Saint-Louis: jazz, calme et... poisson!

Trip Start Apr 30, 2010
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Trip End Jul 30, 2010


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Where I stayed
Auberge Café des Arts

Flag of Senegal  ,
Monday, July 5, 2010

Vendredi 2 juillet 2010 Jour 64

Départ pour Saint-Louis ce matin. La nuit a été un peu courte pour tout le monde. J'ai encore été malade cette nuit et ce matin. Pas trop chouette, mais on a vu pire. J’ai donc pris un Cypro. Après le déjeuner, une charrette est arrivée pour nos bagages et une autre pour nous. On l’a prise jusqu’à la route où un 7 places nous attendait pour nous transporter jusqu’à la gare de Kébémer. De là, nous avons pris un minibus pour Saint-Louis. Sauf qu’en cours de route, nous avons dû changer pour un bus pour une raison inconnue. Il faisait chaud! Toutes les fenêtres ne s’ouvraient pas… Je ne sais pas trop encore comment j’ai fait pour m’y endormir… Mais bon, c’est une chance que je me sois endormie vu le petit nombre d’heures de sommeil que j’ai eu… À la gare routière, nous avons pris deux taxis pour nous rendre à l’auberge du Café des arts. C’est vraiment mignon comme endroit! Autant pour le lieu et le bâtiment que pour l’accueil trop adorable d’Awa et de ses neveux. Après avoir déposé nos bagages dans notre chambre, nous sommes allées au resto La Pointe du Nord, pour déguster une succulente brochette de poulet. Nous avons ensuite fait un tour de calèche avec Mamadou, un guide très sympathique qui nous a appris beaucoup de choses sur la ville (île et environs). Nous avons fait un arrêt à la banque (où Anémone s’est fait gober sa carte) et à l’épicerie pour acheter de quoi manger pour le repas du soir. Nous avons mangé des pâtes avec du pain à l’ail. C’était bien bon! Mélanie et moi avions été chercher le pain avec l’aide d’un homme que nous avons rencontré en route. Après le repas, nous avons un peu discuté, mais comme il se faisait plutôt tard, nous avons été nous coucher.



Samedi 3 juillet 2010, J65 

Réveil un peu tardif ce matin, et le moins qu’on puisse dire, c’est que ça fait du bien! On a pris le petit-déjeuner avant d’entamer une belle petite journée bien sympathique et relaxante. On a été se balader jusqu’à un cyber. On s’y est arrêtées pour donner et prendre des nouvelles de notre petit monde. Erika est repartie vers l’auberge pour regarder le match de foot. Il faut dire qu’ici c’est la folie, même si l’équipe sénégalaise ne fait pas partie des compétiteurs. Partout, on entend le bruit étrange de ces trompettes en plastique (les vuvuzelas je crois?) qui sonnent comme un bourdonnement sortant des sons des téléviseurs. Pendant les matchs, on dirait que le temps s’arrête tellement les rues sont désertes. Tout le monde se regroupe autour d’un petit téléviseur et écoute en silence le match… c’est presque religieux!

Lorsque j’ai eu terminé de prendre mes courriels, je me suis dirigée vers la banque pour y retirer des francs CFA, mais ma carte a été « capturée »… youpi! Comme les bureaux semblaient fermés, j’ai décidé de me diriger vers l’« épicerie » (sorte de marché intérieur en rangées…) pour y acheter quelques trucs à grignoter pour Erika et moi. Rien de bien diététique, mais de quoi satisfaire notre envie de sucre! J’ai un peu relaxé à l’auberge en regardant le match de foot avant d’essayer d’aller récupérer ma carte de banque. Le gardin qui y était m’a finalement dit que je devrais revenir lundi. J’ai discuté un peu avec lui avant de retourner à l’auberge. Le trajet de retour a été un peu long en fait, car j’ai voulu aller rejoindre les filles à la cathédrale de Saint-Louis et j’ai croisé en chemin un jeune homme, Ibrahima, avec qui j’ai marché longuement.  En chemin, j’ai aussi croisé Mamadou, notre guide d’hier qui m’a proposé de venir plus tard en soirée pour nous proposer une journée visite du parc national de la Langue de Barbarie et de la réserve de Guembeul. 

Arrivée à l’auberge, Erika allait faire la sieste tout comme Anémone et je suis montée sur la terrasse sur le toit pour jouer aux cartes. Ça a été bien plaisant! On a joué au trou de cul et à vitesse tout en sirotant un verre de rosé très froid : on croyait que le congélo de l’auberge était un frigo, et le bouchon a donc un peu sauté… Pas de dégat, mais il s’en est fallu de peu!

Pour le souper : poutine, sangria et salade! Miam! Ça a vraiment fait du bien! Comme hier, on a invité Awa et ses deux neveux (karim et Modou) à venir manger avec nous. Ils semblent avoir tout de même aimé ça! Après le repas, les filles se sont préparées pour sortir avec Karim et Modou à La Chaumière, bar situé dans le quartier des pêcheurs. Je n’avais pas vraiment envie d’y aller, en partie vu ma facilité à danser en public… De plus j’étais plutôt fatiguée, ayant pas mal marché aujourd’hui. Je me suis donc mise à laver la vaisselle et j’ai ensuite été relaxer à écouter la télé. J’ai écouté un film catastrophe se déroulant dans la ville de Chicago avec des acteurs canadiens. Ensuite, c’était un film portant sur les enfants de la rue à Rio. Très intéressant (surtout parsemé de pubs sénégalaises!), mais comme il était passé 3 heures du matin, j’ai décidé d’aller me coucher. J’ai écrit un peu, puis ai laissé la lumière allumée pour ne pas que Mélanie trébuche en rentrant…


 

Dimanche 4 juillet 2010, J66 

Réveil matinal! En fait, comme Erika, Anémone, Andrée-Anne et Fanny quittaient très tôt ce matin, Mélanie et mois nous sommes levées pour les saluer. Ce fut un peu difficile… Ça m’a fait tout drôle de dire au revoir à Fanny, je ne croyais pas que cela m’aurait autant émue.

Après avoir dit au revoir aux filles, Mélanie et moi avons été nous recoucher pour se relever quelques heures plus tard, car elle voulait aller à la messe y entendre les chants et djembés. Ce fut vraiment une bonne idée malgré la chaleur, la chorale était vraiment très bonne et nous sommes montées au jubé pour mieux les entendre et voir. C’était vraiment beau! Et chaud… Après, nous avons refait route vers l’auberge après avoir acheté quelques trucs à grignoter, dont des pâtisseries très bonnes au café de l’hôtel du palais. Hmmm… 

On a dégusté le tout en après-midi pendant qu’on lavait notre linge. Ça a tout de même pris du temps… on a donné un coup sur la lessive pour éviter d’avoir à faire d’autres grosses brassées plus tard dans le voyage. Après avoir terminé de laver (ce qui est plutôt long ici!), nous avons décidé d’aller nous promener un peu, histoire de se délier les jambes. Nous avons marché jusque de l’autre côté du pont dans le quartier des pêcheurs. Nous voulions aller nous balader jusqu’au cimetière musulman des pêcheurs, mais en route, nous avons croisé Ibrahima avec qui nous avons marché. Finalement, nous avons dépassé le cimetière pour nous rendre à l’hydrobase où nous avons choisi de rebrousser chemin puisque la noirceur pointait à l’horizon. En fait, Ibrahima souhaitait qu’on l’accompagne voir ses amis jouer du djembé. Nous avons donc quitté la plage pour marcher jusqu’à la route goudronnée où nous avons essayé d’attraper un taxi ou un bus menant jusqu’au pont vers Saint-Louis. À un moment, alors que nous marchions nous avons failli nous faire happer par un bus qui en doublait un autre qui doublait une voiture. Tout ça au même moment. Et nous on marchait tranquillement sur l’accotement en sens inverse… disons que ça sort de la torpeur du soir! J’avais la patate qui se faisait aller comme on dit.

En marchant, nous avons finalement pu monter à bord d’un bus (qui était déjà bondé) et dans lequel nous avons un peu discuté avec un jeune homme bien gentil. Une fois descendus du bus, nous avons marché, encore, toujours avec Ibrahima, pour nous rendre à l’auberge. Nous avons rencontré un de ses amis en route et avons parlé tous les quatre après une invitation de leur part à venir demain au bar l’Embuscade les entre jouer et prendre un repas guinéen (leur pays d’origine). On verra, inch Allah! Tout dépendra de l’heure à laquelle nous reviendrons de Guembeul! 

Au retour à l’auberge, Karim et Modou nous ont invitées à prendre le couscous avec eux, ce que nous avons fait, avant que je prépare la soupe Lipton. Fanny m’avait donné ce sachet avant qu’on se quitte, et ça fait tout drôle de manger ça en terre africaine! Ça goûte un peu la maison, et un peu la chaleur et l’humidité de la saison des pluies qui vient… Ce fut bien bon! Ça a fait du bien!

Après le repas, Mélanie m’a aidée à me détresser devant un épisode de Heroes (eh oui, ça a été exporté au Sénégal!). Après cet épisode, c’était un épisode de Dr House qui commençait… ça faisait tout drôle! Mélanie s’est chargée de laver la vaisselle et on s’est tranquillement préparée pour demain : Langue de Barbarie et Guembeul. J’ai vraiment hâte! Mais avant, il faudra passer à la banque récupérer ma carte… inch Allah!

Lundi 5 juillet 2010, J67 

Réveil matinal encore une fois! Ce matin, on s’est levées assez rapidement et on a pris le déjeuner après que Karim et Modou se soient levés. On a déjeuné en vitesse, puis on a ramassé nos choses avant de quitter pour se rendre à la banque. C’était un peu l’auberge espagnole, on m’a fait changer de porte ou de guichet au moins trois fois. Après m’être fait dépasser plusieurs fois dans la file (qui est plutôt inexistante, il semble qu’ici on ne fasse pas vraiment la file…),  j’ai finalement pu récupérer ma carte. On a décidé de revenir ce soir pour retirer de l’argent puisque Mamadou nous attendait déjà dehors. Nous l’avons rejoint et avons été traverser le pont Faidherbe à pied, car comme il est en réfection, une seule voie est ouverte et la circulation est alternée.

Nous avons pris le passage piétonnier surpeuplé (et troué par endroit… on pouvait voir l’eau émeraude couler sous nos pieds) pour aller rejoindre le chauffeur de taxi qui nous attendait de l’autre côté à la station service Total. Nous avons pris place dans la voiture e avons fait route vers le Parc national de la Langue de Barbarie. La route était belle, quoi que stressante par endroit. À notre arrivée, nous étions les premiers visiteurs, c’était donc très calme. 

Nous avons toute de suite pris une pirogue pour aller voir les oiseaux sur le fleuve Sénégal. Quel (es)spectacle! On a vu des centaines d’oiseaux : les gracieuses (es)ternes (caspiennes, royales, à bec noir), les jolies mouettes à tête grise, les mignons cormorans (grands et africains) et les énormes pélicans. C’était magique! Quand on s’approchait plutôt près de la berge de l’ilot des oiseaux, tous s’envolaient dans un concert de cris et de bruissements d’ailes. Après avoir fait le tour, nous sommes allés de l’autre côté du fleuve pour descendre, traverser une mince bande de terre où poussent des milliers de filaos pour nous rendre à l’océan Atlantique. Première chose frappante : la plage est belle, quasi déserte, et surtout… PROPRE! Une première depuis notre arrivée! On s’est donc trempé les pieds, avons pris quelques photos, avons relaxé assis dans le sable et sommes repartis pour revoir en route plusieurs oiseaux de plus près qu’à l’aller : martin-pêcheurs, hérons noirs, vanneaux huppés, etc. Une fois de retour à l’embarcadère, nous avons pris un peu de temps pour prendre quelques clichés de crabes violonistes trop mignons. Nous nous sommes ensuite dirigés vers un véritable petit coin de paradis : sur le bord du fleuve Sénégal, des vieilles pirogues renversées servent de bancs et de chaises longues, de vieux filets de pèche servent de hamacs. Le tout à l’ombre d’un magnifique acacia. On a un peu discuté, un peu roupillé et vers 13h, on est allé manger le tchiebou djenn. C’était vraiment bon, surtout avec un (es)Sprite!

Après le repas, on est retourné dans le petit coin de paradis afin de se reposer. J’ai écrit et dormi et à 16h, nous avons quitté le Parc de la Langue de Barbarie pour aller avec le même chauffeur à la réserver de Gueumbeul. Cette réserve a un but de préservation et de réintégration d’espèces rares ou disparues à l’état sauvage. On a pu y voir, entre autres espèces rares, des gazelles d’orcas, des addax, des oryx algazelles, etc. On y a aussi vu des phacochères, des singes patas (ou rouges), des flamants roses et des tortues géantes terrestres ou sulcatta (un peu plus petites que leurs cousines des Galapagos). On a même pu en prendre une de neuf ans et une autre de seulement 10 jours dans nos mains! C’était vraiment attendrissant! 

Nous avons ensuite été rejoindre le chauffeur qui nous attendait à l’entrée de la réserve et avons refait route vers Saint-Louis. Comme le trafic était encore plutôt dense, on est descendues à la station total pour retraverser le pont à pied. De l’ature côté, nous sommes allées à la papeterie pour y acheter un cahier de Yékini (très célèbre lutteur sénégalais) chacune. Nous avons transféré vers le télécentre pour réserver à l’hôtel le Mimosa à Toubab Dialao. J’ai aussi pu parler à Yakhara, je dois la rappeler lorsque nous rentrerons à Dakar le 18 juillet. Nous avons ensuite fait route vers l’Auberge et avons vu l’ami d’Ibrahima qui jouait du djembé sur le bord de l’eau près du pont Faidherbe. On a poursuivi notre route à travers une petite ruelle artisanale où nous avons rencontré Ibrahima. Il nous a invitées à aller le voir jouer ce soir au Flamingo. On a un peu abandonné l’idée, on filait plutôt pour une petite soirée tranquille. On est donc allées souper à La Saïgonnaise, resto vietnamien situé à l’extrémité de la pointe nord de l’île, bref tout près de là où nous logions. Le repas fut bon et agréable (sur terrasse au bord du fleuve) et nous avons refait route vers l’Auberge pour faire nos bagages. Ça s’est somme toute bien passé! Demain : Toubab Dialao… avec les files! Elles nous ont passé un coup de fil et n’iront pas au Lac Rose, mais resteront à l’hôtel où nous avons réservé! Drôle, non?


Je pense à vous tous très fort et vous aime beaucoup! J'ai hâte de vous revoir! ! Grosses bises! Bonn bénédion!
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Comments

Laurence Noel on

Wow Anne-Marie,
Comme le temps passe vite! J'espère que tu profites a fond de cette partie de ton voyage. Ici il fait tellement chaud que jme demande bien comment tu fais en Afrique! Je pense à toi souvent,
Lau

fanny on

salut anne et mel
moi et andrée-anne somme maintenant au maroc et c'est tres tres beau je suis sur que vous allez apprécier votre sejour ici

bon pour dakar vous pouvez laissez en consigne vos bagages... environ 700F pour 24h et le monsieur semblait dire que cétait sur comme endroit

aussi on voulais vous demander sir vous trouviez des écussons du senegam de nous en ramener 1 chacun

bon restant de voyage et on se revois au debut aout
bizou

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