Bangkok, Bangkok, que dire de plus...

Trip Start Oct 17, 2009
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Trip End Jul 31, 2010


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Flag of Thailand  ,
Sunday, January 24, 2010

Bonjour à tous,

En passant, ceux qui m'écrivent des petits mots sur le blog : MERCI BEAUCOUP ! Je ne vous réponds pas – mais je vous lis – soyez sans crainte. C’est vraiment super, ça m’encourage à passer des heures à vous concocter ces petites capsules ou tranches de vie. En vue des prochaines  capsules, la monnaie en Thaïlande est le Bath. Grosso modo, 1$ CAN = 30 Baths.

Jour 94 :

Le levé se résume à la journée précédente car je n’ai pas pu fermer l’œil à l’aéroport avec le va-et-vient et le monde autour. Je me dis que je vais m’y reprendre car aussi surprenant que cela puisse le paraître, il y a environ neuf heures de vol entre Sydney et Bangkok. Le décalage horaire en Thaïlande étant de 6 heures avec la NZ, cela ramène l’écart à 12 heures avec le Québec. Le vol c’est très bien passé, car l’avion était à moitié plein et mes deux compagnons de rangé (qui avaient eu la brillante idée comme moi d’être en charge d’une porte de sortie pour plus d’espace) se sont déplacés pour se faire un lit avec plusieurs bancs dans d’autres rangées – mon siège économique est devenu rapidement un « First Class » dans les circonstances. J’ai eu la chance de me taper des films, de la bouffe Thaï pour préparer mon estomac (il aurait du de croire que je mangerai de la tourtière en volant avec Thaï Airlines) et de discuter avec l’hôte de l’air super sympathique qui m’a conseillé plein de choses à faire en Thaïlande.

Une fois dans l’aérogare de Bangkok, j’ai vite compris que l’anglais était pratique mais secondaire à entendre les gens parler et en voyant les écriteaux en Thaïlandais. Je pense que ce fut pire lorsque le chauffeur du bus m’a débarqué au mauvais endroit pour me rendre à mon Guesthouse (c’est comme un motel – donc un hôtel à sa plus simple expression mais je suis seul dans ma chambre – fini la vie en commune). Les noms de rue et les pancartes sont en Thaïlandais, mon guide de voyage a traduit en Anglais les lieux (donc je ne fais pas de lien aussi facilement entre ma carte et ce que je vois dans la rue), les gens veulent t’aider mais ne te comprennes pas (moi, non plus par le fait même) et la cerise sur le sundae pour un gars qui a le sens de l’orientation, je me sens soudainement comme un petit grain de sable dans un océan inconnu.

Vraiment, je me suis cherché pendant plusieurs minutes des points de repères sur ma carte avant d’arriver à mon lieu de dodo (j’en dois une à la chance car j’ai levé les yeux au bon moment qui m’indiquait d’entrer par une soi - un embranchement d’une rue principale pour ne pas dire une mini-ruelle. Je me permets de faire un pléonasme car entre la mobilette qui me klaxonne, le bonhomme qui vend des bijoux par terre et moi qui tente de se faufiler, ce n’est pas le temps de croiser quelqu’un en face !

Une fois l’inspection de la chambre faite, j’ai confirmé que j’avais seulement de l’argent pour deux nuits, mais que je voulais être ici pour 4 nuits… C’était une ruse pour me garder une porte de sortie si le coin est trop mouvementé. Le soir venu après m’être bien installé, j’ai seulement fait le pâté de maisons tellement que j’ai vu des choses invraisemblables qu’aussi représentatif de ce qu’est cette ville. Voici une courte énumération de ce que j’ai vu et que je pourrai intituler la bataille, la misère ou la survie de la rue :

1)      Le chat lutte comme le rat pour se trouver de la bouffe. Le chat devrait s’occuper du rat…

2)      Des éléphants font des steppettes pour récolter des fonds pour Haïti en face d’un infirme qui a un gobelet vide.

3)      Les kiosques de bouffe ambulants, coller les uns sur les autres, se livrent une petite guerre de prix sur les pads thaï et les « springs rolls »qui sont déjà moins de deux dollar en combo.

4)      Le string fabriqué en Inde s’expose à côté d’un pauvre t-shirt fait au Vietnam.

5)      La masseuse spécialisée dans le massage pour pieds se fait voler le show par une gang de petits poissons qu’on pourrait appeler des « scabs » de l’industrie. Vous la comprendrez en voyant les photos !

6)      Le kiosque à CD (probablement des copies) se fait damer le pion par un ordinateur qui peut craquer ton IPod afin de rajouter des albums – Je ne savais pas que cela pouvait se faire aussi facilement sans passer par ta bibliothèque sur ton ordinateur… Disons que j’ai passé mon tout, ce n’est pas le temps de perdre mes 6000 tounes, surtout mon bon québécois pour me rappeler du français.

7)      Et l’insecte tente par tous les moyens de ne pas se faire attraper pour ne pas se retrouver sur l’étalage de bouffe qui est vendu comme croustille.

Vraiment, la jungle en pleine rue mais dans un esprit festif… Je suis tellement éberlué de voir autant de chose sur les 200 mètres de cette rue, que je fais deux aller-retour pour être sûr de ne rien manquer…  Je pense que mon introduction fut au-delà de mes attentes.

Jour 95 :

Enfin, une bonne et vrai nuit de sommeil – plus de douze heures. Le Guesthouse est très bien et je vais rester ici pour les prochains jours même si j’ai une chambre sans eau chaude et un ventilateur au lieu de l’air climatisé. Comme je m’étais permis pas mal d’initiation gastronomique la veille à saveur piquante, mon estomac et un le passage d’un des 3 « S » du matin (devinez c’est lequel entre Shit, Shave & Shower) m’a suggéré d’enligner un bon déjeuner américain pour rééquilibrer le tout. Une fois le déjeuner terminé, je me suis mis à marcher en direction du… mais, j’arrête devant une carte de la ville sur un poteau pour confirmer mon trajet. Soudainement, un inconnu m’accoste et s’offre de m’aider à me retrouver. Hey, je ne suis pas encore perdu – donne-moi une chance d’arriver au stade de la détresse ou au moins, du doute!

Au cours de la journée, j’ai vite compris que tout le monde qui parle un peu anglais est prêt à t’aider car ils veulent savoir d’où tu viens, marié ou pas, des enfants, ta job et combien de temps en Thaïlande? Comme mes réponses sont assez courtes sur certains sujets abordés (je ne peux pas m’inventer une femme, des enfants et une job de peur que d’autres sous-questions émergent de leurs boites à questions), arrive les différentes recommandations des choses à faire et à voir en ville ou au pays.

Bon, je reviens à mon motivé qui commence à me recommander d’aller là, et là et faire aussi un arrêt là. Gentiment, il me pointe en encerclant sur ma carte les lieux et me demande comment je vais me rendre là ? Laisse-moi digérer mon changement de plan ! Je lui réponds à pied ! J’ai vu les points d’interrogation dans ses yeux. Au même moment, un tûk-tûk arrête à côté de moi car il a du sentir la chair de touriste que je suis au loin ! Un tûk-tûk est une mobillette à trois roues qui n’est pas trop puissante, mais qui peut transporter confortablement deux personnes (malgré que j’ai croisé un autre tûk-tûk avec 5 personnes un sur l’autre comme pour une photo de famille qui n’entre pas dans le cadrage). Bon, on m’avait dit de me méfier de ces petites coccinelles car les chauffeurs te font faire tout un détour et t’arrête dans des magasins pour acheter des bébelles car ils reçoivent des commissions.  Par contre, mon motivé s’entends avec le chauffeur de tûk-tûk pour 50 Baths – un peu moins de 2$ et me précise clairement, tu paies seulement à la fin. Bon, je ne sais pas où je vais, mais pour la ride et pour de l’inconnu – j’embarque !

Bien assis à l’arrière – mon chauffeur au nom de Ko, me fait vivre quelques sensations sur la route face aux véhicules légèrement plus gros. Je me demande si un casque ne serait pas une bonne affaire pour me protéger au cas d’un petit accrochage ? Pour rajouter à l’insulte de cette balade, le toit du tûk-tûk est tellement bas, que je ne vois rien à l’horizon en raison de ma grandeur (donc, oublier l’idée du casque). J’ai demandé au chauffeur s’il existait des tûk-tûk avec toit ouvrant à l’arrière pour me sortir la tête ? On ne sait jamais, cela pourrait être utile pour ma prochaine balade? Dans une succession d’arrêts de temples bouddhiste et de ballades en tûk-tûk, je croise toujours des gens qui veulent me connaître. Au moment de la prosternation devant le bouddha de la chance, un thaïlandais me pose les questions usuelles et me dit que je devrais faire un tour au Glorious Tailors qui fait les complets de style Armani… Gros deal, pas de taxes, etc…

En tout cas, je ressorts du temple et rejoins Ko qui m’attend. Je lui demande c’est quoi l’histoire de cette compagnie Glorious Tailors… Il me regarde en me disant – très bien, pas de problème ! En tout cas, je me rends là, on m’accueil comme un roi, on me fait monter au deuxième étage et commence le jeu de la vente/négociation pour acheter un complet… Pas de problème, on t’envoi ça à la maison, tu deviens un membre VIP pour tes prochaines commandes avec rabais, car on a tes mesures, etc. En tout cas, je vous laisse imaginer la suite et le résultat de cette épopée. Je ne sais pas si c’était une combine pour m’enligner à cet endroit, mais peut-être que le bouddha de la chance y est pour quelque chose ou bien le Bouddha « gamique » était dans les parages.

En route pour un autre temple, Ko m’offre d’aller voir un autre endroit qui n’était pas prévu mais toujours pour le même prix – vaut mieux être sûr avant d’accepter – faut les surveiller ces petites bibittes là. Encore une fois rendu là-bas, un autre thaïlandais qui est sur le point d’entrer dans son véhicule m’arrête et m’aborde stupéfait en me demandant si je suis perdu car le lieu en est un de méditation très peu touristique – je pense que je ne passe pas incognito si facilement. Alors commence la casette à questions et il me dit qu’il ne faut pas que je manque les ventes chez Chin – la bijouterie du gouvernement qui fait des ventes en raison de leurs inventaires. D’ailleurs, il me dit qu’il s’achète à chaque année un gros bijou et qu’il part en voyage pour aller le revendre – cela paie ses vacances. Je dis à Ko que je veux aller chez Chin avant qu’il me laisse à mon dernier arrêt. En effet, la place est très bien et les pièces sont vraiment de qualité (je parle comme si je connaissais ça) en raison des certificats d’authentification. Ma vendeuse attitré en entrant m’enligne directement aux boutons de manchette, c’est toujours pratique pour futur job ! À la sortie, Ko est super content et me montre une fois parti, un coupon du gouvernement indiquant qu’il peut réclamer 5 litres d’essence gratuitement car il m’a amené chez Chin.  Vraiment, même le gouvernement est dans les combines pour attrapes-touristes.

Finalement, Ko m’amène à un débarcadère de bateau pour que je puisse faire mon tour sur la Chao Phraya River et les canaux où des gens vivent. Bref, je remets un 100 Baths à Ko, qui se prépare à me donner mon change et je lui dis, non – c’est parfait, tu peux aller te gâter ! Comme si cela était une grosse faveur avec mon tip (au lieu que ça m’en coûte 2$, c’est 4$). Sérieusement, je l’ai bien aimé Ko et je lui ai donné rendez-vous demain pour une autre folle journée dans Bangkok – Je ne sais pas si il va être là ?

Une fois dans mon bateau privé – on parle d’un bateau d’au moins 10 mètres qui peut accueillir facilement 12 passagers, le chauffeur me cris les noms des lieux que l’ont croisent et soudainement, il m’arrête à côté d’un monsieur qui vent des bières, des fleurs, de la bouffe dans un bateau. Finalement, un petit dépanneur sur l’eau. Encore une fois, un petit set-up pour touristes. Après avoir fait manger des poissons avec du pain et une ballade d’une heure dans une section des terres de Bangkok, je débarque au quai proche du Grand Palace. Fouille-moi, à la sortie du débarcadère on me demande 20 Baths parce que j’ai utilisé le quai. La prochaine fois pour ne pas me faire taxer à la sortie, je vais sauter à l’eau avant d’arriver!

N’ayant pas vu le temps passé, il est déjà 3 :00pm et le Grand Palais qui était théoriquement mon premier lieu de la journée ferme ses porte à 4 :30pm. J’ai vraiment perdu le contrôle de ma journée, car j’étais supposé aujourd’hui de faire deux autres temples à côté du Grand Palais. En plus d’être à la dernière minute pour cette visite, mes bermudas ne sont pas acceptés pour visiter les lieux car ça prend absolument des pantalons. Pourtant, mon guide de voyage avait mentionné des shorts allant aux genoux étaient la norme. Pas de panique, le roi a mis en place un service de prêt de pantalon avec un dépôt de 200 Baths. Pas le choix - je suis rendu, mais je suis un peu craintif quand je vois certains gars sortir avec des pantalons style pyjama de couleur mauve. De toute façon, je ne suis pas la pour une parade de mode ou pour une « date ». Chanceux, j’ai un pyjama de couleur beige.

J’évite de vous énumérer les différents édifices et temples à l’intérieur de la fortification du Grand Palais – c’est une mini-ville. Je pense que les photos vous donneront un aperçu des lieux qui sont certainement une des choses à voir à Bangkok. Fin de journée, je marche tout bonnement du Grand Palais à mon Guesthouse, les deux doigts dans le nez, comme si j’étais devenu un « local » qui connait sa ville. En soirée, je me dis que je devrais faire quelques choses mais devinez quoi, je suis retourné dans ma petite rue animée (Th Khao San) de la veille pour être sûr de n’avoir rien manqué. Coup de théâtre, je n’avais pas vu des aveugles qui se promènent en chantant avec un microphone sur leur trépied (qui sert quasiment de canne à travers la foule) et un petit ampli comme sac-à-dos pour nous fredonner des airs… À un moment donné, il y en avait deux qui faisait le train pour un petit duo… Vraiment, je ne sais pas quoi dire, et surtout, je n’ai pas voulu prendre une photo à leur insu.

Jour 96 :

Pendant quelques minutes, je fais le pied de gru sur le bord de la route en attendant Ko. Finalement, un peu plus loin sur la route, il est là avec son petit radio et il m’attend. Je suis content, car je m’entends avec lui pour un trajet avec un prix raisonnable qui sera payé à la fin. Donc, premier arrêt, le rond point de la démocratie qui est une intersection de grandes routes qui sont bordés d’image du Roi, comme nos pancartes publicitaires sur les autoroutes. Les Thaïlandais sont en adoration envers le Roi, et je n’ai pas hâte au jour où ce dernier va décéder.

Ensuite, Ko me dépose pour mon deuxième arrêt. Un peu plus long que prévu, je ressors et plus de Ko à l’horizon ! Disparu dans la brume ? Je ne comprends rien, il m’a toujours attendu et en plus, je n’ai rien payé ? Bref, les autres chauffeurs de tûk-tûk sont là et voit très bien que je cherche Ko… Naturellement, ils me diront rien et m’offre de m’amener ou je veux ! Tellement en « mautadit », que je décide de marcher le reste de la journée pour faire mon trajet… Je ne sais pas si Ko a reçu un appel de la garderie, mais je pense qu’il c’est passé quelque chose en mon absence avec les autres tûk-tûk.

Après une marche dans la chaleur et un smog pas trop inspirant, je visite un temple reconnu pour ces multiples statuts de bouddha et comme étant le plus vieux de Bangkok, le Wat Pho. La pièce maîtresse de ce lieu est un Bouddha allongé d’une longueur de 46 mètres et 15 mètres de haut (Généralement, les statuts de Bouddha sont recouverts de feuille d’or). À la sortie, j’arrête à une tente qui semble être un petit bureau d’info de la ville pour me préciser le débarcadère pour traverser le fleuve pour visiter un autre temple. Le gars par la cassette et me dit que le temple va juste ré-ouvrir vers le 3 :00pm. Comme il est midi, je ne l’écoute pas car ces snoros là voulait me faire promener en ville pour aller acheter des choses… Donc, en me disant que <ca ouvre plus tard, on va aller faire les sacoches en ville ! Quelques minutes avant ma visite du Wat Pho, il en a un qui m’a dit que je ne pourrai entrer avec mes shorts – bullshit ! Il voulait juste que je change mes plans pour le suivre… Bref, on tombe assez vite dans un climat de méfiance avec ces nombreuses indications et fausses informations.

Après avoir donné mes 3 Baths (10 sous) pour la navette sur le fleuve (j’avais lu de prendre celle du peuple, pas celle des touristes qui est beaucoup plus cher et qui est situé à une vingtaine de mètres en amont), je débarque pour visiter le Wat Arun. D’une hauteur de 82 mètres, dont on peut escalader une partie de la structure (le mot est juste considérant le côté abrupte des marches qui nous fait plus penser à une échelle), ce temple est de style Khmer mais il est en piteux état. Il en demeure pas moins, que le déplacement en vaut la peine, question d’avoir la vue de la ville.

De retour de l’autre côté du rivage, je marche en passant à côté du Grand Palais et du Musée National. C’était théoriquement mon dernier arrêt de la journée, mais comme le lieu n’est pas climatisé, la chaleur à l’intérieur doit être insupportable en raison de l’humidité, je décide de revenir à mes quartiers. Le ventilateur dans le piton, je me tape une petite sieste question d’être en forme pour la soirée. Finalement, la sieste a été plus longue que prévu et je me suis décidé d’aller explorer le quartier de Banglamphu , car c’est samedi soir et il y a pas mal d’action dans le coin.

Jour 97 :

Avant que je fasse une indigestion de temples Bouddha, j’ai enligné ma journée afin d’explorer une autre facette de Bangkok, soit le côté un peu plus moderne. Question d’explorer différentes formes de transport de la ville, je me suis décidé à prendre le bus public. Afin de me rendre à bon port, je devais prendre le bus 15 qui m’amènerait dans le coin des centres commerciaux. Après quelques secondes à l’arrêt de bus, j’ai embarqué dans ce que je pourrai appeler l’ancêtre de l’autobus ou du moins le prototype de l’autobus scolaire. Avec un plancher de bois et des sièges « tape-cul », l’assistante du chauffeur vient collecter 7 Baths à chaque passager. Je ne sais où ont été fait les freins, mais il y a un tune-up à faire ou on doit renvoyer le chauffeur prendre des cours. Pas compliquer, les automobilistes klaxonnent après l’autobus et l’autobus klaxonne après les automobilistes. Pour débarquer ou embarquer, il est possible de le faire même si le bus est dans la troisième voie de la rue. Il faut avoir des yeux tout le tour de la tête. Y-en-a même un qui n’a pas eu le choix de débarquer dans un pot à fleurs sur le bord de la route car le chauffeur avait manqué l’arrêt. 

Une fois dans le coin des centres commerciaux, j’ai pris le Sky Train (35 Baths) afin de me rendre au Marché Chatuchak qui est un peu plus au nord de la ville. Là on peut parler de la modernité : confort et air climatisé car encore aujourd’hui, l’humidité et le smog sont au rendez-vous. Pour le marché, c’est immense avec plus de 15 000 kiosques, boutiques, étalages, restos, popotes et du monde ! Pas compliqué, si t’es un enfant et que tu perds ta mère, mon meilleur conseil serait d’en adopter une autre au lieu d’essayer de la retrouver. Il y a de tout mais en raison du nombre de commerçants, on dirait que tu revois souvent les mêmes affaires : t-shirts, vaisselles, surplus d’armée, encens, etc. Le défi est certainement d’entrer à l’intérieur des sections fermés (protégées de la pluie) et à force de tourner à gauche et à droite, est d’y ressortir et de figurer où t’es rendu dans le marché. Les corridors permettent à peine de laisser passer une ou deux personnes tellement que les étagères débordent dans les allées. Comme je n’avais pas déjeuné, je me suis trouvé un bon jus d’orange pressé et un petit coin pour une soupe thaïlandaise dont la moitié des ingrédients se retrouvaient sur ma table afin qui j`y ajoute ma touche personnelle (sauces, fèves germés, chou, des cornichons au vinaigre et un pot d’herbes).

Par la suite, j’ai repris le Sky Train pour revenir sur mes pas. Là, j’ai retrouvé la formule du centre commercial qui était vraiment vide. Le lieu est moins propice au gros deal, mais fais surprenant, à chaque entrée, il y a un détecteur de métal… J’ai ris, car à chaque fois que je me promenais d’un centre commercial à l’autre, je le faisais biper ! L’agent me disait toujours d’avancer sans vérification – que vous voulez-vous, j’ai une face sympathique. Par la suite, je me suis rendu au MBK qui est un autre centre commercial très populaire auprès des ados mais qui est une formule de marché aux puces intérieur. Au dernier étage, j’ai expérimenté le concept de la fondue japonaise, qui consiste d’avoir son petit bouillon devant soi (avec réchaud encastré dans la table) et les ingrédients (petites portion de légumes, pâtes, viande et poisson) défilent devant toi selon un système de rail afin que tu y fasses cuire tes choses. Vraiment la formule est particulière au point que tu dois avoir quitté au bout de 70 minutes selon ce qui est indiqué sur le reçu qu’on te donne une fois assis. Après, ce fut un retour en bus (le merveilleux bus 15).

En soirée, j’ai récupéré mon lavage que j’avais laissé au matin pour faire mes bagages car demain je quitte pour le Sud. En passant, le lavage me coûte 40 Baths du kilo (environ 1,30$/kilo) et le tout m’est revenu plié… Bon, ce n’est pas comme je plis mes affaires, mais c’est bien correct pour m’éviter cette corvée.
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Comments

leonaallen
leonaallen on

Ca pas l'air que tu vas t'ennuyer en Thailande, c'est le moins que l'on puisse dire. (Meme Gilberte semble s'amuser). Quel choc culturel en comparaison ave l'Australie et la NZ. C'était à s'y attendre. On peut dire que tu en as pour ton argent. Quel récit fascinant et magnifiques photos encore une fois.

rmlosier
rmlosier on

Je dois t'avouer que je n'ai pas pu te suivre comme je l'aurais voulu ces dernières semaines.... J'ai du ratrappage à faire, mais c'est tellement intéressant que je vais me réserver ce petit moment d'escapade exotique le plus souvent possible.... Continue à nous raconter tes péripéties, et à nous faire vivre un beau voyage aussi !!!

Ella Basque et Raymond Savoie on

Bonjour Luc!
Nous somes contents de voir que tu te débrouilles bien avec ces Thaïlandais et leurs "scams". Tu nous fais revivre beaucoup de souvenirs.
Belles photos! Bonne continuation!

pierre on

Comment fais-tu pour retenir tous les faits de la journée, que tu nous rapportes scrupuleusement?
L'Asie est certainement dépaysante et même déroutante mais elle veut la peine d'être visitée. Je ne connais que le japon et Hong-kong, mais j'imagine un peu tes surprises

bizous

Nadine on

Vraiment dépaysan cette Thailande!!! Tu es vraiment pas peureux... me semble que je serais toujours sur mes gardes!! me semble que je te vois hésitant pour arrêter là et là!! ce doit être drôle!
As-tu acheté beaucoup de choses finalement!!!?
Merci de nous faire vivre cela. Franchement, c'est vraiment bien écrit, on a l'impression d'être là!!!


Je t'embrasse! Bonne continuation!!

Nadine
xxx

Eric on

Salut - WOW! Je suis très en retard dans mes lectures mais je vais y arrivé! J'ai trouvé: je vais utiliser tes textes pour faire pratiquer Philippe à bien lire. Je suis toujours content de voir une photo de toi comme ça je sais que tu vas bien. Je suis très heureux de voir que tu t'amuses toujours après 3 mois.

lasoeur
lasoeur on

Allo le frère,
Je vais dire comme les autres: t'es pas peureux! Mais bon, il faut ce qu'il faut si on veut explorer en sortant un peu des sentiers battus. La Thailande est fascinante et je suis contente de la visiter avec toi à distance. Dommage qu'on ne puisse faire du "scratch and snif" sur un blogue, me semble que ça doit sentir bon et les plats thai m'ont toujours beaucoup plus (du moins ce qu'on peut considérer thai au Québec!)! Vivement la fin de ma grossesse pour me taper une bonne bouffe thai à ta santé!
xxx
Steph

arnaud on

salut luc et bonne année de sylvie , leopold et de ton cousin!!!
tes photos sont superbes et ton periple trés interessant.tu as de la chance,gros véinard!
concernant PAPI il va plutot bien ,il reprend des forces petit a petit et recommence a manger avec appetit.
voila,continu a decouvrir le monde et profite du moment présent.

ton cousin de la vieille FRANCE

ARNAUD

Fernande on

Salut Luc,
J'ai pris tout mon temps pour me rattraper mais cela valait la peine. J'ai beaucoup apprécié tes récits et tes magnifiques photos. Quels beaux souvenirs de la Thailande! (10 ans passés) Amuse-toi bien et au plaisir de te lire.
Fernande

heavykat
heavykat on

Incroyable, quelle aventure!!!

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