It's a wrap : miseries and bling bling (2/2)
Trip Start
Oct 11, 2008
1
33
34
Trip End
Nov 19, 2008
Je cesse avec ces petits paragraphes pour maintenant aborder ce qui fut l'étape finale de mon voyage "musulman" (comme je suis venu à le baptiser auprès des kopins rencontrés en chemin) : Dubaï. Arriver par avion fut, une nouvelle fois, l'occasion d'avoir une brève vue d'ensemble ; celle des Emirats Arabes Unis gagnait en excitation à mesure que "Le Monde", cet espèce de délire touristique (un ensemble d'îles formant une mappemonde), s'approchait des hublots. L'arrivée à proprement parler fut tout de même moins ravissante, marquée par deux non événements : le passage par l'inédite case "fouille intégrale", mis à poil (que le type de l'aeroport finit par me justifier par ma tête de drogué, véridique) ; à peine remis de l'étape, le sentiment d'être complètement pommé sur le parvis de l'aeroport. Je finis par retrouver un kopin du voyage qui, connaissant le coin, me déposa au "centre". Parce que Dubaï est une ville immense, qui ne cesse de s'etendre et dont du coup, un peu comme Las Vegas, le "centre" est en décalage permanent. Bientôt sur un bateau-bus, ne comprenant pas où allais-je, je fus tout de même rapidement frappé par la très large majorité d'hommes et de femmes d'origines indo-pakistanaises et, secondement, asiatiques. C'est un chauffeur de taxi qui me rappellera un peu plus tard que l'Emirat ne compte que 20% de population d'origine arabe ; une statistique que j'avais lue mais dont la concrêtisation s'avéra fort plus impressionnante. Avec le goùt du fric un peu partout et le peu de coopération de mes collègues touristes (que j'arrêtai en demandant s'il y avait un seul truc à voir ici parce que je ne suis là que pour 3h ; vous imaginez la tête des gens), je me suis demandé si je n'allais pas vite fait regagner l'aeroport et souhaiter une mort prochaine à ce vaste bordel urbano capitaliste.



Et pourtant le virement, dans le fond espéré, s'opéra : d'abord lorsque je parvins à mettre la main sur une carte du coin, ayant arrêté un de ces gros bus anglais qui parcourent pour les touristes les capitales friquées. Ensuite, si ravi de savoir où j'allais, dégustant un 'houmous' (mezze à base de poids chiche et de purée de sésame, tellement consommée avant l'Iran) que j'avais commandé en fârsi au serveur pakistanais de ce restaurant libanais. La nuit tombée, ayant deux bonnes heures, me suis-je lancé dans l'exploration de cette ville à pied, ayant fini par en atteindre le "business centre". L'impression qu'il m'en resta fut extrêmement puissante, sidéré de ce "tout consommation" qui, l'écoeurement initial passé, verse de manière grandiose dans le jouissif. Ayant pu grimper au sommet d'une tour-hôtel, je pris quelque photos. La soirée s'acheva par ces discussions avec le népalais qui m'avait donné accès à la terrasse de l'hôtel ou, peu après, avec le chauffeur de taxi afghan qui avait quitté le pays il y a cinq ans. Repensant à l'assez formidable adaptation du bouquin "les cerfs-volant de Kaboul", ma gorge se noua quelque peu lorsqu'il hocha en souriant après que j'aie lancé que cette ville était tout de même dans le fond d'une tristesse inouie. Dubaï mèle cet aspect brutal d'un parc d'attraction financé par les petro-dollars et construit par un immense petit peuple asiatique assez largement dénigré ; et l'indéniable attraction de ces lumières, des couleurs et de cette exploitation jusqu'à l'étouffement du concept d'"entertainment". Ce qui faillit être des pleurs dans le taxi s'était transformé un quart d'heure après, dans la zone "duty free", en un sourire béat. Dubaï.






Je finîs par tout quitter ; l'Emirat, le bruit, les lumières. Mon voyage prit fin dans les dernières minutes du mercredi 20 novembre, l'avion tout juste atteri à Mascate.



Et pourtant le virement, dans le fond espéré, s'opéra : d'abord lorsque je parvins à mettre la main sur une carte du coin, ayant arrêté un de ces gros bus anglais qui parcourent pour les touristes les capitales friquées. Ensuite, si ravi de savoir où j'allais, dégustant un 'houmous' (mezze à base de poids chiche et de purée de sésame, tellement consommée avant l'Iran) que j'avais commandé en fârsi au serveur pakistanais de ce restaurant libanais. La nuit tombée, ayant deux bonnes heures, me suis-je lancé dans l'exploration de cette ville à pied, ayant fini par en atteindre le "business centre". L'impression qu'il m'en resta fut extrêmement puissante, sidéré de ce "tout consommation" qui, l'écoeurement initial passé, verse de manière grandiose dans le jouissif. Ayant pu grimper au sommet d'une tour-hôtel, je pris quelque photos. La soirée s'acheva par ces discussions avec le népalais qui m'avait donné accès à la terrasse de l'hôtel ou, peu après, avec le chauffeur de taxi afghan qui avait quitté le pays il y a cinq ans. Repensant à l'assez formidable adaptation du bouquin "les cerfs-volant de Kaboul", ma gorge se noua quelque peu lorsqu'il hocha en souriant après que j'aie lancé que cette ville était tout de même dans le fond d'une tristesse inouie. Dubaï mèle cet aspect brutal d'un parc d'attraction financé par les petro-dollars et construit par un immense petit peuple asiatique assez largement dénigré ; et l'indéniable attraction de ces lumières, des couleurs et de cette exploitation jusqu'à l'étouffement du concept d'"entertainment". Ce qui faillit être des pleurs dans le taxi s'était transformé un quart d'heure après, dans la zone "duty free", en un sourire béat. Dubaï.






Je finîs par tout quitter ; l'Emirat, le bruit, les lumières. Mon voyage prit fin dans les dernières minutes du mercredi 20 novembre, l'avion tout juste atteri à Mascate.

