants pour écrire un peu et lire pendant que les enfants pratiquaient leurs tables de multiplication. J’ai été chercher mon guide des oiseaux pour identifier de beaux oiseaux noirs à la queue très longue et au plumage au reflet turquoise. Les enfants aiment toujours regarder les images de ce livre, ils essaient de m’apprendre les noms sérères des oiseaux. J’ai décidé de profiter du retour de mon « bo » et de la présence de tous mes frères, soeurs, cousins et cousines pour distribuer les bonbons à l’érable que j’avais apportés. Tout le monde a adoré à les entendre ! Je crois que si je reviens un jour, je devrai en apporter plus !

Nous avons ensuite pris le repas que j’avais aidé à préparer ce midi. Et, croyez-le ou non, je crois que je commence à aimer les pommes de terre ici… c’est l’une des seules choses qu’on ne fait pas cuire ou tremper dans l’huile. Car même si la nourriture est très bonne ici et que je suis très bien (peut-être même trop) nourrie, je ne peux m’empêcher parfois de m’ennuyer de la nourriture québécoise… Ce qui me manque le plus je crois, ce sont les desserts ! Ici, il n’y en a pas. Je pense souvent à la tarte aux pommes et sucre de ma mère, à la tarte aux pêches de Mathieu ou a des biscuits aux pépites de chocolat…. A mon retour, je fais une razzia de sucre !

Après le repas, nous avons bavardé en famille et j’ai vu aux toilettes (toujours !) les plus grosses fourmis de ma vie ! Elles faisaient environ 3 cm de long. Ça a l’air petit comme ça, mais je vous jure que pour une fourmi, c’est une taille plus que respectable ! Les enfants m’ont dit qu’elles cherchaient du sucre. J’ai été me coucher en vérifiant que tout ce qui pourrait être sucré dans ma chambre soit bien fermé et en souhaitant que je n’aie pas une odeur ou un goût trop sucré…

Mardi 18 mai 2010, jour 19 :

Dur réveil ce matin… j’ai encore beaucoup rêvé et l’un des deux ânes de notre concession a brait une bonne partie de la nuit. Je dors longtemps ici, mais je ne crois pas que je dors profondément, car il me semble que je pourrais toujours dormir plus. Je crois que je dormirai comme une vraie petite marmotte à mon retour, peu importe la température, le lit ou les bruits. Quoi que je commence à m’habituer à mon lit. Au début, mes jambes et mes épaules se retrouvaient dans les espaces entre les planches et cela me coupait la circulation, mais maintenant, j’ai trouvé comment me placer pour éviter que cela n’arrive. Bref, ce matin, je marchais pas mal au radar… En allant faire chauffer mon eau, j’ai éteint le gaz plutôt que l’allumer. Zut ! ma dée me regardait… Je crois parfois qu’ici personne ne gaffe, je n’ai jamais vu personne gaffer. Une chance que je ne suis pas sénégalaise !

J’ai tranquillement préparé ma journée de demain. Nous partirons tôt ! Le bus pour Thiès est à 6h15. Mais j’ai si hâte de revoir les autres stagiaires ! Ce sera une très belle journée je crois !

Je crois que je suis devenue plus tolérante aux odeurs qu’à mon arrivée. Les latrines, les déchets, les diverses odeurs corporelles ou autres me dérangent beaucoup moins. Je constate aussi qu’au Québec, on a tendance à tout aseptiser, alors qu’ici, ce n’est pas le cas. Et pourtant je ne suis toujours pas malade … je touche du bois !

Je peux aussi constater très souvent que la tolérance au bruit est beaucoup plus élevée ici. Les gens parlent souvent très fort et tous en même temps, un peu comme chez nous à Noël, quoi ! Ceux qui me connaissent doivent savoir à quel point cela peut représenter tout un défi ! Surtout qu’à tous parler en même temps et fort, je perds souvent le fil de la conversation, ce qui rajoute à la barrière de la langue et/ou de l’accent. Bonjour la concentration de poisson rouge ! Mais bon, je crois m’améliorer, ce qui fait qu’à la prochaine réunion de famille au Québec, je pourrai peut-être mieux tolérer le niveau élevé de décibels !

La chaleur étouffante d’aujourd’hui et l’absence de vent rendent ma concentration très fragile. En plein cours, j’ai sursauté à cause d’un énorme taon qui fonçait sur moi. C’est à croire que toutes les bestioles sont plus grosses ici. En tous cas, ça a bien fait rire les élèves ! Après le premier cours de physique, j’ai été m’acheter un beignet aux mamans qui vendent des collations au élèves sur la cour. Je voulais tenir le coup parce que je savais d’avance que la chaleur me couperait l’appétit ce midi. Et comme il n’y avait presque pas de vent… la chaleur était déjà, disons, très présente ! Déjà à 10h30, il faisait très chaud… mais comme l’hivernage approche (et la saison des pluies) ; il fera de plus en plus chaud et humide. Autant m’habituer tout de suite! Pour l’instant, dans une journée normale, on est très bien le matin, il fait très chaud de 11h à 15h30 et il fait plutôt frais à partir de 16h. Parfois, c’est même un peu froid, du moins assez pour que je doive mettre ma veste du Défi Sportif et parfois aussi un foulard.

Dans une des classes, je soupçonne certaines élèves de se blanchir la peau. Je les ai vu s’étendre de la crème à la pause et cacher le pot à mon passage. De plus, il me semble qu’elles ont la peau pas mal plus pâle que celle de leurs autres collègues. J’espère que ce n’est que de la paranoïa de ma part…

Ce soir, coucher tôt pour pouvoir me lever à 5h30 demain matin ! Petite pensée pour mes levers matinaux lorsque je travaille au Cap. Un beau bonjour à tous ceux de la BPA !

Mercredi 19 mai 2010, jour 20 :

Première excursion à Thiès aujourd’hui ! Le lever a eu lieu une dizaine de minutes avant 6h. J’ai pu manger ma baguette à la lueur des étoiles et de ma lampe frontale. Il faisait encore très noir pour une telle heure il me semble. Il me semble qu’au Québec, le soleil se lève plus tôt à cette période de l’année ! Il faut dire aussi que nous sommes pas mal plus près de l’équateur… Je me suis à moitié habillée pour aller réveiller Fanny, mais finalement, nous nous sommes croisées en chemin. Elle est donc venue chez nous pendant que je terminais de me préparer. Nous nous sommes ensuite dirigées vers la route avec ma dée, et la dée de Fanny est venue nous rejoindre, car elle allait à Dakar via le même bus que nous. Etait-ce vraiment un adon ? ;)

Le nus est arrivé peu après (vers 6h30) et nous y avons pris place pour nous retrouver plutôt serrées à l’intérieur, mais moins que dans un taxi brousse bien rempli. Nous nous sommes rendues à Thiès plutôt rapidement et même Erika et Stéphanie ont pu monter dans le bus lors de l’arrêt à leur village situé à 7km du nôtre. La première moitié du trajet a été plutôt cahoteuse : nous roulions sur une voie de contournement de Tivaouane ressemblant davantage à un sentier étroit de 4x4 en sable (j’espérais que les traction-aid soient connus jusqu’en Afrique). La seconde moitié du trajet s’est passée sur une route goudronnée dans un état de loin supérieur à celui des routes du Québec en général.

Arrivées à Thiès, nous avons crû bon manger et sommes parties à la recherche d’un café pour déjeuner. Nous nous sommes arrêtées au restaurant « Les délices » et ce fut un petit choc, car c’était très européen. Un comptoir réfrigéré de viennoiseries, des cafés servis dans des tasses européennes, un aquarium, une télévision ouverte au poste des infos françaises… C’était spécial comme expérience, mais je crois que ça nous a fait du bien. Après avoir payé, nous sommes parties à la recherche d’un cyber. Ce fut un peu compliqué, mais moins qu’à Tivaouane la première fois où on y a été. On a fini par trouver un cyber ouvert, mais dont seulement 3 postes fonctionnaient. Comme nous étions 6, nous avons partagé les postes une demie heure chacune. Je n’ai pas eu le temps de faire tout ce que je voulais, mais le plus important sentimentalement parlant, oui. Nous sommes ensuite parties à la recherche d’un taxi pouvant nous amener au camp militaire d’Enoa pour 500F CFA pour 3 personnes. C’est là-bas qu’avait lieu la journée des stagiaires. Le premier rencontré ne voulait pas et comme il y avait beaucoup de gens autour qui essayaient de fouiller dans nos sacs et nos poches, nous avons décidé de bouger. Nous avons finalement trouvé 2 taxis acceptant le prix avec l’aide d’un homme rencontré qui voulait bien nous aider.

Une fois arrivées à destination, nous avons pu retrouver tous nos collègues stagiaires et en rencontrer d’autres que nous ne connaissions pas, la plupart étant en enseignement à l’université Laval, mais d’autres étant en nutrition ou en ergothérapie à la même université. Après avoir beaucoup discuté entre nous, il y a eu une activité nous permettant d’échanger sur plusieurs thèmes vécus par certains, la plupart ou la totalité des stagiaires. C’était intéressant puisque ensuite on discutait sur les thèmes abordés et on partageait nos expériences sur le sujet. Nous avons ainsi parlé de l’horaire sénégalais (et de l’heure sénégalaise), de la présence (ou de l’absence) du maître associé, de la hiérarchie entre les membres de la famille mais aussi de la société, de l’accueil qui nous est réservé, etc. Nous avons ensuite pris le repas (des sandwichs avec des légumes fraaaaaais !) et bu du jus de pain de singe (le fruit du baobab) ou de bissap (fleur d’hibiscus). Nous avons ensuite pu profiter de la piscine, expérience très rafraîchissante compte tenu de la chaleur qui semble se faire de plus en plus écrasante au fil des jours. Pourtant tous nous disent que ça ne deviendra pas plus chaud…

Nous avons donc barboté et discuté pendant environ 2 heures je crois. Dans la piscine bien chlorée (du moins on pouvait le croire à l’odeur qui en émanait), il y avait aussi des enfants, et des bibittes ! ça ressemblait beaucoup à nos patineuses sur les lacs au Québec, mais celles-ci étaient dans l’eau plutôt qu’à la surface et avaient 2 « nageoires ». Mais le top a vraiment été une grosse bestiole ressemblant à une coquerelle de 7cm de long croisée avec une tête de scarabée, une queue tout aussi longue que le corps et en prime, qui sait nager. Hmmmmm… disons qu’on se surveillait davantage après cette rencontre entomologique. C’est Georges Brossard qui aurait été content…

L’après-midi a semblé passer en un éclair. Nous avons dû nous quitter vers 15h30 pour repartir chacun dans nos familles. Les cinq filles de ce matin et moi avons pu constater qu’il est beaucoup plus facile d’arriver à Thiès que d’en repartir pour retourner dans nos villages… Après avoir marché vers la sortie du camp militaire, pendant que nous recommencions déjà à avoir chaud, nous avons essayé d’attraper 2 taxis (vu notre nombre), mais tous semblaient remplis. Après plus d’une dizaine de minutes de marche, nous avons pu trouver et nous sommes rendues à un supermarché pour y acheter quelques trucs. Nous avons ensuite marché vers la gare routière de Thiès, une marche plutôt longue compte tenu de la chaleur et du niveau de nos réserves d’eau qui diminuaient très rapidement. Une fois arrivées et après avoir pas mal cherché il faut dire, nous avons pris un taxi 7 places en direction de Tivaouane. Le fait de payer la course à l’avance a stressé quelques filles, mais je crois que c’est le fonctionnement normal ici. Elles avaient peur de ne pas se rendre à destination, mais je crois aussi que le chauffeur avait peur qu’on ne paie pas le montant négocié au départ une fois arrivées à destination…

Sur la route, nous avons pu admirer plusieurs très gros baobabs et des marchés publics où l’on semble vendre de très beaux objets. Une fois arrivées à destination, nous avons encore beaucoup marché vu que nous ignorions qu’il fallait prendre un autre taxi pour se rendre au poste de taxi brousse en direction de Pambal… décidément ! Le bus est moins compliqué ! Le hic c’est qu’on ne sait jamais à quelle heure il passe et si on l’a manqué…

A ce moment, nous commencions à être toutes fatiguées et à avoir très hâte de rentrer dans nos villages. Nous nous sommes finalement rendues au foyer des lycéens en provenance de Pambal pour y trouver mon frère Maurice (Boniface, mon autre frère, était sorti). Il a décidé de nous accompagner jusqu’au poste de taxis brousse, mais finalement, un de ces véhicules est passé et a accepté de nous embarquer. En chemin, nous avons récupéré Erika et Stéphanie qui avaient décidé de marcher jusqu’à Yendane, leur village, situé à 3 km de Tivaouane.

Une fois montées, nous avons enfin retrouvé le vent et avons bavardé avant de descendre rejoindre nos familles. J’étais très heureuse de revenir, car même si Thiès est somme toute une belle ville de ce que j’ai pu constater, elle reste bruyante, polluée et très populeuse… Le village de Bapate, m’a soudain paru encore plus calme, comme un petit havre de paix ! J’aime mille fois mieux le son des poules et des coqs, des ânes, des enfants qui jouent ou pleurent que celui des voitures, motos, scooters, klaxons (TRES utilisés ici et pour toutes sortes de raisons), des vendeurs, de l’appel à la prière…

Bref, je suis très bien tombée dans mon village ! Et on le constate encore plus après un voyagement de retour qui nous a pris plus de 3 heures…

Pour ce qui est de jeudi, je ne donnerai pas de nouvelles... j'ai eu pas mal d'émotions et un peu de maladie (rien de grave, seulement des intestins fragiles...), mais maintenant tout va mieux. à cause d'une malchance avec ma caméra qui ne fonctione plus, je ne pourrai plus prendre de photo pour quelques temps. Mais au lieu de la faire réparer ici puis qu'on m'a dit que ce n'est pas conseillé, je vais la renvoyer via Erika qui rentre au Canada avant moi. Un plan B est en cours, ne vous inquiétez pas, je vous donne des nouvelles dès que c'est officiel.

Bisous!


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Comments

Soeur on

Et voilà que je te manque encore par quelques minutes à peine! faut vraiment qu'on se fasse une "date" sur msn ou FB chat. Dis donc, tu en écris des choses... va falloir que tu nous révèle ton truc, j'ai l'impression que tu dois passer des après-midi complets devant un ordi à taper ton journal.

Pas le temps ce matin de tout lire, je dois partir pour le Cap (ahahaha, référence à ton courriel), mais je te lirai sans faute ce soir!

Bisous bisous!
Soeur

Moûman on

Je suis contente pour toi jusqu'à maintenant côté santé. Je t'imagine à la douche et à la toilette à l'extérieur et cela est sûrement digne du film : Les dieux sont tombés sur la tête. Côté adaptation, tu en vois de toutes les couleurs, de toutes les odeurs etc.. Tu reviendras à Montréal avec une tolérance à toute épreuve face aux décibels des Desautels. Toi qui avait le goût de voir la faune africaine, tu es servi surtout en fait de bibittes. À ton retour, je te ferai un gros dessert sucré en échange de tes bagages qui demeureront à l'extérieur de la maison Ha! Ha! avec ce que tu racontes, je suis convaincu que tu risques de ramener de petits souvenirs plus ou moins désirés. C'est agréable de lire tes commentaires et les propos sont très imagés, vive l'internet, venant de ta mère, c'est surprenant n'est-ce pas. Ton père et moi, nous regardons régulièrement ton blog à l'affût de tes nouvelles. J'ai envoyé l'adresse de ton blog à Yakhara mais je n'ai pas eu de nouvelles depuis. J'espère qu'elle a reçu mon message. Gros bisous XXX et fais attention à toi.

Moûman

yakhara on

Bonjour anne marie!
(Eh oui Suzanne j'ai eu ton mail mais très tard. J'étais en déplacement au nord du pays, à St Louis, et j'avais pas eu le temps de me connecter.
Je suis contente de lire que ton gros bébé s'habitue bien et remarquablement bien aux désagréments de notre pays du sahel. je suis subjuguée vraiment car elle se retrouve en pleine zone rurale et c'est même dur pour nous les citadines! Chapeau donc!)

Anne marie, tu as l'air d'être bien accueillie, mais le Sénégal est réputé être le "pays de la téranga" c'est-à-dire de l'hospitalité, donc tu aurais été bien accueillie dans n'importe quelle famille. Mais celle-ci semble être particulièrement chaleureuse d'après ton récit!
Je trouve que tu écris vraiment très bien. Je ris encore de tes comparaisons et autres appréciations du pays, de l'atmosphère, des petites bibittes et autres animaux de notre faune, des attitudes des gens à ton égard, du "confort" au village, etc..C'est vraiment agréable et on s'y croirait presque, c'est comme un roman!
Pour ce qui concerne l'attitude de ta dé qui ne veut te laisser rien faire, rassure-toi c'est normal! On aime tellement bien l'hospitalité ici au Sénégal, recevoir des invités et nouvelles personnes qu'on ne veut pas qu'elles se fatiguent à aider dans les tâches ménagères. C'est une tradition, l'invité ne doit rien faire...Maintenant toi tu es une invitée pour plusieurs semaines donc tu peux lui expliquer qu'en tant que fille de la maison, tu veux absolument participer et aider au même titre que les autres filles de la maison, cela lui fera plaisir! Tu peux aussi choisir de laisser faire et d'aider dans un autre cadre, tu le fais bien en t'occupant des bébés et en jouant avec les enfants, c'est déjà beaucoup!

Je trouve aussi que tu t'adaptes trèèèèès bien aux commodités comme les latrines et autres douches-derrière-les-palissades-et-près-de-l'enclos-des-chèvres! Quand ça m'est arrivé, j'ai pas beaucoup aimé...à plus forte raison toi! Tu as une forte capacité d'adaptation. Je me souviens qu'on me disait ça aussi à Montréal mais il faut avouer que c'est plus facile de s'adapter au confort et aux facilités de la vie moderne québécoise!

Je te souhaite beaucoup de courage et t'encourage dans cette voie. Je vois que tu as beaucoup réussi déjà dans pas mal d'épreuves, et je suis sûre que tu réussiras aussi le reste!

J'espère vraiment qu'on pourra se voir. On est à environ 70 kms l'une de l'autre, même si je ne connais pas Pambal. J'ai eu l'occasion d'aller très souvent à Thiès et Tivaouane.


A bientôt, Yahara

Papounet on

Bonsoir ma grande !

C'est chaque fois un plaisir de te lire. Comme Yakhara, je trouve que tu écris très bien (tu aurais été si bonne à donner des cours de français !).

Déjà presque trois semaines écoulées depuis ton départ ! Le temps file ! Nous aussi, nous nous ennuyons de toi, mais je pense que nos vies sont moins remplies que la tienne présentement !

Comme Yakhara, je te trouve bonne d'affronter les épreuves de la brousse. Nous sommes des citadins nord-américains, et tu dois donc continuellement d'adapter psychologiquement, culturellement et physiquement. C'est pour cela que tu ressens de la fatigue !

Tu me sembles traverser les épreuves avec coeur. Cela me fait penser à ta badge d'ours polaire. Tu pourrais raconter cette expérience à tes élèves...

Gros bisous et grosse colle,

Papa

Geneviève R. on

Salut Anne-Marie !
C'est un réel plaisir que de lire ton blogue ! C'est très imagé, on s'y sent presque ! Je suis contente que tu sois tombée dans une si bonne famille :).

Geneviève

marie on

Bonjour Anne-Marie
C'est un plaisir de lire ton journal et j'ai hâte de voir ta photo dans la robe jaune. Je ne suis pas sûre que ce soit dans ta palette de couleurs.
J'aimerais bien que Julie soit aussi ex pensive, mais il semble qu'elle préfère le téléphone...qui en fonctionne pas toujours. J'ai souvent l'impression de parler dans le vide.
Je suis sûre que ta mère se fera un plaisir de mettre l'air climatisé à 15 pour ton retour et tu attraperas ainsi un rhume carabiné.
Rassure-toi. Elle était prête à annuler un concert pour être là à ton retour.
Ne lâche pas et profites de ton stage. N'oublie pas ta crème solaire.

papounet on

Bonjour Anne-Marie,

Quelles aventures ! Je te trouve très débrouillarde. Prends bien soin de ta santé.

Ici, rien de spécial, à part le Canadien qui est au bord de l'élimination.

Bisous et grosse colle,

Papa

Moûman on

Bonjour Anne-Marie !

J'ai dû mal comprendre mais je croyais que lorsque tu devais te retrouver à Thiès pour vos rencontres aux deux semaines que c'est l'organisme Mer et monde qui devait venir vous prendre. Mais finalement, c'est plutôt l'opération j'apprends à me débrouiller. J'espère que tes intestins vont mieux, fais-attention et ne prends pas de chance avec l'eau. Pour ta caméra, ton père et moi, nous avons eu également des ennuis avec chacune de nos caméras en Égypte, il y a beaucoup de poussière en suspens et du sable donc ceci a peut-être enrayer un peu le mécanisme. C'était notre lentille qui ne pouvait plus s'ouvrir ou se refermer, nous l'avons secoué et soufflé dans les ouvertures pour enlever la poussière et ceci a fonctionné, à moins qu'il s'agisse d'un autre type de problème. Je suis d'accord qu'il ne s'agit pas du bon endroit pour la faire réparer, j'ai conservé la facture alors ne t'inquiète pas, il y a sûrement une solution. J'étais contente de voir que Yakhara avait pris la peine de t'écrire et t'expliquer certaines traditions chez les Sénégalais. Ici tout va bien, l'été commence tôt, nous avons eu près de 30C hier et on annonce la même chose aujourd'hui. Je pars en France dans deux semaines et je marche beaucoup pour être prête à ce voyage. À la prochaine, j'ai hâte d'avoir à nouveau de tes nouvelles. Gros bisous XXX

Moûman on

J'ai téléphoné ce matin à Mathieu pour lui souhaiter bonne fête en retard. J'ai appris que tu avais communiqué avec lui à quelques reprises par téléphone, tant mieux si cela fonctionne. Je me disais aussi que c'était impossible que tu puisses vivre sans téléphone Ha! ha! L'enseignement est très différent selon les explications de Mathieu, tu sembles jouer au perroquet devant la classe et les étudiants sont sûrement dociles donc pas de discipline à faire, c'est plus facile de gérer une classe de 60 Sénégalais qu'une classe de 20 Québécois. Tu auras finalement une caméra qui arrivera au début du mois de juillet si j'ai bien compris, sinon tu aurais manqué des photos mémorables. N'oublie de prendre ta famille d'accueil en photo, nous aimerions bien les voir. Le téléphone avec Mathieu fut profitable et intéressant. J'ai hâte d'avoir de tes nouvelles et j'aimerais bien en avoir avant que je quittes pour la France (8 juin) si cela est possible évidemment. Gros bisous XXX

Maman

Moûman on

Rebonjour, oups j'ai fait une faute d'orthographe, je quittes avec un S, WASH

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