Gabão a todo gás (Fr+Pt)

Trip Start Aug 21, 2008
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Trip End Ongoing


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Flag of Gabon  ,
Friday, March 27, 2009

J'arrive donc au Gabon avec mon visa de 3 jours de durée, longtemps perimé (date d'expiration 16/02. Date d'arrivée à la frontière congo-gabonaise : le 20/02) et je crains le pire, on va me dire d'en acheter un nouveau alors que mes économies sont, comme elles l'ont toujours été, dans le plus vif rouge. Etonnement, les agents d'immigration fûrent super réglos en me laissant passer, disant que la date emise par l'ambassade n'a aucune valeur pour eux, que le visa prend effet le jour où l'on traverse la frontière. Assez logique pour la plupart des gens ayant un minimum de sens commun, mais je connais mieux que ça et je sais bien qu'à la moindre occasion trouvée par ces gens pour nous exiger du fric ils s'accrochent comme des mouches à la merde. Bien heureusement, le Gabon fit l'exception pour mon grand soulagement. Cependant on ne me laissa pas passer la nuit à la frontière et on me demanda d'aller prendre un véhicule pour Bitam, à quelques 20 km, où je devrais me faire cacheter le passport le lendemain. « Combien cela peut coûter ? ». « C'est 500 FCFA la journée, mais la nuit ils peuvent demander 1000, voire plus, tu sais... il y a l'aspet couleur ». Ah bon, pas de surprise là dessus. Il n'y avait plus de véhicules, du moins, pas de taxi, mais un monsieur qui partait vers Bitam m'a simplement dit de monter ce que je fis. J'ai fait tout le trajet pensant qu'à l'arrivée il pourrait me charger un prix à son gré puisque on ne s'est pas mis d'accord pour les 1000 FCFA relatifs à l'heure tardive et/ou à la couleur de ma peau. Eh bien, ce monsieur a fini par me payer 5000 FCFA pour passer la nuit dans un auberge... et la « chance » africaine ne cesse d'avoir lieu. Le lendemain un taximan me fait le tour du quartier pour me déposer devant l'immigration sans rien me charger. Plus tard je le retrouve en sortant de sa maison et il me dit de monter. Il souffrait à ma place, me disant que je ne pouvais pas me promener comme ça, que personne n'allait me prendre, que c'était de la folie, insistant pour que j'attends un véhicule qu'il payerait. Finalement il me fila 1500 FCFA et avant même que je puisse quitter son champ de vision, une Toyota hilux s'arrêta pour moi et il gesticule tout heureux comme s'il venait d'achever une glorieuse victoire. Vraiment il s'inquiétait pour moi le pauvre et pourtant il n'y avait aucune raison car le Gabon s'est révélé comme le pays le plus simple pour faire l'auto-stop. Très rarement plus de 5 voitures fonçaient devant moi sans s'arrêter pour me prendre. Ce jour là, je n'ai presque pas marché et j'ai totalisé la marque impressionante de 6 passages et 400 km. C'était extraordinaire. Pas de raison pour que la suite ne soit pas aussi facile sinon l'état de quelques routes le plus on se rapproche de la frontière avec le Congo, les derniers 48 km étant les plus pénibles et annonçant en quelque sort ce qui m'attendait de l'autre côté. Le Gabon m'a quelque peu impressioné par sa beauté naturelle (c'est ici qu'on traverse la ligne de l'équateur), par l'infime nombre d'habitants (1,5 M) malgré sa superficie considerable ( aprox 268 000 km2) et par la forte présence d'africains de tout pays confondu. Pour que vous ayez une idée, de tous les gens que j'ai croisé sur la route dans mes 3 jours de traversée il y a eu des Camerounais, un Ivoirien, des Nigerians, un Nigerien, un Sénégalais, un Malien, un Tchadien et un Burkinabé. C'est vraiment un pays d'éléction pour l'immigration et tout le monde est apparemment bien accueilli. Autre chose assez frappante, c'est que l'enseignement non seulement est gratuit, comme TOUT LE MONDE bénéficie de bourses d'étude du gouvernement pour les charges périphériques. Je n'aime pas les présidents comme Omar Bongo qui ne veulent pas lâcher le pouvoir, mais bon, au moins il y a un souci social d'assurer un minimum de bien être à son peuple. Récemment un groupe de jeunes a porté plainte contre lui à la Cour international pour délapidation du patrimoine publique. Les choses bougent en Afrique... donnez-nous du temps.
 


Cheguei à fronteira congo-gabonesa já de noitinha e com receio que me barrassem por causa daquela situação do visto que vos expliquei, mas levei com uma boa surpresa (aliás, este país representou 3 dias de sequências de boas surpresas) da parte dos oficiais de imigração que me disseram que iam pura e simplesmente ignorar as datas pré-estabelecidas pela embaixada em Abuja e que iam considerar os 3 dias a contar da manhã seguinte quando fosse registar o meu passaporte nos serviços de migração na cidade mais próxima, Bitam, para onde me obrigaram a ir dormir. Isto pode parecer lógico para toda a gente, só que aqui já se sabe, a lógica pertence-lhes para eles a torcerem e revirarem a seu bel-prazer assim que a menor discrepância nos documentos, mesmo que a culpa nos seja alheia, se lhes apresenta como um presente dos céus. Ao invés de tentarem resolver o problema, vão amplificá-lo a proporções tão gravosas que parece sempre que o rasurar de uma letra no formulário é equivalente ao termos assassinado o presidente. Mas claro que... mediante a gasosa podemos esquecer isso tudo. Tinha sido assim a maior parte do meu percurso, não podia deixar de estar radiante com esta demonstração de honestidade da parte dos gaboneses.
Mais fezadas para a viagem de 20 km até Bitam e na dormida na pensão mais barata que lá tinha que acabou por ser paga pelo próprio kota que me deu boleia. Uns minutos antes tinham me prevenido que ao invés de 500 eu teria de pagar 1000 para chegar a Bitam, "porque é de noite e porque... (gesto com dois dedos acariciando o braço esticado a frente do corpo, indicando claramente 'cor de pele') a cor, já sabes né?", mas não tinha mais táxis aquela hora, só o senhor que me levou e que, tivesse eu chegado 1 minuto mais tarde, não o teria sequer visto.
No dia seguinte, apesar da relutância em me deixar partir da parte do taxista pula gabonês que sentencenciava que nunca chegaria sequer a cidade seguinte se contasse com boleia, levei um avanço de 400 Km de 6 boleias diferentes. O Gabão foi automaticamente eleito como o país mais fácil para andar a boleia, raramente passando por mim mais de 4 carros sem que um parasse. O pessoal é suuuuuper. Também é um país com apenas 1,5 milhões de habitantes e habitado por imigrantes de todos os recantos de África, um país onde TODOS são incentivados a estudar pois para além de o ensino ser gratuito, o governo ainda paga bolsas de estudo por cima. Eles próprios dizem-se preguiçosos e têm de o ser pois o país tem o mesmo potencial dos Camarões para ser auto-suficiente mas ninguém quer praticar agricultura, preferem importar tudo. Como consequência, o Gabão é o país mais caro que visitei, uma refeição podendo custar até 5 vezes mais que no vizinho Camarões.
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