L'heure des bilans

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Flag of United States  , Indiana
Tuesday, January 8, 2013

Ça y est! J'ai célébré mon premier anniversaire en sol américain (à ne pas confondre avec mon anniversaire de naissance, mais merci quand même pour les cadeaux les amis!). Le 30 novembre 2011 (ok je sais que je suis en retard pour mon 1er anniversaire), je disais au revoir à mes proches et à ma vie telle que je la connaissais et je partais pour la plus grande aventure de ma vie (à ce jour). Je me disais bien que ça serait excitant, mais j’étais loin de me douter de tout ce que j’apprendrais.


Le temps des fêtes passé à Montréal (Mascouche, Ste-Rosalie, Blainville et Repentigny pour être plus exacte) m’a fait réalisé pleins de trucs, à force de me faire demander comment ça allait, qu’est-ce que je tirais de toute cette expérience. Entre autres, j’ai déjeuné avec mon ancienne clique d’amis chez Roche (Marie-Michelle, Alex et bébé, Steeve et Breanne) et à jaser avec Breanne et Steeve, d’autres ex-pats qui vivent une expérience similaire, mais en Suisse et en couple, j’ai réalisé qu’on partage certaines points en commun.

Alors quel bilan fais-je de ma première année américaine? J’en tire 7 conclusions.

1-     On focus sur les gens qu’on aime et qui nous aime.

Je le sais, je suis choyée, je suis très bien entourée. Alors quand je reviens à Montréal, mon horaire est toujours très chargé, parce que c’est ce qui me fait du bien, même si c’est épuisant. Et même en étant super busy, je dois prendre des dures décisions. Évidemment, ça ne me permet pas de voir tout le monde. Donc, comme au boulot, je focus sur les priorités. Et je m’excuse pour ceux qui se sentent délaissés, mais c’est déchirant.  

2-     On devient une bête sociale.

Je suis de nature sociable, pas trop gênée, mais pas non plus dans le top 3 des extravertis quand c’est question d’être avec des étrangers (pour faire compétition avec le top 3 des comiques parmi le bourg-neuf). Mais bon, quand on débarque dans une nouvelle ville où on connait personne, et bien on doit se forcer à aller vers les gens et faire des rencontres. Et ce n’est pas si pire aller au restaurant ou à un bar tuuuu seule. Mes conseils : trouver une place à un comptoir bar (ça fait moins loser quand on est solo), sourire, ne pas essayer de cacher son accent français, s’intéresser aux gens, mais pas trop de façon désespérée, et si c’est vraiment plate, finir son assiette en faisant semblant de vraiment suivre le match de football qui joue sur les écrans géants.

3-     La simplicité volontaire (sauf pour les vêtements, souliers et sacoches).

Avant mon déménagement, sachant que je perdais quelques centaines de pieds carrés de surface habitable, je me suis départie de quelques biens matériels. Et bien, c’était une très sage décision. Non seulement j’espère avoir fait quelques heureux, mais je me demande bien où j’aurais mis tout ça ici (déjà que mes collections de sacoches, souliers et plats Tupperware sont rangées à l’étroit) (mention d’honneur aussi à maman pour la ré-ré-organisation de ma cuisine en novembre). Mais ça vient aussi avec une certaine libération. On se sent plus libre, on réalise qu’on n’a pas besoin de beaucoup pour vivre et être heureuse, et on veut continuer de se départir d’encore plus de trucs. Oui je continue d’aimer les beaux meubles et le beau linge, mais l’envie de vivre simplement signifie qu’on est mobile, prête à tout, prête à se relocaliser, à ne pas se limiter à ce que le futur nous apportera.

4-     Vivre en touriste.

D’arriver dans une nouvelle ville, ça nous force à l’explorer. On aime des pages sur Facebook, on suit les nouveaux restos et food trucks sur Twitter, on s’abonne à la revue Indianapolis Monthly, on joint des groupes de meetup, alors on devient au courant de tout ce qui se passe. On découvre des endroits, et on devient par le fait même une référence, un genre de guide touristique. Il fallait quand même que je sois prête pour mes visiteurs! Je veux continuer d’être divertissante! Mais ça me fait aussi réaliser à quel point c’est le fun de jouer à la touriste et à quel point je ne jouais pas assez à ça quand j’étais à Montréal. Et je vous mets au défi de découvrir votre ville. C’est sûr qu’ici j’ai l’excuse parfaite d’être fraîchement débarquée, mais Montréal mérite tellement d’être explorée!!!

5-     Mon pays, c’est pas l’hiver tant que ça…

Ne vous faites pas de faux espoirs, je ne vis pas dans les Caraïbes (sauf que j’avoue que de mai à septembre, ça été la canicule quasi non-stop! Vive la piscine de Place Melrose!). Question populaire : c’est quoi la température à Indy? Et à cette question, je réponds que c’est comme à Montréal mais 10-15ºC plus chaud, sans les grosses tombées de neige et avec des tornades en prime. Ça fait toute une différence ces quelques degrés de plus. On ne se gèle pas le cul comme au Québec. J’ai eu mon Noël blanc et j’en suis bien contente. Je ne m’ennuie pas du froid, de gratter mes vitres d’auto, de déneiger mon balcon. Je m’ennuie de mon ski alpin, mais comme le relief de l’Indiana est plat, la neige ne m’aiderait en rien. Donc, j’en conclus que 2 semaines de neige et de dur hiver par année, c’est parfaitement satisfaisant pour moi.

6-     Fierté, Confiance et Plaisir.

Ce sont les 3 piliers de l’engagement pour les gourous de ressources humaines parmi vous, mais ça résume aussi précisément ce que je ressens après plus d’un an. Je suis assez fière de moi d’avoir fait ce move-là. Et quelle confiance ça m’a donné en ce que je pouvais accomplir. Je sens que je peux vivre n’importe où, que je peux relever des défis que je croyais impossible. Et tout ça dans le plaisir! Photo de plaisir svp!

7-     Le concept de retourner à la maison.

Je suis née à Montréal, élevée en banlieue (la ville du bonheur, Repentigny) et élue domicile à Montréal, Mascouche, Val-David et Repentigny. Alors, naturellement, revenir à la maison pour moi, ça signifie de retourner dans Lanaudière, de préférence chez ma famille de sang (chez ma mère avec ma sœur) et chez ma famille choisie (chez les parents, chez ma blonde, chez ma filleule). Mais ça fait quand même bizarre de revenir à la maison avec sa valise. Alors c’est où ma maison? Mes biens, ma vie, ma job sont maintenant à Indy. Et quand je reviens dans mon appart, j’ai cette sensation de '’on est dont ben à maison’’! Mais aussitôt, j’ai le mal du pays et je m’ennuie déjà de mon monde, de ma famille. De vivre à l’étranger, ça redéfinit plein de trucs, dont le concept de maison. Ça nous détache, et me porte à croire qu’on peut survivre peu importe où.

Voilà. J’espère lire vos commentaires, c’est toujours agréable de vous lire en retour!
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Comments

Geneviève virgule on

Tu m'as fait sourire et pleurer... J'adore te lire!! à bientôt mon amie! xx

Breanne on

I enjoyed your thoughts and conclusions. Happy New Year and enjoy the Super bowl!

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